L'OMS veut un urbanisme axé sur la santé des citadins
Le Centre d'écologie urbaine de Montréal espère que la métropole québécoise prendra cette tangente dans son futur plan d'urbanisme
Mieux penser la ville au nom de la santé. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a demandé hier aux grandes métropoles du monde de penser autrement leur trame urbaine de manière à inciter les citadins à adopter des modes de vie active et des comportements sains. Un appel que gagnerait à écouter Montréal lors de la révision, cette année, de son plan d'urbanisme, ont souligné hier les défenseurs de la santé publique.
Hier, à Genève, l'OMS a profité de la Journée mondiale de la santé pour lancer une campagne de sensibilisation à l'intention des autorités municipales afin qu'elles adoptent rapidement des plans d'urbanisme respectant la santé des populations, mais aussi faisant la promotion de modes de vie sains. L'organisme estime que les milieux urbains ont un impact direct sur la santé des citadins et que, d'ici 2050, sept personnes sur dix devraient vivre dans des zones urbaines, contre quatre sur dix il y a 30 ans.
«En général, les populations urbaines s'en tirent mieux que les populations rurales, a indiqué Margaret Chan, directrice générale de l'OMS, par voie de communiqué. Mais les villes concentrent aussi les menaces pour la santé, comme [...] la pollution, les accidents de la circulation, les épidémies de maladies infectieuses et les habitudes de vie malsaines.»
Pour enrayer cette tendance, l'OMS suggère donc des changements en profondeur au sein des gouvernements municipaux et appelle à la promotion de plans d'urbanisme différents, à l'amélioration des conditions de vie en milieu urbain, à l'adoption de modes de gouvernance participative, à la construction de villes ouvertes à tous et adaptées aux personnes âgées. Entre autres.
«La diversité des questions de santé dans les villes et leurs déterminants suppose des politiques coordonnées entre de multiples secteurs, dont l'environnement, le transport, l'éducation, les parcs, les loisirs et l'urbanisme, a indiqué Ala Alwan, responsable des maladies non transmissibles à l'OMS. Nous sommes à un tournant de l'histoire urbaine, où nous pouvons apporter un réel changement.»
Montréal doit bouger
Pour Luc Rabouin, directeur général du Centre d'écologie urbaine de Montréal, «l'OMS vient de donner de la crédibilité au lien connu entre développement urbain et santé. Avec la révision de son plan, Montréal a donc une belle occasion de démontrer qu'elle a assimilé la corrélation».
M. Rabouin rappelle que, dans les villes aménagées pour la voiture, les problèmes d'obésité, de pollution atmosphérique ou encore d'accidents sont nombreux. «À Montréal, huit enfants sont frappés chaque semaine par une voiture, dit-il au Devoir. Avec un plan d'urbanisme qui accorde de l'importance à d'autres types de transport [en commun, sur pattes ou sur deux roues], la santé des citadins ne pourrait qu'en être améliorée.»
Hier, à Genève, l'OMS a profité de la Journée mondiale de la santé pour lancer une campagne de sensibilisation à l'intention des autorités municipales afin qu'elles adoptent rapidement des plans d'urbanisme respectant la santé des populations, mais aussi faisant la promotion de modes de vie sains. L'organisme estime que les milieux urbains ont un impact direct sur la santé des citadins et que, d'ici 2050, sept personnes sur dix devraient vivre dans des zones urbaines, contre quatre sur dix il y a 30 ans.
«En général, les populations urbaines s'en tirent mieux que les populations rurales, a indiqué Margaret Chan, directrice générale de l'OMS, par voie de communiqué. Mais les villes concentrent aussi les menaces pour la santé, comme [...] la pollution, les accidents de la circulation, les épidémies de maladies infectieuses et les habitudes de vie malsaines.»
Pour enrayer cette tendance, l'OMS suggère donc des changements en profondeur au sein des gouvernements municipaux et appelle à la promotion de plans d'urbanisme différents, à l'amélioration des conditions de vie en milieu urbain, à l'adoption de modes de gouvernance participative, à la construction de villes ouvertes à tous et adaptées aux personnes âgées. Entre autres.
«La diversité des questions de santé dans les villes et leurs déterminants suppose des politiques coordonnées entre de multiples secteurs, dont l'environnement, le transport, l'éducation, les parcs, les loisirs et l'urbanisme, a indiqué Ala Alwan, responsable des maladies non transmissibles à l'OMS. Nous sommes à un tournant de l'histoire urbaine, où nous pouvons apporter un réel changement.»
Montréal doit bouger
Pour Luc Rabouin, directeur général du Centre d'écologie urbaine de Montréal, «l'OMS vient de donner de la crédibilité au lien connu entre développement urbain et santé. Avec la révision de son plan, Montréal a donc une belle occasion de démontrer qu'elle a assimilé la corrélation».
M. Rabouin rappelle que, dans les villes aménagées pour la voiture, les problèmes d'obésité, de pollution atmosphérique ou encore d'accidents sont nombreux. «À Montréal, huit enfants sont frappés chaque semaine par une voiture, dit-il au Devoir. Avec un plan d'urbanisme qui accorde de l'importance à d'autres types de transport [en commun, sur pattes ou sur deux roues], la santé des citadins ne pourrait qu'en être améliorée.»
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