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Métro de Montréal - Quel amateurisme !

Annoncée il y a plus de quatre ans, la construction de centaines de voitures pour le métro de Montréal est une fois de plus retardée à cause de l'amateurisme du gouvernement du Québec et de la Société de transport de Montréal. Voilà qui coûtera des dizaines de millions de plus que prévu, voire des centaines, en plus d'entraîner un retard de quelques années supplémentaires dans un dossier que l'on disait urgent.

Hier marquait la fin de la période au cours de laquelle les sociétés intéressées par le contrat de renouvellement des rames du métro de Montréal devaient faire connaître leur intention. En plus du consortium Bombardier-Alstom, deux autres entreprises ont exprimé leur intérêt. Si ces entreprises répondent aux conditions posées quant au contenu canadien, au financement, aux délais de livraison et aux exigences techniques, la STM pourrait être forcée de lancer un nouvel appel d'offres international pour l'exécution de ce contrat de plus de trois milliards de dollars.

Rappelons qu'en mai 2006, Québec avait opté pour une négociation de gré à gré avec Bombardier. Rien dans les traités internationaux n'interdisant une telle approche dans le cas d'équipements de transport collectif, il allait de soi que l'on tente d'abord de s'entendre avec Bombardier, quitte à lancer un appel d'offres en cas d'échec des pourparlers. Encore fallait-il cependant respecter la Loi québécoise sur les sociétés de transport qui exige d'avoir la preuve «documentée et sérieuse» qu'il n'existe pas d'autre compagnie capable de construire ces wagons au pays. C'est cet argument qu'un concurrent de Bombardier, la firme française Alstom, a invoqué avec succès devant le tribunal.

Il a donc fallu lancer un appel d'offres à l'été 2008, ce qui a incité Bombardier et Alstom à mettre fin à leur guerre pour présenter une proposition commune dont le coût était de... 50 % supérieur aux attentes de la STM!

Le mois dernier, après presque un an de négociations, la STM, Québec et le consortium en sont arrivés à une entente dont les termes n'ont pas été dévoilés, à l'exception d'un élément majeur: le nombre de voitures construites ne sera pas de 342 comme il était prévu, mais de 765 puisque l'on a décidé d'inclure les deux phases du programme de remplacement dans le même contrat.

Nouveau coup de théâtre: à cause de ce changement, la STM a dû publier un avis public international le mois dernier, un geste de prudence quasi symbolique, assurait-on. Pourtant, voilà que deux sociétés, la chinoise Zhuzhou et l'espagnole CAF, viennent de manifester leur intérêt de participer à un éventuel appel d'offres.

Si une seule de ces sociétés répond aux exigences minimales, la STM et son bailleur de fonds, le gouvernement du Québec, devront donc s'y soumettre, ce qui entraînera le report de la livraison des voitures au moins jusqu'en 2014 au lieu de 2010 comme il avait été prévu à l'origine. Dire que l'urgence était le motif invoqué par le gouvernement Charest pour négocier de gré à gré, en 2006!

Le seul aspect positif que l'on pourrait trouver à cette histoire rocambolesque, ce serait de profiter d'une baisse de prix à la suite d'une vraie concurrence entre deux, trois ou même quatre grandes entreprises. Malheureusement, le retard dans la construction effacera une partie sinon la totalité de ces économies...

Ajoutée à la saga des CHU, l'affaire du métro est en train de confirmer l'impression désagréable que le gouvernement Charest est incapable de conduire à bon port des dossiers complexes, seul ou en partenariat avec le privé.
 
 
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  • Daniel Valiquette - Inscrit
    2 mars 2010 00 h 46
    Tout à fait d'accord
    Je me demandais seulement qui oserait le dénoncer ! Honnêtement, un simple citoyen comme moi aurait pu prévoir les ennuis qui allaient découler de ces douteuses décisions. Merci beaucoup de mettre le doigt sur le bobo pour nous les payeurs de taxes. Le gouvernement Charrest nous mène très loin des paysages rêvés qu'il nous promettait lors de sa première élection quant à la bonne gestion de finances publiques. D'ailleurs le dossier des hôpitaux à Montréal est maintenant l'objet d'un cynisme grandissant de la part de la population, c'est attristant !
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  • Claude Desjardins Claude Desjardins - Abonné
    2 mars 2010 07 h 30
    TGV
    De plus, on espère un train à «très grande vitesse» dans les couloirs de Boston et New-York. Il faudra s'armer de patience.

    Désolé pour l’ironie.
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  • Bernard Gervais - Abonné
    2 mars 2010 08 h 02
    Montréal, une ville où presque aucun projet important n'aboutit
    Vous avez bien raison de parler d'amateurisme pour décrire la manière dont les dirigeants de la STM ont agi concernant le renouvellement de la flotte de wagons du métro de Montréal.

    Hélas, en raison d'une telle incompétence, les usager de ce mode de transport devront se contenter encore plusieurs années - sinon plus - d'un service de piètre qualité.

    C'est presque un miracle actuellement si on prend le métro et qu'on entend pas un message nous annonçant que le service est interrompu sur l'une de ses lignes à cause d'une porte de wagon coincée, d'une panne de train ou d'un système d'alarme défectueux dans l'un de ses véhicules !

    Pauvre Montréal ! On dirait que, mis à part le Quartier des spectacles, aucun projet important semble vouloir se concrétiser dans cette ville. Pensons aux hôpitaux universitaires et à la reconstruction de l'échangeur Turcot, au projet Griffintown et, ne l'oublions pas, au réaménagement de la rue Notre-Dame, dont on parle pourtant depuis au moins 8 ans !

    Et dire que Gérald Tremblay, ce politicien sans véritable influence auprès des gouvernements d'Ottawa et de Québec et dont l'équipe dirigeante est corrompue jusqu'à l'os, a été réélu maire de Montréal pour un troisième mandat ! Misère !
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  • Johanne Bouthillier - Inscrite
    2 mars 2010 09 h 13
    Une question
    « Le mois dernier, après presque un an de négociations, la STM, Québec et le consortium en sont arrivés à une entente dont les termes n'ont pas été dévoilés, à l'exception d'un élément majeur: le nombre de voitures construites ne sera pas de 342 comme il était prévu, mais de 765 puisque l'on a décidé d'inclure les deux phases du programme de remplacement dans le même contrat. »

    Ce que l'histoire ne dit pas, c'est pourquoi on ne s'en est pas tenu au contrat de 342 voitures, avec options de voitures additionnelles.

    Était-ce une exigence du consortium Bombardier-Alstom? Si oui, il risque de s'en mordre les doigts.
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  • Jean-Pierre Aubry - Abonné
    2 mars 2010 09 h 39
    Quand le protectionnisme veut se donner des airs de libre-échange
    Le gouvernement Charest se dit le grand champion du libre échange. Il veut que Bombardier et d’autres entreprises québécoises puissent concurrencer sur un pied d’égalité avec d’autres entreprises sur les marchés étrangers et y vendre leurs produits. Par contre, pour les contrats venant du secteur public québécois, c’est une toute autre paire de manches.

    L’imbroglio entourant le contrat de renouvellement des rames du métro de Montréal reflète en fait du désir de mettre des barrières protectionnistes tout en donnant l’impression que l’on respecte le libre-échange.

    Jean-Pierre Aubry
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  • Jean Richard - Abonné
    2 mars 2010 09 h 54
    Et si le problème était à Québec ?
    Deux choses : primo, en ces temps où la pression est forte pour que le Québec sabre dans les dépenses publiques, il n'est pas interdit de penser que ça fait probablement l'affaire des politiciens provinciaux de repousser de plus en plus le moment où il faudra bien délier les cordons de la bourse pour renouveler le matériel roulant du métro de Montréal.

    Secundo, il faut se rappeler que ce qu'on identifie comme la première erreur, l'octroi du contrat à Bombardier sans appel d'offre, n'était pas nécessairement un cadeau à Bombardier Transport (filiale de Bombardier Inc., ayant son siège social à Berlin, Allemagne, ce que bien des Québécois ignorent), mais bien un cadeau de leur député aux gens de la région de La-Pocatière. Rectitude politique oblige, il est mal vu quand on est montréalais de tenir tout propos qui risque de chatouiller les régions, mais voilà quand même une situation de plus où le bénéfice de la métropole a été sacrifié au profit des petites politiques régionalistes (qui finissent par ressembler aux ponts de Duplessis ou aux bouts d'asphalte des années 50).

    On s'étonne que les projets montréalais n'aboutissent jamais ? Et on blâme trop souvent l'administration montréalaise ? Or, Montréal a beau être la métropole économique, culturelle et sociale du Québec, elle n'a pas le plein contrôle de son développement car sa véritable administration se fait à Québec, ville où la culture anti-métropole fait partie du quotidien, et qui ne pourra jamais jouer son rôle de capitale politique tant et aussi longtemps qu'elle ne comprendra pas le rôle d'une métropole dans un pays. Et si le Québec n'a jamais accédé au statut de pays (souverain), c'est peut-être en partie parce qu'il n'a rien compris à la dynamique de sa métropole.

    Québec tente de faire dérailler le métro de Montréal, comme il a réussi à faire dérailler le TGV Montréal-Toronto, jadis jugé rentable si on n'avait pas à lui faire faire de détour par Québec et par Ottawa. Québec a réussi également à faire dérailler des projets de transport urbain à plus petite échelle - comme une projet de démonstration de transport urbain conjoint entre Montréal et Gatineau, qu'Ottawa avait retenu (en offrant sa part de financement). Comme par hasard, l'argent fédéral qui devait revenir à Montréal et à Gatineau s'est retrouvé à Québec, dans ces petits autobus électriques qui transportent gratuitement quelques dizaines de touristes par jour. Ce détournement est passé inaperçu, ce qui n'aurait pas été le cas si on avait fait face à la situation inverse.
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  • jacques noel - Inscrit
    2 mars 2010 12 h 17
    Nos politiciens à l'oeuvre
    -4 ans pour un appel d'oeuvre pour un simple achat de wagons de métro. Rien de fait
    -15 ans pour construire un hopital; 200 millions de flamber. Rien de fait
    -40 ans pour construire un TGV Québec-Montréal. Rien de fait
    -50 ans pour faire l'indépendance du Québec. Rien de fait

    Le Québec fait du surplace? A qui le dites-vous?
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  • Michel Hains - Inscrit
    2 mars 2010 12 h 38
    ENTRETIEN D'UNE CLASSE DE RAPACES
    Il n'est pas étonnant que l'on n’entende pas nos supposés Leaders s'offusquer du ridicule de la situation.

    Le contrat pour le Métro est bonifié par une augmentation du nombre de voitures à être livrées mais leurs coûts unitaires, lui augmente. Et vogue la galère...

    Dans tous les projets en cours d'analyse, de réévaluation, et de faisabilité, il existe un rapace de monde constitué de consultants, d'avocats qui se vautrent à pleine gueule dans la mangeoire à bar ouvert que Johnny Charest entretient et qu'ils lui rendent bien à leurs tours.
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  • Richard Brunelle - Abonné
    2 mars 2010 13 h 07
    Et le service continue de se dégrader

    Le gâchis de l'attribution du contrat de réfection des rames de métro aura comme conséquence inévitable l'augmentation du nombre de défaillances dans le métro montréalais. Encore ce matin, les usagers ont été victimes de deux pannes. Une première, vers 7,45 heures, sur la ligne verte. En pleine heure de pointe matinale! Puis, vers 10,30, une seconde panne affligeait une portion de la ligne orange, entre les stations Crémazie et Montmorency.

    La gestion de ce dossier par le gouvernement du Québec est inqualifiable. Comment se fait-il que personne ne se soit rendu compte, en 2006, qu'il était hautement risqué d'accorder le contrat de réfection sans appel d'offres? Le ministre avait pourtant demandé un avis juridique! Par la suite, comment se fait-il que personne n'ait réalisé que les longues négotiations avec le consortium Bombardier-Alsthom avaient débouché sur un projet radicalement transformé, à tel point qu'il faudra peut-être retourner en appel d'offres? Ce n'est pas seulement de l'amateurisme, c'est de la bêtise. Et la saga n'est pas encore terminée, loin de là.

    En dépit de ses beaux discours sur la nécessité de combattre les gaz à effet de serre, le gouvernement Charest fait la preuve que le transport en commun n'a pas une grande importance à ses yeux, même si des millions de personnes en dépendent.
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  • Jerome Letnu - Inscrit
    2 mars 2010 13 h 15
    Pour les américains, c'est "Buy American"
    Pour les mangeurs de hot-dog du Québec, c'est "donnez votre fric pour développer les autres économies".

    Chacun sa façon de stimuler l'économie dans un contexte post-crise.
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  • LeRévoltéTranquille - Abonné
    2 mars 2010 16 h 38
    Zhuzhou aurait dû laisser passer le train
    En effet ZELC a tout l'air d'un cow-boy commercial qui est géré avec toute la subtilité dont sont capables les triades asiatiques, doublé d'un avocat en relations publiques tout aussi tonitruant que vain.

    Comment ZELC peut-elle bousculer tout le monde en tentant d'imposer un choix technologique insensé à une organisation de transports publics bien au fait des contraintes de son réseau, comme l'a déjà démontré éloquemment son chef de l'exploitation ?

    C'est une attitude inacceptable en affaires, au surplus en commerce international.

    La STM, le p'tit-ministre-junior-aux-jobs-de-bras-qui-commence-tout-et-qui-finit-rien Me Claude Béchardet le régime John J Charest ont commis une erreur de base en faisant en catimini ce que l'OMC et l'ALENA défendaient en favorisant sans appels d'offres ALSTHOM-BOMBARDIER.

    À qui ce camouflage puéril devait-il profiter ?

    Qoui qu'il en soit le stratagème leur a pété à la face, grands alchimistes amateurs en matière de commerce international, et ils sont maintenant 'pognés' avec des candidats prétentieux, agressifs et teigneux.

    Ils ont juste ce qu'ils méritent !

    Et c'est le cochon de payant qui casque encore !
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  •  
  • Pierre Bernier - Abonné
    2 mars 2010 16 h 45
    Qualité des apports aux processus décisionnel gouvernemental ?
    Quand on relève ce type de situation, malheureusement devenue fréquente depuis bientôt une décennie, comment ne pas s’interroger sur la qualité de l’apport des acteurs directement impliqués dans les processus de la décision publique.

    En effet, on doit se rappeler que dans notre régime institutionnel, les politiques publiques et les autres actions gouvernementales structurantes résultent de l’interaction d’apports consécutifs à deux types d’évaluation : celle des élus et celle des fonctionnaires de l’État.

    Il est vrai que les élus titulaires d’une charge ministérielle détiennent la responsabilité fondamentale (obligation de prévenir, agir à temps, rendre des comptes) de la décision gouvernementale dans l’appareil public. Dans le respect des lois et de l’éthique publique, ils sont effectivement les seuls, le temps du mandat que ces individus ont tous volontairement convoité, à pouvoir déterminer (individuellement ou collectivement) l’intérêt général, choisir les voies et moyens de sa réalisation et mobiliser les ressources publiques effectivement nécessaires.

    Néanmoins, l’apport des fonctionnaires de l’État s’avère tout aussi crucial dans tous les domaines.

    La fonction publique, qui occupe au Québec le centre de l’administration publique, doit en effet se montrer constamment en mesure de fournir une contribution rigoureuse et pertinente à toute démarche menant au choix de la meilleure façon de parvenir aux résultats légitimes souhaités.

    Aussi, la « haute fonction publique de l’État », qui intervient effectivement en amont de toutes les décisions publiques, doit se montrer en mesure de fournir constamment un niveau de prestations professionnelles qui n’a pas d’équivalent dans d’autres secteurs.

    Pour se conformer aux hauts standards éthiques et professionnels que l’appartenance à ce statut exige, les fonctionnaires, nommés à la prérogative du gouvernement dans les postes d’autorité administrative, doivent afficher une panoplie de compétences caractéristiques dans la durée. Notamment, ils doivent non seulement connaître les lois, les programmes et les produits ou services que ceux-ci induisent, comme tout simple gérant de « manufacture » chargés d’une production prédéterminée, mais ils doivent également savoir reconnaître et analyser la nature des phénomènes anciens et nouveaux (internes ou externes) qui font pression sur l’État ou la société qu’il sert, maîtriser les instruments stratégiques de l’appareil public, dégager, en temps opportuns, des options stratégiques complètes et réalistes… et, surtout, manifester le courage de dire en tout temps toute la vérité aux autorités politiques, quelles que soient les intuitions « géniales » ou les idéologies changeantes de ces dernières.

    En un mot, la société québécoise attend de sa Fonction publique d’État qu’elle soumette aux autorités politiques des alternatives pour l’action qui sauront résister au test de la « réalité » !
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  • Guy Fafard - Inscrit
    2 mars 2010 17 h 28
    Des incapables même pas amateurs
    Un devis doit être respecté et il doit rencontrer les échéanciers.
    Les soumissionnaires doivent s'y soumettre.

    Après ce cafouillage pour les vagons de métro, on nous propose un TGV.

    Il y a des petits farceurs au gouvernement qui sont payés pour un travail qu'ils ne font pas.

    Une prime de départ et un chausson avec ça ?
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  • Jean C. Lemieux - Abonné
    2 mars 2010 20 h 15
    ON S'ENNUIE DONC DE M. LE MAIRE DRAPEAU
    Lui il savait où il s'en allait et il s'assurait que "things got done". On l'a vilipendé parce qu'il n'hésitait pas à foncer tête basse pour le bien de sa ville, mais il avait donc raison. Ses plus grandes erreurs nous ont au moins laissé des choses en héritage, alors que nos dirigeants d'aujourd'hui dépensent encore plus pour rien ou des niaiseries (les BIXI à 5000$ pièce!). À quand le prochain vrai Monsieur le Maire?
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