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Journalisme et démocratie - Les électeurs restent indifférents à l'appel des médias

Stéphane Baillargeon   3 novembre 2009  Montréal
Les élections municipales à Montréal ont suscité une attention médiatique inhabituelle
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Les élections municipales à Montréal ont suscité une attention médiatique inhabituelle
Comment juger le travail des médias dans les dernières campagnes municipales? Et l'ascendant des éditorialistes? Et les rapports entre le politique et le médiatique dans notre société?
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  • Tim Yeatman
    Abonné
    mardi 3 novembre 2009 08h17
    Continuer, parce qu'on y croit!
    C'est très décourageant, en effet, de sonner l'alarme et personne ne réagit, ou presque. Je milite en environnement, et c'est le même problème: l'apathie de la masse. Il y a des moments de découragement, mais il faut continuer d'informer, d'éduquer, de renseigner. Parce que personne d'autre ne le fait.

    Johanne Dion,
    sur le courriel de mon conjoint,
    Richelieu, Qc

  • Andre Jacques
    Abonné
    mardi 3 novembre 2009 09h37
    On y croit de moins en moins
    Le monde ordinaire ne crois plus à la politique à part ceux qui en font un intérêt personnel.

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 3 novembre 2009 10h15
    Le cynisme encouragé par la classe politique
    On le sait maintenant depuis longtemps car nombre d'enquêtes l'ont relevé, les politiciens ne sont pas crédibles. Peu importe si ce n'est que l'apparence, le résultat est là.

    Il faudrait un sérieux coup de barre pour effectuer le rattrapage. Un exemple criant nous est tombé sur la tête avec les élections municipales et les magouilles dans l'industrie de la construction. Il ne faut pas être très perspicace pour constater à quel point les politiciens sont traînés dans la boue actuellement sur toutes les tribunes, dans la rue et surtout dans l'Internet. Le refus du gouvernement Charest de donner un signal fort avec une commission d'enquête alimente encore plus le désabusement.

    Les journalistes eux aussi doivent jouer leur rôle qui est d'exiger et de démontrer qu'elle est nécessaire. Les citoyens sont persuadés qu'ils n'y peuvent rien, que c'est le système lui-même qui est construit sur la fraude et la magouille et par conséquent ils ne vont pas voter.

    ...

  • Tim Yeatman
    Abonné
    mardi 3 novembre 2009 10h56
    Y croire, ou en crever!
    Il faut continuer d'y croire, pas seulement croire à la politique, mais croire au bon journalisme, et croire en la démocratie. Et pour ce qui est d'avoir des intérêts personnels, nous en avons tous: l'air que l'on respire, l'eau de notre robinet, la nourriture dans notre assiette, les taxes et les impôts que nous payons. C'est dans notre intérêt à tous d'y voir. Sinon, quelqu'un d'autre va y voir, et pas nécessairement à notre avantage. La magouille, il y en a, parce qu'on n'y voit pas. Vous êtes pas tannés de vous faire passer des sapins? Voyez-y!

    Johanne Dion,
    sur le courriel de mon conjoint,
    Richelieu(royaume du porc élevé sur du béton, parce que d'autres y auront vu), Qc

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    jeudi 5 novembre 2009 10h04
    Les supposés Robins des bois....
    Certains journalistes à sensation ne font qu'exécuter des commandes qui leur proviennent d'en haut...!

    Ils sont prêts à dénoncer n'importe qui et n'importe quoi en autant qu'ils en recueilleront les bénéfices sur le plan personnel.

    Certains journalistes sont des opportunistes et leur crédibilité laisse à désirer. C'est ce que je retiens de la campagne de salissage orchestrée par La Presse dans le but ultime de dégommer Gérald Tremblay.

    Et maintenant que vous avez échoué, allez vous faire voir ailleurs!

  • Chryst
    Abonné
    vendredi 6 novembre 2009 13h41
    L'orientation donnée, le problème
    Le journalisme d'enquête aiderait pourtant à se remettre en question tout en regagnant la confiance de la population.

    Je me prends en exemple. Ayant convoqué les médias en juin dernier, seule la journaliste de Radio-Canada donna suite à notre convocation ainsi qu'une d'un journal local, la veille du jour prévu pour la conférence de presse. Aucun journaliste ne se pointa le bout du nez. Nous n'avions aucune notoriété, malgré que notre cas fût apparemment une question de santé publique.

    L'on est surpris ensuite que la population n'aie plus confiance en la classe journalistique. On est devenu routinier, préférant le quotidien et la sécurité matérielle.

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