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Tremblay résiste à l'assaut

Alec Castonguay   2 novembre 2009  Montréal
Gérald Tremblay, le maire réélu de Montréal
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Gérald Tremblay, le maire réélu de Montréal
Le vent de changement n'a pas soufflé aussi fort que prévu hier soir à Montréal. Plongé dans les controverses tout au long d'une campagne électorale âprement disputée, le maire sortant de Montréal, Gérald Tremblay, a réussi à se faire réélire à la tête de la métropole du Québec. Ses appuis ont résisté à l'assaut d'une opposition divisée sur deux fronts.

Gérald Tremblay a récolté 37 % des voix, en route vers une victoire serrée. Il devançait Louise Harel (33 %) et Richard Bergeron (26 %). La majorité de Gérald Tremblay dépasse les 13 000 voix.

Loin derrière, Louise O'Sullivan a récolté près de 2 %, alors que Michel Bédard devait se contenter de 1,3 %. Ensemble, Mme O'Sullivan et M. Bédard ont obtenu 11 500 voix.

Aucune vague de fond n'a emporté la mairie de Montréal. L'écart de quelques points entre Gérald Tremblay, Louise Harel et Richard Bergeron a pris forme dès le début de la soirée et ne s'est pas démenti. Le vote de protestation s'est finalement divisé entre Louise Harel, de Vision Montréal, et Richard Bergeron, de Projet Montréal. Ensemble, ils ont récolté près de 59 % des voix.

À Union Montréal, le parti du maire sortant, on donnait le crédit de cette victoire à l'arraché à une machine électorale bien huilée et aux 1600 bénévoles qui ont certainement fait une différence dans une bataille aussi rangée. Tard hier soir, Gérald Tremblay a souligné sa victoire en affirmant qu'il voulait «regagner la confiance de tous les Montréalais». «Notre administration a été secouée par des événements et la confiance a été mise à rude épreuve, a-t-il dit. Les citoyens veulent du changement et nous incarnons ce changement.»

Le maire de Montréal semble lui aussi vouloir faire un certain ménage. «Les citoyens veulent que Montréal soit exemplaire à tous les égards. Ils veulent que Montréal soit exemplaire en ce qui a trait à l'intégrité. Soyez assuré que je vous ai entendu», a dit Gérald Tremblay. Il a ajouté: «Mon défi politique est de regagner la confiance de tous les Montréalais. Mon défi comme maire est de vous redonner confiance dans les institutions de Montréal.»

Fait à noter, Diane Lemieux, promise au rôle de bras droit de Gérald Tremblay, a été élue conseillère dans Ahuntsic-Cartierville, ce qui lui ouvre la porte du comité exécutif.

La déception était évidente dans le clan de Louise Harel, même si cette dernière devient chef de l'opposition. «C'était un rendez-vous important pour les Montréalais, a dit Louise Harel. Les électeurs ont fait un autre choix. Nous le respectons. J'aurais aimé qu'ils votent pour le changement, mais convenons qu'ils n'ont pas voté pour le statu quo. Les deux tiers des électeurs ont voté contre le statu quo», a-t-elle dit devant ses partisans. Elle a affirmé vouloir continuer «le combat» au conseil municipal. «Il faudra être vigilant pour mettre fin à la corruption, à la collusion et à la sous-traitance trop chère», a-t-elle ajouté.

Du côté de Richard Bergeron, la défaite a une saveur de victoire. Le parti n'a peut-être pas remporté la mairie, mais les gains sont importants. M. Bergeron, inconnu du grand public il y a à peine quelques semaines, a largement dépassé les 9 % obtenus en 2005. Il siégera au conseil municipal.

Projet Montréal ajoutera également quelques conseillers municipaux et probablement deux mairies d'arrondissement (Plateau-Mont-Royal et Ahuntsic-Cartierville). Le Plateau a été arraché à un candidat-vedette d'Union Montréal, Michel Labrecque, président du conseil d'administration de la Société de transport de Montréal (STM).

«On a toutes les raisons d'être fier de ce qu'on a fait. Nous n'étions rien il y a cinq ans», a lancé Richard Bergeron hier soir devant quelques centaines de partisans. «Maintenant, Gérald Tremblay doit se montrer à la hauteur de la confiance de la population», a-t-il ajouté, soutenant qu'il s'agit du «dernier mandat de Gérald Tremblay». «Nous serons là en 2013», a-t-il promis.


Faible taux de participation

Le taux de participation à Montréal s'est révélé plus faible que prévu. Il a à peine atteint les 35 % — selon les derniers résultats disponibles — soit loin des 50 % souhaités par le directeur général des élections du Québec. En 2005, il avait également été de 35 %.

Pour l'ensemble du Québec, le taux de participation sera connu aujourd'hui seulement. En 2002, afin d'augmenter le taux de participation aux élections municipales, le gouvernement du Québec a obligé toutes les municipalités de la province à tenir leurs élections en même temps. Le premier événement commun s'est déroulé en 2005, mais le taux de participation de ces élections générales n'a pas été à la hauteur des attentes.

Hier, quelque 839 villes et villages du Québec devaient élire un dirigeant. Huit municipalités seront sans maire après les élections puisque personne ne s'est porté candidat. Il faudra donc reprendre ces élections.


Mandat majoritaire

Outre le poste de maire, âprement disputé, la grande inconnue à Montréal était la composition du conseil municipal. Une course aussi serrée pouvait réserver des surprises, y compris celle de voir le maire diriger une équipe minoritaire. En incluant le maire de la Ville, 65 élus siègent au conseil, soit 18 maires d'arrondissements et 46 conseillers municipaux. La majorité requise était de 33 élus.

Union Montréal a remporté 37 conseillers, suivi de Vision Montréal (16) et de Projet Montréal (10). Gérald Tremblay a donc reçu un mandat majoritaire au conseil municipal.

Dans la métropole, un autre enjeu se superposait, celui des mairies d'arrondissements, qui possèdent de grands pouvoirs, notamment celui de taxer et de donner des services de proximité. Dix-huit mairies étaient dans la balance (sur les 19 arrondissements, puisque Ville-Marie a automatiquement le maire de Montréal comme dirigeant). Depuis 2005, Union Montréal, le parti de Gérald Tremblay, dominait 17 des 19 arrondissements. Vision Montréal n'avait que deux mairies (Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension).

Hier, Union Montréal en a remporté 12, alors que Vision Montréal conservait ses deux mairies (notamment avec Réal Ménard dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve). Projet Montréal était en voie d'en remporter deux.

Deux arrondissements étaient trop serrés pour désigner un vainqueur. Dans Rosemont—La-Petite-Patrie, le maire sortant d'Union Montréal, André Lavallée, a perdu sa bataille, mais le gagnant n'était pas désigné. L'équipe Harel était en avance de peu tard dans la nuit. Dans le Sud-Ouest, l'Équipe Harel dominait par quelques dizaines de voix seulement. Vision Montréal pouvait donc ajouter deux mairies. Les résultats définitifs seront connus ce matin seulement.

Outre sa victoire dans Plateau-Mont-Royal, Projet Montréal était également en avance dans Ahuntsic-Cartierville, avec Pierre Gagnier. Il devançait d'une courte longueur François Purcell (Union Montréal) et Zaki Ghavitian (Vision Montréal).

Dans Anjou, malgré les controverses de fin de campagne, Luis Miranda (Union Montréal) a été réélu. Dans l'arrondissement chaud de Montréal-Nord, le nouveau maire, Gilles Deguire (Union Montréal), est un ancien policier.
 
 
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  • Pierre Samuel
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 06h59
    Lendemain d'Halloween chez «les masqués»!
    Absolument invraisemblable! Dire que Montréal, en des temps plus «glorieux», se vantait que «la fierté» avait une ville!» Malheureusement, avec l'assentiment complice de près de 70% de citoyens cataleptiques et une «opposition du chacun pour soi», LA HONTE a juteusement pris le relais!

    Dur lendemain d'Halloween que de réaliser que les «je-m'en-foutistes» montréalais sont majoritaires et en bon droit de conserver piteusement leur masque pour un autre quatre ans! Tout à fait compréhensible dans les circonstances mais néanmoins déshonorant!

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 07h13
    Labeaume 153,680 votes, Tremblay 141,650
    Labeaume est le politicien le plus populaire au Québec. En tout cas celui qui a obtenu le plus de votes:
    Labeaume 153,141
    Tremblay: 141,650
    Duceppe: 24,103
    Charest: 13,694
    Marois: 10,510

  • Caroline Moreno
    Inscrite
    lundi 2 novembre 2009 07h22
    Une belle jambe pour Montréal
    Vive la mafia et la corruption !

  • Ti Gus
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 08h56
    Renouveau?
    Le maire Tremblay a parlé de son parti comme celui qui représente le changement lors de son allocution. Quel changement? Avec une baisse de 16% d appuis par rapport a son dernier mandat et une paricipation tres faible, je crois pas que le maire Tremblay puisse savourer cette victoire. Il a gagné tout simplement parce que le vote a été divisé. Avec pres de 63% des gens qui ont votés contre le parti du maire Tremblay, j espere que le gouvernement du Québec a la meme lecture que nous et qu il fera le nécessaire afin d assainir cette ville moribonde.

  • Vincent houde
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 08h59
    En anglais on dit
    Fool me once, shame on you.
    Fool me twice shame on me.
    Les Montréalais peuvent se dire cela aujourd'hui, honte à tous ceux qui ont voté Tremblay, spécialement les péquistophobe et les souverainistophobe.
    You're stuck with 4 years of crap

  • Jerome Letnu
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 09h02
    Une belle leçon pour tous les QS de ce monde
    Quand on veut proposer du nouveau, il faut commencer par détrôner l'adversaire politique principal en ne divisant pas les votes, et s'attaquer à l'adversaire politique secondaire aux élections suivantes.

    En se montrant capable de faire preuve de patience pendant 4 ans de plus, ceux qui réclame le vote proportionnel m'inspireraient confiance. Au lieu de cela, ils réclame un système favorisant l'instabilité et ils me démontrent qu'ils ne sont aucunement capable de faire des compromis.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 09h08
    Victoire de la mafia
    La majorité de Tremblay permettra des ententes factuelles entre le Conseil exécutif et les contracteurs du club Tremblay. Les magouilles continueront à moins que Québec mette Montréal en tutelle. Quelle fierté nous envahis!

  • Claude Archambault
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 09h45
    @ TiGus
    Si il est vrai que près de 63% ont voté contre Tremblay, Ils sont encore plus nombreux à avoir voté cotre Harel.

    En démocratie la voix du peulple a toujours raison.

    Et il ne faut surtout pas penser comme semble laisser croir M. Letnu qu'avec une opposition uni, c-à-d sans M. Bergeron que les 23% obtenu par ce dernier auraient tous été attribué à Harel. Car plusieur ne voulait pas Tremblay, mais comme moi voulait encore moins Harel.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 09h50
    @ M. Houde
    Quand on est fédéraliste, il est plus que naturel de ne pas vouloir supporter, ou même donner une chance à un péquiste ou un souverainiste. Surtout si cette victoire sert de tremplin pour sa cause.
    Montréal est une ville fédéraliste en majorité, toute personne avec un passé aussi militant et entaché par son option n'a aucune chance d'être accepté et entre vous et moi, its better that way.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    lundi 2 novembre 2009 10h47
    A chacun ses phobies...
    " (..)honte à tous ceux qui ont voté Tremblay, spécialement les péquistophobe et les souverainistophobe (

    ...s'il y a des péquistophobes et des souverainistophobes c'est parce qu'il y a des ethnophobes et des francocanadophobes....!

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    lundi 2 novembre 2009 10h54
    Commission d'enquête....
    Il devrait y avoir une commission d'enquête sur les pratiques journalistiques de diffamation qui ont cours actuellement dans nos médias d'information et des accointances de ces derniers!

  • Bernard Gervais
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 11h49
    Quand l'opposition est divisée...
    Il y a quelques mois, Mme Harel avait proposé à Richard Bergeron de former une alliance, mais celui-ci avait catégoriquement refusé.

    Résultat, l'opposition fort divisée a permis à Gérald Tremblay de se faufiler et de l'emporter à nouveau.

    Cela est vraiment dommage car, compte tenu de toutes les histoires de corruption révélées par les médias à son sujet, l'administration actuelle de Montréal ne méritait aucunement d'être réélue.

    Que fera, maintenant, le maire Tremblay pour rétablir la bonne réputation de sa ville, pour que les journalistes d'ici et de l'étranger cessent de comparer Montréal à Palerme ?

  • Gilbert Talbot
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 11h54
    Jour des Morts
    Hier c'était la Toussaint, on espérait vraiment que tous les saints du Québec (et il y en a toute une armée dans nos villes et villages) enverraient l'ange exterminateur pour faire le grand ménage dans tous les Sodome et Gomorrhe du pays. Aujourd'hui deux novembre 2009, c'est le Jour des Morts : l'Ange exterminateur est demeuré à la maison à regarder l'ADISQ à la télévision. (C'est vrai qu'ils avaient désertés nos églises longtemps auparavant : on se rend compte que la sainteté n'a plus grand pouvoir ici!))

    Or donc, les pourris et corrompus sont demeurés au pouvoir ; (je veux dire tous ces mafieux économiques, éthiques et politiques, vous m'avez compris j'en suis sûr). C'est la victoire de monsieur et madame quidam (vous souvenez-vous de cette chanson de Guy Béart ; il s'appelait quidam)

    L'opposition qui a été élue à Montréal, (elle a quand même reçu la majorité des votes), que fera-t-elle demain ? Le GBS (nouveau saint de la pub) leur souffle à l'oreille qu'il devrait se coaliser, mais la coaliton n'a pas été une option à date, ni à Otawa, ni à Québec. Pourquoi le serait-elle à Montréal ?

    Dans ma petite ville de Saguenay on a trouvé la solution : on a tout simplement éliminé toute opposition et courronner le maire Prieur Jean La La Tremblay, qui n'en voulait pas d'opposition lui. Faut croire que c'est elle, l'Opposition, qui est morte aujourd'hui.

  • Patrick Asselin
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 13h13
    La corruption récompensée
    Le maire le plus insignifiant de l'histoire de montréal avec une forte probabilité de corruption en prime et le voilà de retour. Accurso doit respirer un peu mieux à moins que québec décide de mettre Montréal sous tutelle. C'est d'ailleurs la rumeur qui court aujourd'hui.

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 13h14
    @Raymonde Chouinard: Si les pratiques journalistiques sont si diffamantes...
    peux-tu nous dire par quelle source tu tiens ces convictions si fortes qui sont les tiennes? On aimerait savoir la source fiable qui te motive tellement.

  • Patrick Lavoie
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 13h26
    Tremblay n'est pas élu!
    À quand un système électoral à deux tours?
    Le résultat de cette élection ne reflète PAS la volonté de la majorité des citoyens! Ce n'est donc pas de la démocratie!!! Même chose au provincial et au fédéral... Ni Charest, ni Harper ne seraient là avec un deuxième tour.
    Si la gauche est divisée, c'est qu'elle est pluraliste et diversifiées dans ses solutions... alors que la droite est unie autour d'une idée: toujours plus d'argent pour les riches... La liberté du chacun pour soi!!!
    Désolé, mais le pouvoir dans ces conditions est illégitime.
    À tous ceux qui se sentent floués je dis: arrêtons de payer nos taxes à de faux-élus qui ne nous représentent pas!

  • Etienne Merven
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 15h24
    Encore du déchirage de chemise...
    Mais ce n'est pas possible d'être aussi mauvais perdants!

    Les urnes ont parlé. Les électeurs de Montréal, ceux qui ont bien voulu se déplacer, ont voté légalement et, grâce à un savant système de comptage des votes, il appert que Gérald Tremblay en a recueilli le plus grand nombre. Il est donc élu. On peut dire que c'est un vote par défaut, contre... quoi je ne sais pas, etc., etc. le résultat est là.

    Les gens peuvent ajouter, soustraire, multiplier, diviser les pourcentages des votes pour et contre et en travers, le résultat est le même. Ils peuvent se cogner la tête contre un mur, cela ne changera rien. Ils peuvent dire que c'est la faute au vote ethnique, j'aime beaucoup les ethniques, moi, à l'argent, aux magouilles et, j'oubliais, surtout à Jean Charest, dont l'ombre plane partout eu Québec... Je comprends la grande frustration de ceux qui étaient pour la pouliche du Devoir, la « matante Germaine », alias Louise Harel. Mais, on vit au Canada ici, un pays démocratique. La commission électorale n'a signalé aucun vice de forme, il n'y a pas eu de bourrage d'urnes, rien. Les électeurs ont tranché et ont dit non à la matante Germaine. C'est tout!

    Je sais que pour certains, c'est la racaille qui a voté pour Tremblay, car les formations « istes » recueillent le vote noble, que pour d'autres ce sont des tarés qui ont voté pour Tremblay, qu'importe, le résultat est là.

    Or donc, si vous n'êtes pas contents, émigrez, quittez le Québec, comme je me le suis fait di à quelques reprises...

  • Pierre Tremblay
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 15h46
    TANT PIS POUR LES MONTRÉALAIS...
    Ils n'ont pas voulu se lever le derrière. Qu'ils subissent maintenant. On n'est toujours pas pour guider les voteurs par la main. Faible taux de participation. On a peur ( tous médias confondus, incluant les partis politiques) d'en reporté l'odieux sur la population. Pauvre petite population.

    Quand à Bergeron, je le vois comme un illuminé. L'ancien maire de Longueuil (GLADU) était plus politicien que Bergeron. Pour les fusions, il s'est arrangé pour faire passer Olivier de façon à ce que personne ne chiâle, et après, il s'est arranger pour dégommer OLIVIER.

    Bergeron aurait pu faire pareil avec Harel. NOn, lui il veut des TRAMWAYS partout, partout.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 16h58
    Ou étaient les pequistes??????
    Oui eux même qui aujourd'hui déchirent leur chemise, eux qui demandent un deuxième tour, ou un troisième jusqu'à ce que le résultats leur soient favorable, les élections ce n'est pas un référendum. Oui ou étaient ils le 30 novembre 1998? Moi je sais ils étaient à fêter l'éclatante victoire du PQ aux élections générales. Mais pourtant cette éclatante victoire n'était pas le choix du peuple, le peuple voulait le parti libéral, ils avaient votés libéral 1,771,858 43.,55% et ils n'on eu que 48 représentants et le Parti québécois 1,744,240, 42,87% avec 76 députés.

    Ils auraient du crier au meurtre pour cette orgie antidémocratique, au moins M Tremblay est celui qui a obtenu le plus de vote, il est le choix de plus de personne.

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 17h55
    @Claude Archambault
    Où étaient les péquistes? Ils votaient pour le candidat qui leur semblait le meilleur aux élections -->mu-ni-ci-pales<--. Pas de péquistes, pas d'adéquistes, juste des citoyens qui choisissent un parti -->mu-ni-ci-pal<--. Donc, ils regardaient ce que les programmes leur apportaient et ils ont fait un choix en se foutant de ce qui appartient à la politique -->pro-vin-cia-le<--.
    P.S. Tu tiens ça d'où, ton histoire de deuxième tour? J'ai pas vu ça et, même si le résultat me déplait souverainement, l'idée ne m'était pas passé par l'esprit. C'est peut-être ça, notre problème coudonc. On aime trop notre système pour le contourner.
    Faudrait être plus sectaire, faut croire.

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 18h00
    Addendum sur ma dernière réplique
    Je viens de lire le message de Pierre Tremblay. Ok, il suggère une élection à 2 tours. Sans commenter le mérite de l'idée, je dirais que c'est un peu court pour généraliser sur "les péquistes" comme le fait M. Archambault. Si on veut discuter de refaire le système électoral, rien contre. Mais il n'y a pas plus sectaire que celui qui prétend que "les méchants" sont tous pareil parce qu'il dégotte l'opinion d'un seul qui ne lui plait pas.

  • Claude Tardif
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 18h04
    La réforme électorale est bonne pour la gauche ET pour la droite
    M. Lavoie, la droite aussi a été pluraliste et diversifiée: de mémoire récente, il y a eu la séparation entre les Progressistes-Conservateurs et le Reform Party, qui a permi aux Libéraux de Jean Chrétien de se corrompre jusqu'au scandale des commandites. Il y a eu les Créditistes, et il y a maintenant la Wild Rose Alliance qui gruge des votes aux Conservateurs en Alberta. Dans une société qui va toujours être divisée politiquement, le mouvement pour la représentation équitable cherche à améliorer le système électoral de façon à représenter le meilleur de chaque tendance sur la scène politique, plutôt que la magouille qui règne présentement à tous les niveaux.

    Au sujet du système à deux tours: C'est demain l'élection municipale à Minneapolis. Comme plusieurs villes américaines, celle-ci a adopté le ``Instant Runoff Voting'', une version ``instantanée'' du système à deux tours. J'ose prédire un silence absolu des médias Montréalais au sujet de cette lente conversion des villes américaines, et en contrepartie des analyses à n'en plus finir au sujet des intentions des électeurs Montréalais qui ``auront voulu donner une dernière chance à Tremblay tout en lui servant un avertissement'', ou qui ``ont voté Bergeron parce qu'ils étaient contre Harel''...

  • Antoine Deraiche
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 21h21
    L'Effet Boomerang des révélations de Labonté et Projet Montréal redonnent la ville à Tremblay
    Deux électeurs sur trois n'ont pas voté pour Union Montréal, mais l'effet boomrang des révélations de Labonté et Projet Montréal ont tout de même redonné la ville à Gérald Tremblay. C'est tout même tristounet, aujourd'hui de voir que monsieur vélo Labrèque a été batttu le Plateau. Pour sa part le maire Tremblay et ses hauts fonctionnaires ont une réputation à reconstruire à tous les niveaux: administration publique, gestion des projets urbains et sutout dans l'octroi des contrats. De plus, le publicitaire André Morrow pour sa part devra transformer la honte en fierté. On se souvient toujours du fameux slogan:«La fierté à une ville»
    L'annonce du report de l'octroi de contrats majeurs est une excellente nouvelle mais ce n'est pas une panacée. Tout compte fait, le gouvernement Charest repousse encore l'option d'une Commission d'enquête sur la corruption et la collusion dans la contruction où les gros joueurs forment une confrèrie digne des Grands Chevalier de Colomb! Pourtant la CSN et la CSD sont favorables. Selon Moi, la mise en tutelle serait de mise dans les cirscontances.
    Enfin pour revenir au résultat de l'élection, Si Louise Harel avait accepter l'offre de Bergeron, aujourd'hui, elle serait la numéro 2 à la ville de Montréal avec Bergeron à la Mairie, Vision Montreal orphelin à la chefferie et Le maire Tremblay aurait rejoint son frère Marcel à la retraite....Mais Gérald Tremblay malgré un mandat affaibli aura encore la chance de prouver qu'il est l'homme de la situation, mais la pente est très abrupte et sera longue à montée. À Suivre....

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    mardi 3 novembre 2009 09h56
    Scandaleuse réélection de Gérard Tremblay
    L'article de monsieur Castonguay est d'un ton clinique mais soyons honnêtes des milliers d'électeurs à Montréal sont en colère face à ce résultat.

    Première constatation: 40% de participation c'est symptôme d'un décrochage de ce que devrait être la démocratie. Faudra t'il payer les citoyens pour qu'ils...

    Second point. La division de l'opposition à Montréal sans scrutin uninominal à un tour ou sans proportionnelle est souvent catastrophique pour cette même démocratie. Bergeron et Harel se sont opposés et ont été vaincus.

    Troisième point. Le vote des électeurs anglophones a été massivement opposé à L.Harel, celui des allophones s'est davantage partagé entre Vision Montréal et une prédominance pour Projet Montréal quoique assez présent tout de même ce vote pour élire un certain nombre de conseillers d'Union Montréal. Spécificité quant au vote à Saint Léonard pour le parti de G.Tremblay qui lui fait peur. Consultez lecteurs les chiffres. Je n'en n'ajoute pas davantage!!


    Quatrième point. Constat d'une fragmentation multiculturelle de Montréal, certains quartiers de Montréal de plus en plus sont abandonnés soit à une tentation intégriste religieuse ou soit à la pratique d'activités délinquantes ou mafieuses.

    Pour le reste, on peut dire que trouver des points positifs à cette élection à Montréal relève de la déraison la plus pure.

    Ce point qui s'impose à moi. Que vaut cette gauche de Projet Montréal ou de Québec Solidaire qui toujours coexiste avec l'élection du Parti Libéral ou de celles de politiciens libéraux comme Tremblay.

    Consolation plus que l'existence d'une opposition à Tremblay qui récolte 59% des suffrages malgré tout. L'élection de Madame Sainte Hilaire à Longueuil puis celle de madame Cordato à Boisbriand. Le travail d'un Alain Gravel d'enjeux n'aura pas été complètement vain.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mardi 3 novembre 2009 18h35
    Scandaleuse élection...
    "L'article de monsieur Castonguay est d'un ton clinique mais soyons honnêtes des milliers d'électeurs à Montréal sont en colère face à ce résultat. "(Jean-Pierre Bouchard)

    Dans leur fort intérieur, les montréalais l'eussent été encore plus si Louise Harel eusse été élue à la place de Gérald Tremblay! Pour ce qui est de Bergeron, il en est fort aise et il est prêt à collaborer avec Gérald Tremblay à la bonne marche de la ville, sans obstruction stérile comme se prépare à le faire matante Germaine.

    Mme Blancheville s'accroche encore à son précieux balai même si elle s'y est enfargée avec son précieux lieutenant, Labonté qu'elle a balayé in extremis!

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