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    Le cas des autobus du projet Bonaventure - La Société du Havre défend son choix

    2 décembre 2009 |Jeanne Corriveau | Montréal
    L'aménagement d'un corridor pour autobus sur la rue Dalhousie coûtera cher et suscite beaucoup de mécontentement, mais il s'agit de l'option la plus avantageuse pour les usagers des transports en commun. C'est l'un des arguments défendus hier soir par les promoteurs du projet de transformation l'autoroute Bonaventure lors d'une séance de consultation.

    La création d'un corridor réservé aux autobus sur la rue Dalhousie nécessitera des investissements évalués à 86 millions, car il faut creuser un tunnel dans le viaduc ferroviaire du CN. Si la Société du Havre a choisi cette coûteuse option — sept scénarios avaient d'abord été étudiés — , c'est notamment parce qu'elle permettra d'enregistrer les meilleurs temps de parcours pour les autobus venus de la Rive-Sud. «Il ne faut pas seulement considérer les coûts de construction, mais également les coûts d'exploitation, a fait valoir Michel Veilleux, vice-président de l'Agence métropolitaine de transport. À chaque fois qu'on augmente le temps de parcours des autobus de trois minutes, ça représente deux millions de dollars de plus par année pour le Réseau de transport de Longueuil en frais d'exploitation. Il s'agit donc de la solution la plus viable.»

    Cet argument n'a pas convaincu tous les citoyens présents à la séance tenue hier par l'Office de consultation publique de Montréal. «On croit au projet Bonaventure, mais on aimerait que les autobus circulent dans l'axe Bonaventure et non sur Dalhousie», a demandé le promoteur des condos Lowney, Jacques Vincent, qui appréhende l'impact qu'aura le passage de 1400 autobus quotidiennement sur la qualité de vie des résidants de ses projets immobiliers. Sa proposition a provoqué des applaudissements dans la salle, mais un représentant de la Ville de Montréal lui a répondu que la capacité routière de l'autoroute Bonaventure ne permettrait pas aux autobus d'effectuer le virage à gauche devenu nécessaire.

    Directeur général du RESO, Pierre Morrissette a pour sa part remis en question le maintien des deux accès au tunnel Ville-Marie, alors qu'à moins de 200 mètres se trouvent deux autres accès. Il s'agirait d'une exigence du MTQ qui craint les débordements sur son réseau routier.

    En raison du nombre important de participants à la consultation, une autre séance d'information devrait avoir lieu ce soir.












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