Tremblay cède aux pressions de Vaillancourt
Hausse de 60 % du coût de la carte mensuelle des usagers de la Rive-Sud
Les Longueuillois devront payer le même prix que les Lavallois pour accéder au réseau du métro à compter du 1er juillet prochain. Cédant aux pressions du maire de Laval, Gérald Tremblay a accepté hier d'harmoniser les tarifs pour les banlieusards, ce qui fera bondir de 41 $ le coût de la carte mensuelle des usagers de la Rive-Sud, soit une hausse de près de 60 %.
La décision a été prise hier matin par le maire de Montréal lors d'une rencontre avec son homologue de Laval, Gilles Vaillancourt. Dans une lettre adressée par la suite à M. Vaillancourt, M. Tremblay précise que lors de la séance du 3 mars prochain, le conseil d'administration de la Société de transport de Montréal (STM) entérinera l'application des tarifs TRAM 3 (titres de transport métropolitain) pour les usagers de la Rive-Sud à compter du 1er juillet prochain.
Ainsi, les Longueuillois devront payer 111 $, au lieu de 70 $, pour prendre le métro à la station Longueuil. La STM précise toutefois qu'environ 85 % des usagers de la Rive-Sud ont déjà la carte TRAM 3 compte tenu de la nature de leurs déplacements quotidiens.
Cette harmonisation des tarifs met fin à une querelle qui durait depuis 2007 entre Gilles Vaillancourt et Gérald Tremblay. Le maire de Laval réclamait la parité avec Longueuil, estimant inéquitable que les usagers de la Rive-Nord paient plus cher que ceux de la Rive-Sud. En 2009, il avait même cessé de verser la contribution de sa ville au déficit du métro en guise de protestation.
Colère à Longueuil
Furieuse, la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, a annoncé hier que son administration allait à son tour suspendre le paiement de la quote-part de sa Ville au déficit du métro, ce qui correspond à une somme de 1,6 million de dollars pour 2010. «Ç'a l'air que ça marche: le maire de Laval a retenu sa quote-part et il a eu ce qu'il voulait», a fait valoir Mme St-Hilaire lors d'un entretien téléphonique hier.
Mme St-Hilaire réclame maintenant l'intervention de la ministre des Transports du Québec, Julie Boulet. À ses yeux, la décision de Gérald Tremblay est injuste à l'égard des Longueuillois. «C'est comme si on envoyait le message que les Longueuillois étaient des citoyens de deuxième classe», dit-elle.
La mairesse aurait souhaité que l'harmonisation des tarifs soit examinée de près avant qu'une décision unilatérale soit prise. Une tarification intermédiaire ou une hausse progressive des tarifs auraient pu être envisagées, suggère-t-elle. «Je comprends le maire de Laval, mais il a trois stations de métro, et moi, j'en ai une. Ça fait 40 ans qu'on n'a pas eu d'augmentation de service. Je ne peux pas justifier cette augmentation des tarifs pour mes citoyens. C'est aberrant», explique-t-elle.
St-Hilaire et Vaillancourt en désaccord
Caroline St-Hilaire soutient que cette hausse soudaine des tarifs contrevient à l'entente sur le partage du déficit du métro intervenue en 2007. Cette entente, dit-elle, prévoyait que les usagers de la Rive-Sud pouvaient utiliser la carte autobus-métro (CAM) montréalaise à la station Longueuil jusqu'en décembre 2011.
Gilles Vaillancourt n'est pas du même avis. «J'ai beaucoup de respect pour Mme St-Hilaire, mais elle n'était pas là [en 2007]. L'harmonisation devait s'appliquer il y a trois ans, soit au premier décembre suivant la mise en service du métro de Laval», soutient-il. C'est parce que le maire Tremblay tardait à régler le litige que le maire de Laval a cessé de payer sa quote-part au déficit du métro en 2009.
Hier matin, excédé de constater que le dossier ne se réglait pas, M. Vaillancourt a acculé le maire Tremblay au pied du mur alors que devait se tenir une importante réunion des maires de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) sur le cadre financier métropolitain en matière de transport. «Ou vous réglez ça, ou vous ferez la réunion sans moi. Je n'attends plus», a-t-il dit au maire Tremblay. Une entente est finalement intervenue entre eux après une discussion d'une heure.
Laval commencera à payer sa quote-part pour le déficit du métro lorsque les nouveaux tarifs entreront en vigueur, le 1er juillet, mais le maire Vaillancourt n'a aucune intention de rembourser les montants dus pour 2009 et pour la moitié de l'année 2010, soit environ 2,5 millions de dollars. «Je ne paierai pas le passé parce qu'on n'a pas eu le même traitement que Longueuil», explique-t-il.
«Entente historique»
Du côté de la STM, on n'a pas voulu commenter les litiges concernant les quotes-parts. La porte-parole de la société de transport, Odile Paradis, a par ailleurs souligné que les tarifs faisaient partie d'un ensemble de mesures contenues dans une «entente historique» conclue hier entre les maires de la CMM. Cette entente est le fruit de longues négociations entre Montréal, Laval, Longueuil et les 79 autres villes de la CMM et porte sur le cadre financier de la CMM, la gouvernance, le prolongement du métro et l'intégration tarifaire.
«L'entente a été approuvée de façon unanime par l'ensemble des partenaires et elle touche quatre volets. La rencontre d'hier était extrêmement importante pour le transport collectif dans la grande région de Montréal», a expliqué Mme Paradis. Quelques fils restent à être attachés et les détails devraient être dévoilés la semaine prochaine, a-t-elle ajouté. Malgré son désaccord au sujet de la nouvelle tarification pour Longueuil, Mme St-Hilaire a appuyé ses collègues.
La décision a été prise hier matin par le maire de Montréal lors d'une rencontre avec son homologue de Laval, Gilles Vaillancourt. Dans une lettre adressée par la suite à M. Vaillancourt, M. Tremblay précise que lors de la séance du 3 mars prochain, le conseil d'administration de la Société de transport de Montréal (STM) entérinera l'application des tarifs TRAM 3 (titres de transport métropolitain) pour les usagers de la Rive-Sud à compter du 1er juillet prochain.
Ainsi, les Longueuillois devront payer 111 $, au lieu de 70 $, pour prendre le métro à la station Longueuil. La STM précise toutefois qu'environ 85 % des usagers de la Rive-Sud ont déjà la carte TRAM 3 compte tenu de la nature de leurs déplacements quotidiens.
Cette harmonisation des tarifs met fin à une querelle qui durait depuis 2007 entre Gilles Vaillancourt et Gérald Tremblay. Le maire de Laval réclamait la parité avec Longueuil, estimant inéquitable que les usagers de la Rive-Nord paient plus cher que ceux de la Rive-Sud. En 2009, il avait même cessé de verser la contribution de sa ville au déficit du métro en guise de protestation.
Colère à Longueuil
Furieuse, la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, a annoncé hier que son administration allait à son tour suspendre le paiement de la quote-part de sa Ville au déficit du métro, ce qui correspond à une somme de 1,6 million de dollars pour 2010. «Ç'a l'air que ça marche: le maire de Laval a retenu sa quote-part et il a eu ce qu'il voulait», a fait valoir Mme St-Hilaire lors d'un entretien téléphonique hier.
Mme St-Hilaire réclame maintenant l'intervention de la ministre des Transports du Québec, Julie Boulet. À ses yeux, la décision de Gérald Tremblay est injuste à l'égard des Longueuillois. «C'est comme si on envoyait le message que les Longueuillois étaient des citoyens de deuxième classe», dit-elle.
La mairesse aurait souhaité que l'harmonisation des tarifs soit examinée de près avant qu'une décision unilatérale soit prise. Une tarification intermédiaire ou une hausse progressive des tarifs auraient pu être envisagées, suggère-t-elle. «Je comprends le maire de Laval, mais il a trois stations de métro, et moi, j'en ai une. Ça fait 40 ans qu'on n'a pas eu d'augmentation de service. Je ne peux pas justifier cette augmentation des tarifs pour mes citoyens. C'est aberrant», explique-t-elle.
St-Hilaire et Vaillancourt en désaccord
Caroline St-Hilaire soutient que cette hausse soudaine des tarifs contrevient à l'entente sur le partage du déficit du métro intervenue en 2007. Cette entente, dit-elle, prévoyait que les usagers de la Rive-Sud pouvaient utiliser la carte autobus-métro (CAM) montréalaise à la station Longueuil jusqu'en décembre 2011.
Gilles Vaillancourt n'est pas du même avis. «J'ai beaucoup de respect pour Mme St-Hilaire, mais elle n'était pas là [en 2007]. L'harmonisation devait s'appliquer il y a trois ans, soit au premier décembre suivant la mise en service du métro de Laval», soutient-il. C'est parce que le maire Tremblay tardait à régler le litige que le maire de Laval a cessé de payer sa quote-part au déficit du métro en 2009.
Hier matin, excédé de constater que le dossier ne se réglait pas, M. Vaillancourt a acculé le maire Tremblay au pied du mur alors que devait se tenir une importante réunion des maires de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) sur le cadre financier métropolitain en matière de transport. «Ou vous réglez ça, ou vous ferez la réunion sans moi. Je n'attends plus», a-t-il dit au maire Tremblay. Une entente est finalement intervenue entre eux après une discussion d'une heure.
Laval commencera à payer sa quote-part pour le déficit du métro lorsque les nouveaux tarifs entreront en vigueur, le 1er juillet, mais le maire Vaillancourt n'a aucune intention de rembourser les montants dus pour 2009 et pour la moitié de l'année 2010, soit environ 2,5 millions de dollars. «Je ne paierai pas le passé parce qu'on n'a pas eu le même traitement que Longueuil», explique-t-il.
«Entente historique»
Du côté de la STM, on n'a pas voulu commenter les litiges concernant les quotes-parts. La porte-parole de la société de transport, Odile Paradis, a par ailleurs souligné que les tarifs faisaient partie d'un ensemble de mesures contenues dans une «entente historique» conclue hier entre les maires de la CMM. Cette entente est le fruit de longues négociations entre Montréal, Laval, Longueuil et les 79 autres villes de la CMM et porte sur le cadre financier de la CMM, la gouvernance, le prolongement du métro et l'intégration tarifaire.
«L'entente a été approuvée de façon unanime par l'ensemble des partenaires et elle touche quatre volets. La rencontre d'hier était extrêmement importante pour le transport collectif dans la grande région de Montréal», a expliqué Mme Paradis. Quelques fils restent à être attachés et les détails devraient être dévoilés la semaine prochaine, a-t-elle ajouté. Malgré son désaccord au sujet de la nouvelle tarification pour Longueuil, Mme St-Hilaire a appuyé ses collègues.
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