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Réinventer la ville - Pitié pour les piétons

Stéphane Baillargeon   21 juillet 2010  Montréal
L’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce a adopté un Plan de circulation pour l’ensemble de son territoire avec deux objectifs clairs: minimiser le trafic de transit dans les petites rues et maximiser la sécurité des piétons.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
L’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce a adopté un Plan de circulation pour l’ensemble de son territoire avec deux objectifs clairs: minimiser le trafic de transit dans les petites rues et maximiser la sécurité des piétons.
Il faut plus que du béton et de l'asphalte pour développer une rue, un quartier, une ville à échelle humaine. Le Devoir poursuit une série intermittente sur des exemples québécois à suivre et des erreurs à ne plus répéter en matière d'aménagement urbain. Aujourd'hui, le long combat de Dominique Sorel pour l'apaisement de la circulation dans son quartier montréalais.

Un matin de novembre 2004, Béatrice (10 mois) et sa gardienne Anne ont attendu le feu vert avant de s'engager pour traverser la rue Monkland, à l'intersection Oxford, dans l'arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce (CDN-NDG). Un automobiliste amorçant un virage à gauche n'a vu ni la poussette ni la gardienne d'expérience pourtant emmitouflée dans un manteau rouge. L'impact à basse vitesse a éjecté Béatrice, qui s'en est tirée indemne. Anne a été quitte pour des ecchymoses, mais aucune fracture. Un double miracle.

«J'ai été mêlée à la question de l'apaisement de la circulation bien malgré moi, raconte Dominique Sorel, la mère de l'enfant. Un an après l'accident impliquant ma fille, un piéton a été tué au coin de notre rue et je me suis encore plus impliquée dans le projet de transformer le quartier pour le rendre plus sécuritaire pour les piétons. Les résultats ne sont pas totalement satisfaisants, mais ils commencent à se faire sentir.»

Diplômée en génie civil et en sciences de la terre, Mme Sorel semble trempée dans le pragmatisme et l'efficacité. Elle a vécu pendant cinq ans à San Francisco avant de s'établir dans une jolie maison à l'anglaise du secteur appelé le «village Monkland», précisément parce qu'il offrait la possibilité de vivre «sans dépendre de la voiture».

Au fur et à mesure de l'entrevue, elle déniche dans la paperasse de son bureau les rapports qu'elle a rédigés et le courrier échangé avec l'administration. La toute première lettre à l'arrondissement réclamant des améliorations est datée du 24 novembre 2004, quelques jours après l'accident impliquant sa fille.

«J'ai vite découvert que beaucoup de feux de circulation de Montréal ne respectent pas les normes en ne donnant pas d'abord la priorité aux piétons, raconte-t-elle. Historiquement, dans cette ville, la philosophie dominante cherche à faciliter les déplacements en auto, le plus rapidement possible, du point A au point B. Heureusement, cette conception est en train de changer.»

L'information demeure le nerf de cette pacification et un autre signe de la mutation en cours. Mme Sorel ouvre le rapport Distribution géographique des blessés de la route sur l'île de Montréal (1999-2003), une étude de Patrick Morency et Marie-Soleil Cloutier. Ville-Marie et le Centre-Sud cumulent alors 16 % de tous les piétons blessés, en première position. CDN- NDG arrive en 4e place avec 9 % du triste lot. Par comparaison, Outremont n'en totalise qu'un petit pour cent. La conclusion pointe vers l'adoption de mesures appliquées à la grandeur de l'île.

Le Plan de transport de la Ville (2008) pousse plus loin la réflexion et fixe comme objectif de réduire de 40 % les accidents sur le territoire montréalais. Chaque année, plus de 12 000 personnes y sont blessées, et de 50 à 70 meurent dans un accident de la route. En 2009 et cette année, 39 intersections ont été «sécurisées». Depuis le 5 juillet, la limite de vitesse a été réduite à 40 km dans les rues résidentielles du Plateau.

Pour son propre coin de ville, Mme Sorel a distribué des dépliants, organisé des réunions, formé un comité de citoyens, lancé une pétition, présenté ses mémoires sur l'apaisement de la circulation, dont un devant la Commission sur la circulation (novembre 2007). Elle est maintenant membre du conseil d'administration du Centre d'écologie urbaine de Montréal, qui milite pour des quartiers «verts, actifs et en santé».

L'effort commence à porter ses fruits, avec plusieurs mesures concrètes instaurées autour de chez elle. Dans la rue Monkland, des marques jaunes interdisent dorénavant le stationnement à moins de cinq mètres des intersections, comme l'exige d'ailleurs le Code de la sécurité routière. Les parcomètres des stationnements (illégaux!) de ces zones ont été transférés dans les rues résidentielles perpendiculaires. Quelques intersections ont maintenant une avancée de trottoir. Cette extension de la bordure hausse la visibilité et rétrécit la zone de traverse des piétons. Les nouveaux feux de circulation respectent les normes en donnant la priorité aux piétons.

Des dos-d'âne ralentissent la circulation de transit dans deux rues surutilisées, mais pas dans celle de la famille Sorel cependant, puisqu'il faut un flot de 3000 véhicules par jour (3000!) pour bénéficier de cette mesure toute simple, assez populaire à Outremont. Des bollards resserrent tant bien que mal le passage sur quelques tronçons.

Et c'est tout. Au total, selon Mme Sorel environ 400 000 $ auraient été dépensés pour mettre en place ces changements dans son quartier de l'ouest de l'île. «Ça semble beaucoup, mais ce ne l'est pas, commente la militante de la sécurité. Refaire la toiture de la bibliothèque municipale a coûté plus cher.» La construction d'un kilomètre de route à deux voies coûterait à peu près 825 000 $ au Québec, selon une étude récente (et contestée) du ministère des Transports.

L'arrondissement a aussi adopté un Plan de circulation pour l'ensemble de son territoire avec deux objectifs clairs: minimiser le trafic de transit dans les petites rues et maximiser la sécurité des piétons. Le quartier demeure trop traversé par la circulation non résidentielle, la plus dangereuse pour les habitants. Sur le Plateau-Mont-Royal, ce flot représente 80 % du volume, et l'arrondissement promet de s'y attaquer.

Dominique Sorel donne alors l'exemple des abords de l'école Notre-Dame-de-Grâce, qui compte une trentaine d'enseignants et 640 élèves du préscolaire et du primaire, des enfants de l'âge de Béatrice maintenant. Les panneaux de l'avenue Girouard annonçant la zone scolaire indiquent que le maximum permis est de 50 km/h. «C'est une artère qui se connecte sur l'autoroute Décarie, alors on n'exige pas le 30 km/h réglementaire, dit-elle. Comment la proximité d'une autoroute à rejoindre au plus vite par les automobilistes peut-elle avoir préséance sur la sécurité des enfants?»
L&rsquo;arrondissement de C&ocirc;te-des-Neiges&ndash;Notre-Dame-de-Gr&acirc;ce a adopt&eacute; un Plan de circulation pour l&rsquo;ensemble de son territoire avec deux objectifs clairs: minimiser le trafic de transit dans les petites rues et maximiser la s&eacute;curit&eacute; des pi&eacute;tons.<br />
Aux abords de l&rsquo;&eacute;cole Notre-Dame-de-Gr&acirc;ce, les panneaux de l&rsquo;avenue Girouard annon&ccedil;ant la zone scolaire indiquent que le maximum permis est de 50 km/h. <br />
 
 
 
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  • Delisle-Gagnon,Valérie
    Abonné
    mercredi 21 juillet 2010 06h21
    wow !
    C'est encourageant de voir quelqu'un se battre comme ca ! Iil faut continuer, ce n'est pas seulement notre sécurité qui est en jeux mais aussi notre santé ! A tout les jours nous traversons des rues bondés, si les piétons avaient une meilleure place le niveau de stress serait 100 X moins élevé dans une journée !

  • André Boulanger
    Inscrit
    mercredi 21 juillet 2010 06h22
    Pas-à-pas le piéton reprend sa place dans la ville.
    Très belle série sur des actions montréalaises qui redonnent envie de vivre le luxe suprême : vivre à pied. ;0)

  • Claude Kamps
    Inscrit
    mercredi 21 juillet 2010 08h54
    Pour ceux qui peuvent c'est parfait
    Il est regrettable que pour arriver à un objectif louable on tasse l'autre sans penser aux autres conséquences pour la communauté.
    Si la voiture et les camions n'étaient que des transports de riche un peu comme un désir non nécessaire je serais d'accord avec cette philosophie!

    Mais la voiture n'est pas un caprice mais une nécessité pour bien plus de gens qu'on pense!

    Faite en sorte qu'elle ne puisse plus passer dans vos quartiers ou se garer à prix abordable et vous transformez ce quartier en dortoir ou pour travailler il faudra comme en banlieue avoir plus que ses pieds ou un vélo pour aller travailler.
    En plus les taxes de survie du quartier seront payée uniquement par les propriétaires et les bien plus nombreux locataires....

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mercredi 21 juillet 2010 09h05
    Pourquoi ne pas réinventer la vie aussi?
    Parce que l'héritage que nous donne nos politiciens au fil des ans n'est pas du gâteau pour la population. Tout le monde courent et très peu de gens n'arrivent à rattraper quoi que ce soit... Néanmoins, ça pourrait commencer en réinventant une autre façon plus humaine de voir la ville.

  • Jacques Lafond
    Abonné
    mercredi 21 juillet 2010 09h49
    Criminaliser l'imprudence de l'automobiliste. Voilà la solution.
    Le problème est dans la mentalité du conducteur automobile. Et, on est tous des conducteurs automobiles, même madame Sorel.

    La réalité est que si tu conduis une automobile sans avoir pris d’alcool, sans parler au cellulaire, si tu as ta ceinture de sécurité, et si tu respectes la limite de vitesse permise, au Québec, tu as le droit d’écraser et même de tuer un piéton et un cycliste. No problem.

    Vous trouvez cette affirmation exagérée?

    En Hollande, un automobiliste qui frappe un piéton ou un cycliste, peu importe les circonstances, est immédiatement accusé au tribunal criminel. En Hollande, il n’y a à toute fin pratique plus d’accidents impliquant des autos et piétons.

    Madame Sorel, et tous les autres, auront beau mettre des poteaux, des dos d’ânes, des lignes, des sens uniques qui ne font pas de sens, et tout le reste ; le problème n’est fondamentalement pas là.

    Le problème est qu’au Québec, l’automobiliste, tous les automobilistes, même les plus écolos et les plus gauchistes, ne font pas attention. Ils ne font pas assez attention aux piétons et aux cyclistes.

    Il faut donc forcer les conducteurs automobiles à faire attention en les responsabilisant, et les rendant coupables dans les cas de blessures aux piétons et cycliste. Une automobile qui frappe un cycliste ou un piéton, ce n’est jamais un accident. C’est toujours une imprudence.

    Mais, c’est typique de la mentalité au Québec. Déresponsabiliser l’individu, et chambarder toute la société pour ‘’la cause’’. Typique de la mentalité gauchiste des québécois …

    JL

  • Dominique Cousineau
    Abonnée
    mercredi 21 juillet 2010 11h18
    M. Kamps...
    Vous oubliez que les Montréalais des quartiers centraux, dont je suis, font précisément leurs courses à pied! Ce qui fait vivre un tas de petits commerces locaux : épiceries, quincailleries, boutiques, restaurants... Alors, avant que ça devienne un dortoir...

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mercredi 21 juillet 2010 12h08
    Une fois adulte...
    Une fois adulte, le stress de la vie et le monde du travail font oublier les quelques notions d'éducation acquises au cours de l'enfance et de l'adolescence. On pourra faire les changements que l'on voudra pour améliorer les choses. Pour ne pas que ce soit un coup d'épée dans l'eau, l'être humain doit aussi prendre conscience pour que se réalise vraiment une véritable mutation.

    Que diriez-vous de mettre à jour l'éducation de l'adulte, de temps en temps? Socialement parlant, ce serait une très belle expérience à tenter, pour conscientiser les gens... N'y a-t-il pas un hic dans mon idée? Je pense que oui... C'est qu'il est de plus en plus difficile pour les gens dont le temps est compté à la seconde près...

  • Pierre Samuel
    Abonné
    mercredi 21 juillet 2010 12h58
    Et qu'en est-il des cyclistes-chauffards anonymes?
    Etre piéton à Montréal relève de l'exploit pur et simple et celui, même le plus attentif, qui réussit à traverser une intersection le moindrement achalandée sans encombre n'est pas au bout de ses peines...car au moment où il s'y attend le moins surgira fréquemment, venu de nulle part, et dans l'anonymat le plus complet un cycliste-chauffard qui le considère simplement comme un obstacle de plus à franchir dans sa course ...

    Bien sûr, on fait grand état de l'indiscipline et de l'incivilité chronique des automobilistes québécois, mais on noie trop facilement le poisson en ce qui a trait aux cyclistes qui, malgré tout l'argent dépensé pour aménager des pistes cyclables en ville, ne les utilisent souvent que lorsqu'elles sont en droite ligne avec leur destination. Le reste du temps, combien circulent dans la rue, souvent à contre-sens dans les sens uniques, dans les ruelles et carrément sur les trottoirs?

    Pas plus tard qu'il y a deux mois, je fus témoin d'une agression sauvage, près du Jardin botanique, par une jeune cycliste sur une piétonne. Ayant suggéré à la mairie, à tout le moins, plaque d'immatriculation obligatoire pour fins d'identification des fautifs, la responsable des communications me répondit, deux mois plus tard, en abordant la récente campagne de sensibilisation auprès des cyclistes à divers points stratégiques de la Ville, tout en ignorant totalement mon propos et me remerciant pour mon intérêt pour les questions relatives à la sécurité (!?!).

    Y-a-t-il lieu de se surprendre de la part de pareille administration fantoche et je-m'en-foutiste réélue par des citoyens qui le sont tout autant?

  • dojinho
    Inscrit
    mercredi 21 juillet 2010 13h14
    Sondage
    J'aimerais savoir si je suis le seul à avoir remarqué qu'à la grande majorité des intersections sur l'île, un feu rouge a pris une nouvelle signification dans la tête des automobilistes: en effet, la plupart du temps, après que le feu soit passé au rouge dans une direction et au vert dans l'autre, il y a au moins une voiture qui traverse le feu rouge, des fois 2 ou 3. Ce geste se répète jour après jour, dans tous les coins de la ville et j'en suis témoin des dizaines de fois chaque jour.

    D'ailleurs, les feux rouges qui donnent la priorité aux piétons donnent cette fausse sensation de sécurité qui fait que des piétons peuvent être renversés par un conducteur trop pressé, qui croit que passer un feu rouge va lui sauver un temps significatif dans son trajet et lui rajouter des heures de loisirs sur toute une vie, oubliant du coup qu'il risque d'écourter celle de quelqu'un d'autre, un piéton, un automobiliste ou même la sienne. J'ai failli être renversé à de multiples occasions, et ce n'était pas pour cause de négligeance de ma part.

    Je sais qu'il y a des campagnes policières de temps à autres qui ciblent les piétons qui traversent à des endroits non-prévus à cet effet ou à un feu rouge; je pense qu'il serait plus juste de viser les automobilistes délinquants, eux qui sont si dangereux et nombreux...

    Nous sommes tous piétons, à un moment donné ou un autre, ne l'oublions pas.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mercredi 21 juillet 2010 13h55
    Arrondissement rosemont-Petite Patrie
    En 2008, j'ai demandé de faire installer un support à vélo devant chez moi à l'arrondissement. On m'a répondu, pas de budget pour ça sauf pour les commerces.

    Au printemps 2008, j'ai écrit un courriel à un conseiller. À ma grande surprise, il m'a répondu que ce serait fait dans les semaines qui vient. Mais, le jour même, j'ai reçu un autre message de lui pour me dire qu'il n'était pas le conseiller de mon quartier, en me référant à un autre conseiller à qui il avait envoyé mon message.

    Ici, il y a quelques vélos qu'on attache n'importe où, au petit bonheur de chacun. Ce serait tellement facile d'installer un support à vélo, d'autant plus que la ville dise vouloir favoriser les piétons et les vélos, pour des raisons environnementales.

    Nous ne sommes pas des commerces mais nous payons des taxes municipales et scolaires. En plus, nous sommes des consommateurs.
    J'aimerais savoir quand les gouvernements vont-ils commencer à respecter les citoyens ordinaires? Ce serait déjà un grand pas de fait pour réinventer la ville.

  • ludovic Hebert
    Inscrit
    mercredi 21 juillet 2010 16h57
    on avance...on avance
    Pour le changement de nos comportements il faut bien une dose de "repression" accompagnées de grandes actions publicitaires de la securité routière. Peu à peu on change, mais nous sommes encore très loin de comportements équilibrés pour être automobilistes. En France la vitesse en ville est de 50 k h et 30 en centre ville. Nombreux sont ceux qui ne respectent RIEN...malgré une panoplie de radars de toutes sortes:pour les feux-tricolores, pour la vitesse d'un lieu precis et ceux pour le calcule de la vitesse du parcours. Nous avons le permis à point: 12 points! Un feu tricolore coûte 4 points et 135€. Mais il faut beaucoup de pedagogie pour faire passer le message.
    Les ameliorations physiques de la chaussée ont une grande importance comme celle que Mme Sorel inicie. Elles permettent d'ameliorer la vissibilité et de responsabilisé l'automobiliste mais le legislateur aussi doit faire avncer la loi est "criminaliser" certains comportements. Ludovic

  • Marthe Savoie
    Abonnée
    mercredi 21 juillet 2010 23h00
    Oui, nous avons bien besoin de réinventer la ville, à dimension humaine.
    Ne possédant pas de voiture par choix, je me déplace au quotidien à pied, en vélo, en transport en commun: jour après jour, je constate combien les décisions prise par les urbanistes façonnent la ville, donnant ou non une dimension humaine aux espaces consacrés à nos déplacements. Je suis d'accord: les infrastructures en place servent trop souvent à maximiser la vitesse et la quantité des déplacement en voiture, et ceci au détriment de la sécurité et du confort des piétons et des cyclistes. Par exemple, certains coins, comme les abords du Métro à Longueuil, donnent si peu de place aux déplacements à pieds et à vélo, que le lieu en devient désagréable et hostile.
    À mon avis, il et souhaitable que ceux et celles qui délaissent les déplacements motorisés, à temps plein ou partiel, fassent entendre leur voix pour réclamer des infrastructures urbaines conçues et dédiées aux piétons et aux cyclistes, pour un environnement urbain convivial et sécuritaire.

  • Gabriel Deschambault
    Inscrit
    mercredi 21 juillet 2010 23h56
    C'est encourageant!
    Comme dit le dicton :"parlez-en en bien ... parlez-en en mal; mais parlez-en"! Il faut donc en parler des mesures d'apaisement de la circulation.

    L'idée fait timidement son chemin dans les médias et dans l'opinion publique. les gens qui pronent les mesures d'apaisement se font de moins en moins traiter d'illuminés. Les résidants des quartiers centraux, quant à eux, "s'éveillent" de plus en plus et exigent un respect de leur milieu de vie. Bien sûr, ça prend des déplacements de véhicules dans une ville comme Montréal. L'idée n'est pas de les "barrer", mais bien de faire prendre conscience aux conducteurs qu'ils ne peuvent pas utiliser inopinément des rues locales pour transiter; le transit doit circuler par les arteres.

    Il faut gérer la congestion automobile à partir, et en se limitant, au réseau que l'on a; et non de toujours augmenter l'offre de voies de circulation. Il est scientifiquement prouvé que ces nouvelles disponibilités générent directement (et assez rapidement) une augmentation du nombre de véhicules sur le réseau.

    Cette lente évolution est quand même tres encourageante!

  • Nicole Laplante
    Inscrit
    jeudi 22 juillet 2010 15h59
    Une consultation est en cours, justement.
    Le Centre d'écologie urbaine de Montréal et ses partenaires se penchent présentement sur les déplacements des piétons et des cyclistes dans le secteur Sud-Est de Notre-Dame-de-Grâce, où se retrouvent notamment l'école Notre-Dame-de-Grâce, les stations Villa-Maria et Vendôme ainsi que les parcs Georges-Saint-Pierre et Notre-Dame-de-Grâce.

    Une consultation en ligne est justement en cours pour recueillir des points de vue et identifier les lieux à améliorer en vue d'un meilleur partage de la route.

    http://www.ecologieurbaine.net/vert-ndg

  • MichelG
    Inscrit
    vendredi 23 juillet 2010 11h48
    Payons
    Pas content de nous faire payer trop cher pour stationner il veut nous faire marcher en plus de compter notre eau

  • ludovic Hebert
    Inscrit
    vendredi 23 juillet 2010 17h13
    Le comportement humain
    Nous devons diversifier notre manière de nous deplacer. Combiner: voiture,transport collectif et autres. Pour cela l'offre du maillage de la ville doit être forte. Le PR (parking-relais) très repandu en europe qui donne accès à une place sur le resseau metro-bus-tram est une offre interessante economiquement parlant: pour l'usager et la commune. Mais aussi, surveillons nos petits deplacements de quelques kilomettres, ils peuvent se faire en velo....s'il ne neige pas trôp, mais laissons la voiture s'est un gouffre financier pour l'utilisateur, pour la collectivité, car cela necessite toujours plus d'amenagements et nous rentrons dans un cicle infernale. Changeons notre nos comportements au quotidien.

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