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Lendemains d'élections - Un geste bien timide

Bernard Descôteaux   3 novembre 2009  Montréal
La leçon donnée par les électeurs montréalais à l'administration du maire Gérald Tremblay a-t-elle porté? Moins de 24 heures après avoir obtenu de justesse un troisième mandat, il dévoilait hier des mesures qui lui permettront, pense-t-il, de regagner la confiance de ses concitoyens. Des mesures bien timides toutefois, qui ne sont, il faut l'espérer, qu'un premier pas.

Cette réaction de Gérald Tremblay est pour le moins tardive. Alors qu'il est confronté depuis des mois à des révélations sur l'existence d'un système mafieux dans l'octroi des contrats à l'Hôtel de Ville, c'est la première fois qu'il reconnaît de façon aussi explicite l'existence d'un problème de confiance. Chose qu'il aurait pu faire bien avant aujourd'hui.

Cette réaction, on peut l'imaginer inspirée par le vertige qu'il a pu ressentir devant les résultats du scrutin. Il aurait fallu que le chef d'Union Montréal soit complètement aveugle pour ne pas voir la profondeur du doute des Montréalais quant à l'intégrité de son administration. Non seulement ont-ils réduit sa majorité à presque rien, mais, en plus, ils ont rejeté ses candidats-vedettes, comme André Lavallée, Michel Labrecque et Diane Lemieux, qui devaient être ses principaux collaborateurs.

Les mesures qu'il annonce ne sont en rien extraordinaires. Elles se résument à mettre au neutre une partie du programme d'investissements de la Ville, le temps qu'il convienne quoi faire à la suite de consultations avec le gouvernement du Québec pour resserrer les contrôles d'attribution des contrats de la Ville. On se serait attendu à plus que des gestes administratifs.

Des propos tenus hier, il faut d'abord comprendre que Gérald Tremblay n'a nulle intention de regarder en arrière. Pas question d'une enquête publique dont la nécessité a été exprimée si souvent. Même le maire de Québec, Régis Labeaume, estime que seule une telle enquête sur les processus d'octroi des contrats sera en mesure de redonner confiance aux Québécois dans leurs institutions publiques. Elle permettrait de passer en revue chacun des contrats majeurs attribués par Montréal ces dernières années pour déterminer les cas où il y a eu collusion entre entrepreneurs et les pertes subies par la ville. Un tel exercice, s'il pourrait être gênant pour l'administration actuelle, n'en est pas moins indispensable.

Pas un mot de sa part par ailleurs sur le rôle du privé dans la gestion des contrats municipaux. S'il y a une chose qui devrait s'imposer à tous au lendemain de l'élection, c'est la nécessité de sortir les firmes d'ingénieurs de l'Hôtel de Ville. Il ne leur appartient pas de définir les projets d'investissement et la préparation des appels d'offres, comme pour le contrat des compteurs d'eau. En contrepartie, il faut redonner à la fonction publique municipale la maîtrise d'oeuvre de ces grands projets et reconstituer l'expertise dont elle s'est départie depuis une quinzaine d'années.

Il aurait été bon d'entendre M. Tremblay dire, dès ce lendemain d'élections, qu'il partage le point de vue de ses fonctionnaires à ce sujet. De la même manière, il aurait pu annoncer sa volonté de renforcer le contrôle des élus sur les décisions du comité exécutif. La création d'une commission du conseil chargée de passer en revue toutes les grandes décisions financières de l'exécutif constituerait un contrepoids au pouvoir excessif de l'exécutif.

Au lendemain de cette élection, on aurait aimé entendre exprimer une claire volonté de changement. Entendre Gérald Tremblay dire «je vous ai entendus». Pour l'instant, on ne peut être sûr que la leçon a porté.
 
 
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  • Normand Carrier
    Abonné
    mardi 3 novembre 2009 06h20
    Gérald Tremblay et Jean Charest , même combat ......
    Ces deux la partagent les mêmes solutions a la pièces et feront tout pour éviter une enquête publique qui risquent en mettant leur système de magouilles a jour , de les éclabouuser a tout jamais ....
    GÉRALD TREMBLAY AVAIT L'ATTITUDE d'un maire qui n'a rien vu et entendu depuis huit ans mais qui va faire semblant de faire un ménage en surfant pour ne rien corriger en profondeur . Il est décourageant de voir ces libéraux avoir autant de choses a cacher et il ne faudra pas les laisser faire .....
    Normand Carrier

  • Normand Carrier
    Abonné
    mardi 3 novembre 2009 06h55
    Franchement madame Chouinard , vous ne comprenez rien ou faites semblant de rien comprendre .....
    A mon attention vous écrivez que <les libéraux n'ont pas le droit d'être anti-pkiss mais que les pkiss ont le droit d'être anti-libéral> ! Vous affirmer tout le contraire de ce que je préconise en encourageant le dialoque et les débats entre gens qui ne pensent pas pareil ....Mais ce que je vous reproche est d'attaquer les adversaires souvent personnelement en ayant vous même aucune analyse et solution politique sur les événements qui se produisent sur une base quotidienne et sont commentés par les jounalistes , chroniqueurs et éditorialistes du Devoir ! Vous attendez que les commantaires se fassent pour les lire et allez attaquer les adversaires .. PAS FORT COMME APPROCHE ....
    SELON L'ÉVANGILE DE MAM CHOUINARD C'EST Louise Harel qui a provoqué le déclin de Montréal avec ses fusions sauvages et a ouvert les portes aux magouilles en rendant la ville ingouvernable et hors de controle ! CE N'EST PAS EN RÉPÉTANT UNE FAUSSETÉ A RÉPÉTITION QU'ELLE DEVIENDRA VRAIE ! CE SONT LES DÉFUSIONS EFFECTUÉES PAR JEAN CHAREST qui a laissé ce système bureaucratique qui a une structure excessivement lourde avec tous ces maires d'arrondissement , de conseillers de toutes sortes et leur personnel politique et administratif .....Vous êtes pas s'en savoir que 85% des villes fusionnées ont refusés de défusionner et ces villes s'en portent très bien a tous les points de vue tel Québec , Saguenay , Sherbrooke , Gatineau , Trois-Rivières , Rimouski ect. DANS VOTRE DÉLIRE PARTISAN , c'est toujours la faute des pkiss pour tous les gestes de Jean Charest ! IL y a des magouilles a Laval et cette ville est fusionnée depuis les années soixante car ce n'est pas les structures qui causent les magouilles mais les hommes qui y travaillent par leur manque d'éthique , d'honnêteté et de transparance .....
    MENTIR ET UTILISER LES SOPHISMES COMME VOUS LE FAITES ne mène qu'a une partisannerie bête et méchante et dessert tout le monde et a force de dire n'importe quoi comme vous le faites , vous risquez d'être affublée du titre de < madame n'importe quoi > ......
    Normand Carrier

  • Etienne Merven
    Inscrit
    mardi 3 novembre 2009 09h58
    Dédicément M. Charrier...
    Vous dites ceci dans un commentaire ce matin : « SELON L'ÉVANGILE DE MAM CHOUINARD C'EST Louise Harel qui a provoqué le déclin de Montréal avec ses fusions sauvages et a ouvert les portes aux magouilles en rendant la ville ingouvernable et hors de controle ! CE N'EST PAS EN RÉPÉTANT UNE FAUSSETÉ A RÉPÉTITION QU'ELLE DEVIENDRA VRAIE ! CE SONT LES DÉFUSIONS EFFECTUÉES PAR JEAN CHAREST qui a laissé ce système bureaucratique qui a une structure excessivement lourde avec tous ces maires d'arrondissement , de conseillers de toutes sortes et leur personnel politique et administratif ».
    Comment pouvez-vous être si sûr de ce que vous avancez? Je pense que votre propos est teinté de partisanerie, comme celui de beaucoup de personnes...
    Selon moi, un point de vue peut être aussi bon qu'un autre. Les gens sont d'un bord ou d'un autre et n'analysent pas les événements de la même façon.
    Or donc, évitez de dire que Mme Chouinard dit des faussetés, car quelqu'un d'autre peut très bien dire que c'est vous qui en dites...
    Personne ne détient ni la science infuse ni la vérité...

  • Pierre Tremblay
    Inscrit
    mardi 3 novembre 2009 10h04
    QUE VOULEZ-VOUS DE PLUS... cher public
    le monde l'aime. Il a eu un 3ième mandat sur un plateau d'argent. Il a 4 ans à gouverner. Il va faire comme Jean Charest: pas de vague et attendre les feux. Que ferait-on à sa place?. Après tout ce qui c'est dit et écrit, il est encore au pouvoir. On ferme notre boîte et on continue de ch... Non, on peut pas, on a même pas été voter.

  • Claude Champagne
    Abonné
    mardi 3 novembre 2009 10h55
    un bon soldat
    bravo M.Carrier, tres précise votre analyse, votre réplique à mde.c.
    < Le triomphe des démagogies est passager, mais les ruines sont éternelles. >
    [Charles Péguy

  • Normand Carrier
    Abonné
    mardi 3 novembre 2009 11h49
    Alors , démontrer- moi le contraire avec des faits , monsieur Merver......
    Il y a des faits connus et indéniables car la vérité a préséance ! N'importe lequel analyste politique ou expert sur les défusions vous le dira et si vous n'avez pas d'autres arguments alors je vous souhaite une bonne journée monsieur Merver...
    Normand Carrier

  • Marthe Pouliot Duval
    Abonné
    mardi 3 novembre 2009 11h54
    journalistes indispensables
    les journalistes,les vrais, sont les chiens de garde de la démocratie,Qu'ils en soient remerciés pour leur travail.C'est tout ce qu'il nous reste...et malgré tous les efforts qu'ils font pour nous réveiller,on continue à dormir dans le confort et l'indifférence.
    Dans les pays totalitaires, on les assassine, les emprisonne ou les censure, ce serait dommage qu'on en vienne là...

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mardi 3 novembre 2009 12h47
    À madame Chouinard
    Et puis, si vous voulez du respect, commencez donc par nommer vos adversaires par leur nom. Faire comme vous faites est d'un ridicule! Même si vous aviez raison par moments, ça enlève toute crédibilité à ce que vous dites.

  • Pierre Allard
    Inscrit
    mardi 3 novembre 2009 14h25
    Le seul espoir est à Ottawa
    Dommage, mais le Québec vient de démontrer son incapacité à de gouverner autrement que dans le moule d'une république de bananes. Inutile de se tordre les mains et de blàmer qui que ce soit, sauf nous. NOUS avons élu Charest. NOUS avons élu Tremblay. Nous sommes aussi sûrement sous la coupe de la corruption que tous ces quasi pays bien souverains qu'on dit "en développement", où une petite oligarchie locale, de connivence avec le corporatisme mondial, exploite ses autochtones sous la houlette de gangs armés.

    Notre chance, c'est que nous appartenons encore à un ensemble canadien, que la Cour Supérieure a encore en droit de surveillance sur nos corps publics et qu'il est encore possible que la GRC entre mettre les menottes à cette faune de malfrats qui occupent des postes électifs.

    Attention ! Il n'est pas du tout certain que la corruption n'ait pas aussi gangrené les institutions fédérales, mais c'est la chance qui reste a courir. Personne dans son bon sens ne peut penser que le régime en poste à Québec résoudra le problème.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/10/24/la

    Pierre JC Allard

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mardi 3 novembre 2009 17h08
    La multi indifférence montréalaise
    Incroyable 38 % de participation après les reportages sur la corruption ! Ce pourrait-il que GESCA ait eu le dernier mot en laissant aux montréalais le choix de voter pour n'importe lequel des trois candidats ? Les pures laines mouillées sont restés chez eux ! Tremblay pourra se promener dans Montréal sans gêne étant donné qu'une forte majorité n'a pas daignée se déplacer pour aller voter, épuisée, sans doute, après la longue attente pour se faire vacciner.

    Montréal mort, comme dirait VLB

    Claude L'Heureux, Québec

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