Compteurs d'eau - Le vérificateur général conteste les prétentions de BPR
Le vérificateur de la Ville de Montréal, Jacques Bergeron, soutient que, contrairement à ce que prétend BPR, il a rencontré au moins un haut dirigeant de la firme d'ingénieurs dans le cadre de son enquête sur le contrat des compteurs d'eau.
Jacques Bergeron a tenu hier à donner la réplique au président de la division Infrastructures de BPR, Yvon Tourigny, qui, dans une lettre envoyée au maire Gérald Tremblay mercredi, contestait les conclusions du rapport du vérificateur sur le contrat des compteurs d'eau. Dans cette missive, M. Tourigny soutenait que Jacques Bergeron avait utilisé des données «dépassées et erronées» lorsqu'il avait étudié le dossier, induisant du même coup la population et les élus en erreur. Il reprochait également à M. Bergeron de n'avoir rencontré aucun haut dirigeant de BPR pendant son enquête, ce qui l'aurait empêché de bien saisir les aspects techniques du projet. M. Tourigny laissait entendre que BPR pourrait engager des actions judiciaires contre M. Bergeron.
Jacques Bergeron a affirmé hier au Devoir avoir utilisé les données fournies par la Ville de Montréal et se demandait comment BPR pouvait parler d'informations «dépassées et erronées». Il a soutenu avoir rencontré «au moins un haut dirigeant» de l'entreprise au cours de son enquête, mais il a refusé de dévoiler des noms, alléguant qu'il s'agissait d'une information confidentielle. M. Bergeron a par ailleurs signalé que, selon la Loi sur les cités et villes, le vérificateur ne pouvait être poursuivi en justice «en raison d'une omission ou d'un acte accompli de bonne foi».
Rapport critique
Rappelons que dans son rapport déposé en septembre dernier, Jacques Bergeron avait sévèrement critiqué tout le processus entourant l'octroi du contrat de 356 millions de dollars à Génieau, égratignant du même coup la firme BPR, qui avait accompagné la Ville dans le dossier. Au lendemain de la publication de ce rapport, le maire a annoncé son intention de résilier le contrat, une décision qui sera entérinée par le conseil d'agglomération le 3 décembre prochain.
BPR en veut également à la chef de l'opposition, Louise Harel, qui a accusé BPR d'avoir trompé les élus lors d'une séance extraordinaire du conseil municipal tenue en avril dernier. Une mise en demeure lui aurait été envoyée, exigeant d'elle qu'elle fasse paraître une rétractation dans Le Devoir et La Presse, qui ont rapporté ses propos.
Mme Harel, qui est au Mexique jusqu'à dimanche, a indiqué hier qu'elle n'avait pas pris connaissance de cette mise en demeure et que son bureau ne l'avait pas reçue.
Jacques Bergeron a tenu hier à donner la réplique au président de la division Infrastructures de BPR, Yvon Tourigny, qui, dans une lettre envoyée au maire Gérald Tremblay mercredi, contestait les conclusions du rapport du vérificateur sur le contrat des compteurs d'eau. Dans cette missive, M. Tourigny soutenait que Jacques Bergeron avait utilisé des données «dépassées et erronées» lorsqu'il avait étudié le dossier, induisant du même coup la population et les élus en erreur. Il reprochait également à M. Bergeron de n'avoir rencontré aucun haut dirigeant de BPR pendant son enquête, ce qui l'aurait empêché de bien saisir les aspects techniques du projet. M. Tourigny laissait entendre que BPR pourrait engager des actions judiciaires contre M. Bergeron.
Jacques Bergeron a affirmé hier au Devoir avoir utilisé les données fournies par la Ville de Montréal et se demandait comment BPR pouvait parler d'informations «dépassées et erronées». Il a soutenu avoir rencontré «au moins un haut dirigeant» de l'entreprise au cours de son enquête, mais il a refusé de dévoiler des noms, alléguant qu'il s'agissait d'une information confidentielle. M. Bergeron a par ailleurs signalé que, selon la Loi sur les cités et villes, le vérificateur ne pouvait être poursuivi en justice «en raison d'une omission ou d'un acte accompli de bonne foi».
Rapport critique
Rappelons que dans son rapport déposé en septembre dernier, Jacques Bergeron avait sévèrement critiqué tout le processus entourant l'octroi du contrat de 356 millions de dollars à Génieau, égratignant du même coup la firme BPR, qui avait accompagné la Ville dans le dossier. Au lendemain de la publication de ce rapport, le maire a annoncé son intention de résilier le contrat, une décision qui sera entérinée par le conseil d'agglomération le 3 décembre prochain.
BPR en veut également à la chef de l'opposition, Louise Harel, qui a accusé BPR d'avoir trompé les élus lors d'une séance extraordinaire du conseil municipal tenue en avril dernier. Une mise en demeure lui aurait été envoyée, exigeant d'elle qu'elle fasse paraître une rétractation dans Le Devoir et La Presse, qui ont rapporté ses propos.
Mme Harel, qui est au Mexique jusqu'à dimanche, a indiqué hier qu'elle n'avait pas pris connaissance de cette mise en demeure et que son bureau ne l'avait pas reçue.
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