Zhuzhou dans le métro, malgré tout
Photo : Annik MH De Carufel - Le Devoir
Zhuzhou Electric Locomotive s'est jetée dans la mêlée, aux côtés de l'entreprise espagnole Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF), pour réclamer un nouvel appel d'offres international avant l'octroi du contrat de renouvellement des voitures de métro de Montréal.
La société chinoise a remis hier son dossier de candidature à la Société de transport de Montréal (STM), quelques heures à peine avant l'échéance de la période de dépôt des soumissions.
Siemens n'y sera pas
Pour sa part, l'allemande Siemens ne sera pas de la course, a annoncé le porte-parole de Siemens Canada, DL Leslie, hier, au Devoir. «Nous jugeons que nous n'avons pas la bonne solution dans notre portfolio. Nos produits et services ne correspondent pas aux demandes énumérées [dans l'avis international]», a-t-il affirmé.
La STM fera savoir sous peu si elle met la hache dans l'entente qu'elle a ficelée avec le consortium formé des sociétés Bombardier et Alstom et si elle lancera un appel d'offres international. «On en a pour quelques semaines», a indiqué la porte-parole de la STM, Odile Paradis. La Société devra étudier les dossiers de candidature des deux sociétés, qui tiennent sur «des centaines, peut-être des milliers de pages». «On va prendre le temps de les analyser correctement et rigoureusement», a-t-elle ajouté.
«Si jamais il y en a un qui répond aux conditions de l'avis d'intention, on se voit dans l'obligation de relancer un appel d'offres sur le marché international. Toutes les entreprises qui veulent postuler vont postuler», a poursuivi Mme Paradis.
Retourner à la case départ
Si la STM évalue que l'une ou l'autre des deux entreprises respecte ses critères techniques et financiers, elle sera forcée de retourner à la case départ. Le cas échéant, Alstom et Bombardier, avec qui la STM était sur le point de se lier par contrat, seraient tenues, elles aussi, de soumettre une nouvelle offre.
Mais, qu'en sera-t-il du mariage forcé entre les constructeurs québécois et français? Sera-t-il rompu si la STM lance un nouvel appel d'offres international? La question est demeurée sans réponse hier. Le porte-parole du consortium n'a pas répondu aux appels du Devoir.
«Si l'on est dans l'obligation de refaire le processus d'appel d'offres, on parle entre un an et deux ans de délai», avant la signature d'un contrat. S'ajouteront par la suite les délais de livraison, — évalués à 32 mois pour le premier train — et de leur mise en service.
Contretemps «loufoque»
Transport 2000 déplore ce nouveau contretemps «loufoque» qui retarde le renouvellement de la flotte des voitures du métro de Montréal, certaines vieilles de plus de 40 ans. «C'est extrêmement douloureux ce nouvel épisode dans le feuilleton du renouvellement des voitures de métro», lance son porte-parole, Normand Parisien. Il estime que l'espagnole CAF «risque de mêler les cartes».
La STM souhaite faire l'acquisition de 765 voitures de métro afin de remplacer les 336 voitures MR-63, vieilles de 45 ans, ainsi que les 423 voitures MR-73 acquises entre 1976 et 1981. La Société de transport garde également la porte ouverte pour l'achat de 288 voitures supplémentaires si le projet de prolongement du réseau du métro se concrétise.
CAF, qui a remis son dossier de candidature vendredi dernier à la STM, se targue notamment d'avoir participé activement à la production des voitures des métros de Mexico et de Santiago, au Chili. Des voitures montées sur des pneumatiques, a-t-elle rappelé. «La firme espagnole est très crédible. Elle continue de fabriquer [des voitures de métro] sur pneumatique», a dit le maire de la Ville de Montréal, hier, s'abstenant de tout commentaire sur la proposition de Zhuzhou Electric Locomotive.
Roues d'acier
Même si la STM tient mordicus à des voitures de métro montées sur des pneumatiques, la proposition de Zhuzhou comprend l'installation de roues d'acier sur les trains. Celle-ci entraînerait des économies de 1,5 milliard de dollars pour les contribuables québécois, en plus d'offrir des voyages moins cahoteux aux usagers, selon son porte-parole.
Bien que la société chinoise lui suggère avec insistance, depuis près de trois mois, de troquer les pneumatiques de ses voitures de métro avec des roues d'acier, — une suggestion qui apparaît «hautement fantaisiste» selon Transport 2000, la STM refuse de plier l'échine. «La condition du pneumatique est maintenue», martèle sur toutes les tribunes Odile Paradis. «Une chose est certaine, ça demeure sur pneumatique», a ajouté M. Tremblay, faisant la sourde oreille devant l'offensive de charme de Zhuzhou Electric Locomotive. «Cette décision-là, elle est prise», s'est-il exclamé.
La société chinoise a remis hier son dossier de candidature à la Société de transport de Montréal (STM), quelques heures à peine avant l'échéance de la période de dépôt des soumissions.
Siemens n'y sera pas
Pour sa part, l'allemande Siemens ne sera pas de la course, a annoncé le porte-parole de Siemens Canada, DL Leslie, hier, au Devoir. «Nous jugeons que nous n'avons pas la bonne solution dans notre portfolio. Nos produits et services ne correspondent pas aux demandes énumérées [dans l'avis international]», a-t-il affirmé.
La STM fera savoir sous peu si elle met la hache dans l'entente qu'elle a ficelée avec le consortium formé des sociétés Bombardier et Alstom et si elle lancera un appel d'offres international. «On en a pour quelques semaines», a indiqué la porte-parole de la STM, Odile Paradis. La Société devra étudier les dossiers de candidature des deux sociétés, qui tiennent sur «des centaines, peut-être des milliers de pages». «On va prendre le temps de les analyser correctement et rigoureusement», a-t-elle ajouté.
«Si jamais il y en a un qui répond aux conditions de l'avis d'intention, on se voit dans l'obligation de relancer un appel d'offres sur le marché international. Toutes les entreprises qui veulent postuler vont postuler», a poursuivi Mme Paradis.
Retourner à la case départ
Si la STM évalue que l'une ou l'autre des deux entreprises respecte ses critères techniques et financiers, elle sera forcée de retourner à la case départ. Le cas échéant, Alstom et Bombardier, avec qui la STM était sur le point de se lier par contrat, seraient tenues, elles aussi, de soumettre une nouvelle offre.
Mais, qu'en sera-t-il du mariage forcé entre les constructeurs québécois et français? Sera-t-il rompu si la STM lance un nouvel appel d'offres international? La question est demeurée sans réponse hier. Le porte-parole du consortium n'a pas répondu aux appels du Devoir.
«Si l'on est dans l'obligation de refaire le processus d'appel d'offres, on parle entre un an et deux ans de délai», avant la signature d'un contrat. S'ajouteront par la suite les délais de livraison, — évalués à 32 mois pour le premier train — et de leur mise en service.
Contretemps «loufoque»
Transport 2000 déplore ce nouveau contretemps «loufoque» qui retarde le renouvellement de la flotte des voitures du métro de Montréal, certaines vieilles de plus de 40 ans. «C'est extrêmement douloureux ce nouvel épisode dans le feuilleton du renouvellement des voitures de métro», lance son porte-parole, Normand Parisien. Il estime que l'espagnole CAF «risque de mêler les cartes».
La STM souhaite faire l'acquisition de 765 voitures de métro afin de remplacer les 336 voitures MR-63, vieilles de 45 ans, ainsi que les 423 voitures MR-73 acquises entre 1976 et 1981. La Société de transport garde également la porte ouverte pour l'achat de 288 voitures supplémentaires si le projet de prolongement du réseau du métro se concrétise.
CAF, qui a remis son dossier de candidature vendredi dernier à la STM, se targue notamment d'avoir participé activement à la production des voitures des métros de Mexico et de Santiago, au Chili. Des voitures montées sur des pneumatiques, a-t-elle rappelé. «La firme espagnole est très crédible. Elle continue de fabriquer [des voitures de métro] sur pneumatique», a dit le maire de la Ville de Montréal, hier, s'abstenant de tout commentaire sur la proposition de Zhuzhou Electric Locomotive.
Roues d'acier
Même si la STM tient mordicus à des voitures de métro montées sur des pneumatiques, la proposition de Zhuzhou comprend l'installation de roues d'acier sur les trains. Celle-ci entraînerait des économies de 1,5 milliard de dollars pour les contribuables québécois, en plus d'offrir des voyages moins cahoteux aux usagers, selon son porte-parole.
Bien que la société chinoise lui suggère avec insistance, depuis près de trois mois, de troquer les pneumatiques de ses voitures de métro avec des roues d'acier, — une suggestion qui apparaît «hautement fantaisiste» selon Transport 2000, la STM refuse de plier l'échine. «La condition du pneumatique est maintenue», martèle sur toutes les tribunes Odile Paradis. «Une chose est certaine, ça demeure sur pneumatique», a ajouté M. Tremblay, faisant la sourde oreille devant l'offensive de charme de Zhuzhou Electric Locomotive. «Cette décision-là, elle est prise», s'est-il exclamé.
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