En bref - Grève des cols bleus aujourd'hui

Les cols bleus de Montréal entameront ce matin une grève tournante de 40 jours qui touchera, à tour de rôle, tous les arrondissements montréalais. Depuis minuit, les travailleurs manuels de Ville-Marie sont en débrayage alors que, demain, ce sera au tour des employés de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce de ne pas travailler.

Chacun des 19 arrondissements montréalais sera touché deux fois d'ici le 5 mars. Le syndicat des cols bleus a choisi cette tactique en disant ne pas vouloir paralyser la Ville. Tel que cela a été ordonné par le Conseil des services essentiels vendredi, les services de déneigement seront assurés si plus de neuf centimètres de neige s'accumulent au sol, au lieu de 2,5 centimètres tel que cela est prévu habituellement. L'enlèvement des ordures et la collecte sélective seront suspendus lors des jours de grève, tout comme la réfection des chaussées.
  • yvesdeau - Inscrit 30 janvier 2010 08 h 38

    Grève? Quelle grève?

    Le mot "grève" fait désormais parti du folklore québecois! Les syndiqués, devant se soumettre aux dispositions de la loi sur les services essentiels, doivent maintenir des effectifs presqu'aussi nombreux et sinon plus que les effectifs prévus par l'employeur lors de la période des vacances estivales! À toute fin pratique, le droit de grève n'existe plus. À quoi sert une grève si elle ne doit pas déranger? À rien...Tout ceci est un gros spectacle. L'employeur se bidonne puisqu'il sauve de l'argent et du même coup fait quelques déclarations aux médias afin de nourrir la grogne que les citoyens ont envers les Cols Bleus. Pour ce qui est des syndicats, ils appliquent timidement,( tout en prennant soin de ne pas déranger personne) ce qui est sensé être le moyen ultime de revendication lorsque toutes les tentatives de négotiations ont échouées...la grève. Il faut bien qu 'il fasse quelque chose pour les membres au salaire qu'ils ont! On est bien loin de l'époque où les leaders syndicaux étaient prêt à mettre leur propre liberté en jeu pour la cause. Loin du temps où ils étaient prêt à défier des lois conçues pour restreindre des droits fondamentaux aux travailleurs. Quand Pierre-Carl Péladeau dit que les syndicats sont trop fort cela me fait bien rire. Lui aussi doit bien se bidonner, le journal de Montréal se vend très bien et en plus c'est plein de travailleurs syndiqués qui l'achète! Ce n'est pas seulement nos leaders syndicaux qui n'ont plus de colonne, c'est les membres aussi! Même si le pouvoir d'achat des travailleurs syndiqués a considérablement diminué depuis une vingtaine d'année, ces derniers sont endettés jusqu'au cou et ont encore de quoi se nourrir dans le garde-manger donc ils ne veulent pas vraiment bouger. ils ont le sydicat qu'ils méritent...