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Compteurs d'eau - Harel échoue à faire annuler le contrat de BPR

Jeanne Corriveau   2 décembre 2009  Montréal
Louise Harel
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Louise Harel

À retenir

    • Le conseil municipal a approuvé à l'unanimité la résiliation du contrat des compteurs d'eau
    • La Ville a encore besoin de l'expertise de BPR pour enterrer le contrat des compteurs d'eau soutient le maire Tremblay
    • Richard Bergeron appuie le maire Tremblay
Le conseil municipal de Montréal a approuvé à l'unanimité, hier, la résiliation du contrat des compteurs d'eau, mais la chef de l'opposition, Louise Harel, a échoué dans sa tentative pour mettre fin au contrat de la firme BPR, chargée de surveiller les travaux que devait exécuter Génieau. Tant l'équipe du maire Tremblay que celle de Projet Montréal, dirigée par Richard Bergeron, ont refusé de l'appuyer dans sa démarche. La Ville a encore besoin de l'expertise de BPR pour enterrer le contrat des compteurs d'eau, a estimé une majorité de conseillers.

Avec 42 voix contre 16, les élus montréalais ont rejeté la motion présentée par Louise Harel hier après-midi à l'occasion de la séance du conseil municipal. Seuls les membres de Vision Montréal ont appuyé cette motion.

L'équipe de Mme Harel souhaitait que la Ville mette fin au contrat d'une durée de cinq ans et d'une valeur de 4,7 millions de dollars accordé à BPR en 2008 grâce à une entente de gré à gré. BPR devait surveiller les travaux effectués par le consortium Génieau. Le contrat des compteurs d'eau étant en voie de résiliation, Mme Harel ne voyait pas l'utilité de continuer de payer BPR pour surveiller des travaux qui ne seraient pas réalisés.

Gérald Tremblay a expliqué que la Ville avait encore besoin de l'expertise de BPR, notamment pour évaluer les réclamations que fera le consortium Génieau, dont le contrat sera officiellement résilié demain par le conseil d'agglomération. Rappelons qu'une clause du contrat des compteurs d'eau prévoit des pénalités de résiliation de 1 % de la valeur du contrat, auxquelles s'ajoutent les coûts des travaux déjà réalisés. Jusqu'à maintenant, la Ville n'a reçu qu'une facture de 91 000 $, a répété le maire. «Nous sommes prudents. L'expertise de BPR va nous être très utile lorsque nous recevrons de Génieau une réclamation», a-t-il indiqué. L'aide de BPR permettra aussi à l'administration de gérer la transition avec les ressources internes de la Ville, a-t-il ajouté.

Pour la chef de l'opposition, il apparaît «illogique» de poursuivre le contrat de BPR puisque le contrat des compteurs d'eau sera résilié. «J'assiste aujourd'hui à un détournement de mandat, a-t-elle dit. Nous faisons face à une situation où l'estimé des travaux qui ont eu lieu, ou n'ont pas eu lieu, sera donné à une firme qui était elle-même chargée de surveiller les travaux qui ont, ou pas, été réalisés.»

Les troupes de Projet Montréal ont aussi rejeté la motion. À l'instar du maire Tremblay, leur chef, Richard Bergeron, croit que la Ville avait encore besoin de BPR. Le conseiller Alex Norris a toutefois avoué ressentir un certain malaise. «Le maire nous a indiqué qu'on était l'otage de BPR et que pour négocier un dédommagement de Génieau, nous n'avions pas l'expertise interne. Le contrat n'aurait jamais dû être octroyé à BPR», a-t-il dit en rappelant les liens professionnels qui unissaient BPR à Dessau, du consortium Génieau, avant l'octroi du controversé contrat.

Plus tard, les élus ont approuvé la décision d'annuler le contrat de 355,8 millions, mais cette fois, la décision a été unanime.

Michel Labrecque

Lors de cette séance du conseil, le maire Tremblay a également confirmé la nomination de Michel Labrecque à la présidence du conseil d'administration de la Société de transport de Montréal (STM). M. Labrecque occupait ce poste depuis janvier dernier, mais comme il a été battu lors des élections du 1er novembre dernier, M. Tremblay a dû man¶uvrer pour le replacer à ce poste en le nommant représentant des usagers, puis président. Il s'agit là d'un précédent puisque la tradition veut que la présidence soit confiée à un élu.

Tout en reconnaissant les compétences de M. Labrecque, les partis d'opposition ont lancé les hauts cris quant à cette «astuce» du maire. La chef de l'opposition a reproché à Gérald Tremblay de n'avoir nommé que des membres de son équipe pour siéger aux cinq postes du CA réservés aux élus. «Je constate que l'ouverture qui avait été annoncée il y a quelques semaines par le maire [...] se termine au moment même où ces nominations se font», a indiqué Louise Harel. De son côté, le conseiller Alex Norris, de Projet Montréal, a lancé: «Le maire n'a pas d'élus compétents qu'il peut nommer à ce poste?»

Le conseiller Marvin Rotrand assumera la vice-présidence du CA de la STM, alors que Dominic Perri, Jocelyn-Ann Campbell, Bernard Blanchet et Monica Ricourt, tous d'Union Montréal, occuperont les autres postes.

Les débats du conseil municipal, qui avaient débuté lundi soir, se sont poursuivis toute la journée hier. À un certain moment, excédée par la longueur des interventions des élus de l'opposition, la conseillère Jocelyn-Ann Campbell est intervenue pour demander un peu de retenue. «Les discussions vont dans toutes les directions. Je sais qu'il y a des conseillers ici qui étaient habitués de parler pendant des journées entières, soit à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des communes, mais ici, nous sommes au conseil municipal», a-t-elle déclaré. À 16h15, la séance a finalement été levée.
 
 
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  • Denis-Émile Giasson
    Abonné
    mercredi 2 décembre 2009 10h18
    Le pot de fer et le pot de terre!
    À monsieur Alex Norris, cet extrait de la Fable de Lafontaine.
    BPR-GENIEAU même invités à la même auge: votre chef
    serait-il fait d'argile?

    «Le pot de fer proposa
    Au pot de terre un voyage.

    (...)

    «Au moindre hoquet qu'ils trouvent,
    Le pot de terre en souffre; il n'eut pas fait cent pas
    Que par son compagnon il fut mis en éclats,
    sans qu'il y eut lieu de se plaindre.

    «Ne nous associons qu'avec que nos égaux,
    Ou bien il nous faudra craindre
    Le destin de ces pots.»

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mercredi 2 décembre 2009 10h35
    Le paradis de l'emploi.....
    Au lieu de critiquer les nominations de Tremblay sur 5 CA, Harel devrait plutôt se préoccuper du patronage florissant qui a cours au sein de la Commission scolaire de Montréal qui, comme nous l'apprenions dans le journal de Montréal, est devenu le repaire des pkiss et blockiss et le paradis d'emploi des enfants de certains de ces derniers, sous la gouverne de Diane de Courcy.

    Dans l'article, écrit par Sébastien Ménard, dans le Journal de Mtl du 27 novembre dernier, on peut y lire ce qui suit::
    ---------------------------------------------------------------
    "La fille de l'ex-ministre péquiste et chef de l'opposition à l'Hôtel de Ville de Montréal, Louise Harel, fait partie de l'équipe de commissaires de Diane de Courcy. Elle siège à côté de la fille du leader parlementaire, Pierre Paquet. Par ailleurs, le chef de cabinet de Diane de Courcy, Alain Lupien, et un ancien proche collaborateur d'André Boisclair "(Sébastien Ménard)
    ---------------------------------------------------------------

    Comme les pkiss affectionnent les enquêtes, une enquête serait peut-être de mise pour déterminer quels sont les critères d'embauche qui prévalent au sein de cette commission scolaire....et des privilèges accordés à un commissaire pkiss en particulier, Paul Trottier, un ancien attaché politique de Duceppe, qui vit à l'étranger depuis bientôt 15 mois tout en conservant son poste de commissaire.

    À trop vouloir brasser la merde chez le voisin, l'odeur finit pas se répandrechez-soi.!!!!

  • François Thivierge
    Inscrit
    mercredi 2 décembre 2009 23h09
    Le renard et Bergeron
    Le chef de projet Montréal, M. Richard Bergeron, connu pour son me, my self and I, est si flatter de faire parti du comité exécutif qu'il ne se peut plus, tout comme le corbeau laissant tomber son morceau de fromage dans la gueule du renard quand celui-ci le flattait sur sa si belle voix. Quel homme banal que ce pauvre Bergeron !

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