Lettres - Un Réseau blanc ?
La Ville de Montréal se targue régulièrement de disposer d'un réseau cyclable hivernal, dit Réseau blanc. En fait, l'hiver venu, le véritable réseau cyclable de la Ville n'existe plus, enneigé (blanc) qu'il est, et seuls sont déneigés des tronçons de pistes cyclables non reliés entre eux. Ce faisant, on complique la circulation à vélo pendant une période de plus grande vulnérabilité, et on isole la périphérie (ex. l'Ouest-de-l'Île).
Certains choix de fermeture hivernale sont carrément aberrants. Par exemple, la piste cyclable de la côte Sainte-Catherine entre Saint-Joseph et Vincent d'Indy, qui dessert le secteur de l'Université de Montréal. Réalisée en supprimant la voie de stationnement côté ouest, cette large piste est bornée par une bande de béton, sans doute réalisée à grands frais, mais elle n'est pas déneigée. Conséquence: en direction sud, tout au long de cette borne, il ne reste tout juste que l'espace de deux voies de circulation automobile; les cyclistes sont ainsi contraints de rouler entre les voitures en mouvement. [...] Voilà une piste cyclable qui, par sa fermeture en hiver, rend le trajet des cyclistes plus dangereux qu'avant sa mise en place!
Les autorités fédérales ne sont pas en reste dans cette bêtise, ayant décidé de consacrer le caractère insulaire de la ville en fermant les liens vers la Rive-Sud: l'estacade du pont Champlain et le trottoir cyclable du pont Jacques-Cartier. Au diable Kyoto et ces cyclistes en nombre croissant, on a plutôt choisi de faire l'économie d'un passage de chenillette. Avant de songer à se payer des voyages d'études à Copenhague, nos élus devraient commencer par mettre en valeur de façon cohérente les infrastructures cyclables que nous possédons déjà!
***
Luc Le Blanc - Montréal, le 18 février 2010
Certains choix de fermeture hivernale sont carrément aberrants. Par exemple, la piste cyclable de la côte Sainte-Catherine entre Saint-Joseph et Vincent d'Indy, qui dessert le secteur de l'Université de Montréal. Réalisée en supprimant la voie de stationnement côté ouest, cette large piste est bornée par une bande de béton, sans doute réalisée à grands frais, mais elle n'est pas déneigée. Conséquence: en direction sud, tout au long de cette borne, il ne reste tout juste que l'espace de deux voies de circulation automobile; les cyclistes sont ainsi contraints de rouler entre les voitures en mouvement. [...] Voilà une piste cyclable qui, par sa fermeture en hiver, rend le trajet des cyclistes plus dangereux qu'avant sa mise en place!
Les autorités fédérales ne sont pas en reste dans cette bêtise, ayant décidé de consacrer le caractère insulaire de la ville en fermant les liens vers la Rive-Sud: l'estacade du pont Champlain et le trottoir cyclable du pont Jacques-Cartier. Au diable Kyoto et ces cyclistes en nombre croissant, on a plutôt choisi de faire l'économie d'un passage de chenillette. Avant de songer à se payer des voyages d'études à Copenhague, nos élus devraient commencer par mettre en valeur de façon cohérente les infrastructures cyclables que nous possédons déjà!
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Luc Le Blanc - Montréal, le 18 février 2010
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