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La honte a une ville

Michel David   2 novembre 2009  Montréal
Les Québécois sont souvent exagérément soucieux de leur image à l'étranger. Il y a quelques années, le Guide du routard avait suscité l'indignation générale quand il avait qualifié la gastronomie québécoise de «vraie cuisine de bûcherons». À tel point que la maison Hachette avait jugé préférable de le retirer du marché.

Que Montréal soit maintenant présenté par des médias aussi prestigieux que Le Monde ou The Economist comme une capitale de la corruption, au même titre que Palerme ou Moscou, n'a cependant pas suffi à faire tomber le régime Tremblay. On pourrait maintenant dire que la honte a une ville.

Dans une élection municipale, les sondages sont souvent trompeurs. Plus que les autres partis, Union Montréal avait les moyens de «faire sortir le vote» et le travail a été bien fait. Des électeurs en colère ne devraient cependant pas avoir besoin qu'on leur tienne la main pour aller voter. Si la population est indifférente, pourquoi les magouilleurs se gêneraient-ils?

Certes, la division du vote d'opposition a permis au maire Tremblay de se faufiler, mais cela n'aurait sans doute pas été possible sans l'appui massif que l'électorat non francophone lui a accordé. Plusieurs en concluront qu'aux yeux de certains, la mafia vaut encore mieux que les séparatistes. Cela ne contribuera pas à renforcer la cohésion sociale de la métropole.

Lors de sa rencontre avec la table éditoriale du Devoir, il y a deux jours, M. Tremblay rappelait avoir abandonné son siège à l'Assemblée nationale en mars 1996 avec le sentiment d'une mission inachevée. Cette fois-ci, il ne voulait pas quitter l'Hôtel de Ville avant d'avoir fait le ménage.

Depuis deux semaines, son discours a cependant été si confus que l'on ne sait plus trop ce qu'il ignorait et ce qu'il cachait. Comment croire qu'il pourra faire au cours des quatre prochaines années ce dont il a été incapable durant les huit dernières?

**
Les résultats d'hier n'ont rien pour convaincre le premier ministre Charest de l'urgence de tenir une enquête publique sur la corruption dans l'industrie de la construction. Alors que Louise Harel et Richard Bergeron en faisaient une priorité, M. Tremblay a fini par se convaincre des mérites de la voie policière préconisée par le gouvernement.

Après tout ce qui a été révélé au cours des dernières semaines, la vie ne pourra sans doute pas continuer tout à fait comme avant à l'Hôtel de Ville. Mais il existe un réel danger que le même esprit demeure. Pendant un certain temps, tout le monde va marcher les fesses serrées, après quoi, le naturel reprendra le dessus.

La semaine dernière, quand Le Devoir a révélé que plusieurs membres du comité exécutif de la Ville se retrouvaient régulièrement dans les loges du centre Bell louées par les firmes d'ingénieurs-conseils qui font fortune grâce aux contrats municipaux, leur réaction a été tristement significative.

«Ce n'est pas parce qu'on va au hockey que l'intérêt public est à risque. Prétendre ça, c'est ridicule», a déclaré le responsable du développement économique au comité exécutif, Alan DeSousa.

Dans un mémoire présenté en juin dernier devant la commission parlementaire qui examinait le projet de code d'éthique proposé par le gouvernement Charest, l'ancien commissaire au lobbyisme André C. Côté avait pourtant bien expliqué le problème.

«Certaines marques d'hospitalité, comme une soirée dans une loge ou une excursion de pêche, ont pour effet, sinon pour objet, de créer une atmosphère d'intimité et d'inspirer un sentiment de reconnaissance susceptible de faciliter l'accès au titulaire de charge publique et de recevoir une annonce attentive de sa part.» Cela ne devrait pas être si difficile à comprendre.

**

Après les espoirs fous qu'ont fait naître les sondages, la troisième place de Richard Bergeron constituera sans doute une déception pour ses partisans, mais les progrès réalisés depuis 2005, alors qu'il avait recueilli seulement 8 % des voix, permettent d'envisager l'avenir avec optimisme. Projet Montréal est une force montante avec laquelle il faudra compter.

En revanche, après cette défaite crève-coeur, Louise Harel ne s'éternisera certainement pas à l'Hôtel de Ville. Cela fait près de quarante ans que le PQ et le PLQ campent sur les mêmes positions à Montréal. Même dans un contexte de crise comme celui des derniers mois, la mairie semble tout simplement inaccessible à un(e) souverainiste notoire.

Inévitablement, certains diront que Mme Harel a fait le mauvais choix en se joignant à Vision Montréal, plutôt qu'à Projet Montréal. La chute fracassante de Benoit Labonté a certainement fait très mal, mais un mariage avec Richard Bergeron n'aurait pas été viable. Alors que l'exercice du pouvoir impose souvent la nécessité de distinguer entre le possible et le souhaitable, M. Bergeron se serait accroché à son programme comme un pitbull.

Il faut maintenant s'attendre à un de sérieux règlements de comptes au sein du PQ et de la famille souverainiste. Dans certains arrondissements, notamment dans Rosemont-Petite Patrie, la campagne a pris des allures fratricides. Pauline Marois, qui a déjà d'autres chats à fouetter, en a pour des années à recoller les pots cassés.

****

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  • Robert Henri
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 04h05
    Belle ville que Montréal.
    C'est tellement dommage qu'elle soit habitée.

  • yvesdeau
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 05h10
    C'est à n'y rien comprendre
    Moi aussi j'ai honte! 80% des gens veulent une enquête publique et Tremblay est réélu...Bergeron apporte au municipal ce que Dumont a fait pour la politique provincial, une division du vote qui permet à l'incompétence de rester pendant des décennies au pouvoir. J'ai honte d'être Montréalais, j'ai honte d'être québecois...

  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 05h38
    Les électeurs ont voté pour l'un(e) ou pour l'autre, faute de mieux.
    Comment se fait-il qu'il ne se trouve pas dans tout Montréal, une personnalité forte, compétente et rassembleuse qui fasee que les gens cessent de choisir un leader, faute de mieux?
    Un maire, fraichement élu, affublé d'un taux d'insatisfaction de 62%, peut-il engager sa ville dans une voie que ne souhaitent pas les citoyens? Surtout s'il n'a recueilli que 34% des votes de 40% des citoyens qui auraient dû voter. Ce la donne une légitimité de 14%.
    Qui représentera cette majorité de citoyen qui souhaitait élire un autre maire?

  • Jacques Côté
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 06h18
    Toujours surprenant
    Je suis toujours surpris par le choix de la majorité.

    Charest nous a menti en pleine face lors des 3 dernières élections.

    Ça sent mauvais dans l'administration Tremblay. Ville canadienne par excellence pour la corruption.

    A Laval, la famille à Vaillancourt va continuer à "bosser" pour les citoyens.

    Et Labeaume à Québec, va développer encore plus son arrogance envers quiconque sera sur son chemin, peu importe le type de dossier.

    Difficile à suivre les Québecois dans leur choix.

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 06h29
    Un pourrissement au Québec qui peut Rappeler Duplessis en 1955-1959
    Le climat de pourrissement engendré par presque 7 ans de gouvernement libéral provincial, par maintenant au moins 12 ans de gouvernance Tremblay dans la métropole. Cette victoire totalitaire de Lebeaume à Québec qui comme un empereur romain promet pour sa populace des jeux. Le climat de pourrissement engendré par une main mise du pouvoir en général par des politiciens libéraux affairistes au municipal comme au provincial ou demain au fédéral de nouveau va t'il un jour sortir ce peuple de sa torpeur ou comme l'affirme dans vos pages samedi, le cinéaste Bernard Émond, somme-nous condamnés à notre disparition culturelle?

    «J'ai le sentiment, lance-t-il (B.É), de vivre dans une culture qui est en train de s'autodétruire par manque d'intérêt, que ce fonds culturel canadien-français qui informe toute notre culture est en train de se perdre carrément.»

  • Brun Bernard
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 06h45
    Merci.
    « Si la population est indifférente, pourquoi les magouilleurs se gêneraient-ils? » Moi homme « ordinaire » je ne suis pas indifférent et ceux que je rencontre ne le sont pas non plus. Nous sommes conscients que les partis toutes couleurs confondues pour exister ont besoin de celle-ci, de cette belle corruption pour une belle province. Comme à Palerme la corruption est inhérente à la structure politique et économique de la Province. Il y a la Mafia et les Hells. Pourquoi sont -ils toujours là? Et la justice, n'est pas sa job?

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 07h26
    «la mafia vaut encore mieux que les séparatistes»
    C'est ce qu'on retiendra de l'élection.

    La Mafia, bof. Les sépartisss: no way.

    Quant au vote ethnique, faudra bien qu'un jour on en parle. Faudra bien qu'un jour un leader souverainiste dise: assez. Assez la minorité de blocage. Assez des gouvernements élus grâce au vote venu d'ailleurs

  • Nicole Lamoureux
    Inscrite
    lundi 2 novembre 2009 07h33
    Toujours pareil!!!
    L'argent et le vote ethnique ramène le corrompu au pouvoir. De plus,avec cette ré- élection Charest ne changera nullement de position sur la non commission d'enquête. Avancez en arrière!!!laissons la mafia gérer!!

  • Jean Martinez
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 07h38
    C'était prévu...
    Dès l'annonce de sa candidature, j'ai prédit que Louise Harel n'avait aucune chance de gagner la mairie, à cause du vote monolithique et primairement anti-sépatariste des non-francophones. Les Québécois ne réalisent vraiment pas qu'ils sont en train de perdre le contrôle de leurs État en perdant le contrôle de la métropole. Tant pis pour eux, c'est tout ce que cette bande d'hédonistes individualistes mérite!

    La seule chance des souverainistes de remporter un jour la bataille, c'est de trouver une nouvelle façon de faire de la politique. Mais ce n'est pas demain la veille...

  • Yvon Roy
    Abonnée
    lundi 2 novembre 2009 08h14
    PLQ
    Une belle victoire libérale.

  • Roch-André LeBlanc
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 08h34
    "Plusieurs en concluront qu'aux yeux de certains, la mafia vaut encore mieux que les séparatistes..."
    Il y a le système judiciaire en place pour prendre soin de la mafia. C'est au système électoral à le faire pour les options politiques. Ce qui me semble le cas ici.

  • Sylvain Racine
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 08h46
    Prochaines élections au Québec: la réélection du PLQ
    Si Montréal a été capable de réélire le maire Gérad Tremblay, c'est un signe que les Québécoises et Québécois sont aussi partis pour réélire le PLQ.

    La honte à une ville, l'indifférence à une province, le pathétique à un peuple.

  • Etienne Merven
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 08h48
    Eh oui, triste constat!
    Mais bizarre quand même que la seule grande ville du Canada dont on parle en ces termes se trouve justement... au Québec.
    Je me demande donc si cet état de choses est propre au Québec.

  • Mohamed Lotfi
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 09h33
    Deux gagnants des élections municipales de Montréal.
    Le 1er novembre 2009, les deux-tiers des montréalais ont voté pour le changement. Faute de parler d'une seule voix au sein d'une coalition, ce changement n'aura pas décroché le pouvoir. Néanmoins le parti élu pour diriger Montréal est obligé de tenir compte d'un désir de changement profond clairement exprimé par les montréalais. C'est seulement dans ces conditions que le parti de Gérald Tremblay aura mérité sa victoire.

    Cela dit.

    Avec seulement 39% de taux de participation, malgré les scandales, malgré les révélations choc sur le parti sortant et le flagrant manque de leadership de son chef, c'est la démocratie montréalaise qui a perdu. Les médias ont perdu. L'histoire a perdu. En attendant que les montréalais (qui n'ont pas allé voté) se réveillent de leur léthargie, je ne vois que deux grands gagnants de cette aventure électorale, les deux petits enfants de Louise Harel. Pour eux, je suis particulièrement heureux.

  • Pierre Schneider
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 09h47
    Une fausse victoire
    S'il y avait dans notre système un second tour permettant d'accorder une majorité claire à la mairie, Harel aurait eu la majorité...et la mairie. Hélas, Montréal continuera d'être le fief des magouilleurs de toutes sortes.

  • Fernand Foisy
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 09h56
    C'EST LA VICTOIRE DE L'ENVELOPPE BRUNE
    Tremblay et sa gang ont l'argent et les gros bras des contracteurs, plus les allophones et les anglophones. Ç'est ça le vrai séparatisme !!!

  • Pierre-Alain Cotnoir
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 10h10
    L'enjeu constitutionnel, facteur déterminant d'une élection municipal
    Premier constat - Dès l'arrivée de Louise Harel dans la course à la mairie, la position constitutionnelle des candidats au poste de premier magistrat de la Ville était jugée importante par une majorité d'allophones et d'anglophones (langue maternelle), alors qu'une majorité de francophones ne lui accordait pas d'importance. Comme la ville de Montréal compte grosso modo 13% d'anglophones et 34% d'allophones (langue maternelle toujours), il fallait à Louise Harel soit obtenir une très forte majorité du vote francophone pour avoir une chance sérieuse de l'emporter (ce qui à mon sens ne pouvait se faire qu'à travers une alliance avec Projet Montréal), soit que le différentiel de la participation électorale entre les trois communautés linguistiques soit très élevé, soit que Projet Montréal réussisse à canaliser une fraction significative du vote non-francophone (ce qu'il l'a pas réussi à faire). Ainsi, le vote francophone s'est scindé entre Projet Montréal et Vision Montréal, particulièrement dans les quartiers centraux de la ville, assurant la réélection de Gérald Tremblay. Ce résultat électoral illustre jusqu'à quel point, les francophones et les non-francophones demeurent au sein d'une même ville comme autant de liquides immiscibles, partageant un même espace, mais sans vraiment se mêler.

    Deuxième constat - Il aurait fallu pour déloger le maire sortant un scénario semblable à celui de 2001 où Tremblay avait réussi à déloger Bourque de la mairie avec le coup de pouce du RCM fusionné au sein de l'UCCIM (l'ancien nom d'Union Montréal). Louise Harel aurait été mieux avisé de faire ce choix. Elle a commis la même erreur qu'en 2001 où elle avait appuyé en sous-main le parti Vision Montréal de Pierre Bourque, sans prendre en considération, l'effet déterminant de l'apport du vote du RCM. A terme, la nouvelle situation pourrait profiter à Richard Bergeron qui peut ainsi espérer se positionnoer avantageusement pour le prochain rendez-vous électoral de 2013. Il serait naïf de croire que ce dernier n'en était pas conscient, fermant assez rapidement la porte à toute entente avec Louise Harel.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    lundi 2 novembre 2009 10h16
    LE DEVOIR libre de penser .....et de s'exprimer!
    «Certaines marques d'hospitalité, comme une soirée dans une loge ou une excursion de pêche, ont pour effet, sinon pour objet, de créer une atmosphère d'intimité et d'inspirer un sentiment de reconnaissance susceptible de faciliter l'accès au titulaire de charge publique et de recevoir une annonce attentive de sa part.» Cela ne devrait pas être si difficile à comprendre." (Michel David)

    Un tel raisonnement de votre part étonne...c'est comme cette prétention, encore bien ancrée dans l'esprit de certains hommes, qu'inviter une femme à souper est le moyen de vous assurer ses faveurs en fin de soirée...

    L'intitulé de votre article: ¨"La honte a une ville" est sans doute exact mais cette honte est attribuable à la flopée de nos valeureux journalistes qui se sont acharnés à brasser de la merde autour de Gérald Tremblay, dans l'espoir de le faire tomber et de faire élire leurs favoris à sa place, sous l'instigation de pouvoirs occultes.....

    La population en a assez de tous ces brasseurs de merde et elle l'a démontré en confiant un 3e mandat à Gérald Tremblay. Y'en a marre des journalistes qui se prennent pour des gourous et qui s'imaginent encore pouvoir influencer l'opinion publique; les citoyens sont capable de penser par eux-même, sans l'avis des pousseux de crayon.

    Avec l'avènement d'internet, le journaliste, tel qu'il se pratique actuellement, est à son déclin et les journalistes en sont les principaux artisans. La preuve en est, qu'on se passe très bien actuellement des journalistes en lock-out au journal de Montréal et qu'il en sera de même pour ceux de La Presse, éventuellement.

    On devrait plutôt favoriser la libre circulation des idées sur internet, à travers les blogues, tribunes d'opinion, ou autres, au lieu d'imposer la censure comme c'est le cas actuellement, et telle qu'elle se pratiquait, par nos moralistes, pour les films et les livres, à une certaine époque.

    Le maire Tremblay, du Saguenay, a bien raison de dire que c'est l'opposition qui empêche une ville de progresser, en lui mettant constamment les bâtons dans les roues; ce qui génèrent des coûts additionnels, comme c'est le cas actuellement sur le plan fédéral et provincial où nos chiqueux de guenille, qui font fi de la démocratie, s'en donnent à coeur joie pour créer de l'obstruction.

    Gérald Tremblay a été élu démocratiquement, quoiqu'en pense Louise Harel, et le journal La Presse, qui semble vouloir poursuivre sa croisade de diffamation.

    On peut reprocher ce que l'on veut à Gérald Tremblay mais on ne peut mettre en doute son honnêteté!

    En terme de naïveté....Louise Harel n'a pas de leçon à donner à personne, elle qui s'est laissée berner, sciemment ou non, par un Labonté! Tasse toé, matante!

  • André Labelle
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 10h21
    La corruption a la cote
    Trop de montréalais et particulièrement les anglos, préfèrent la corruption à Montréal. Mme Harel, démonisée pour ses allégeances souverainistes, n'a pas été en mesure de vaincre les moyens que M. Tremblay et ses partenaires ( les grandes entreprises de construction mafieuses) ont déployés. La ville de Montréal toujours dirigée par cette administration corrompue doit être mise sous tutelle par le gouvernement du Québec. En plus, une vaste enquête publique sur la corruption municipale au Québec doit être tenue. Si M. Charest s'y refuse ou s'il met en place des leurres destinés à nous divertir, s'est peut-être qu'il est aussi impliqué que M. Tremblay, ancien ministre libéral, dans cette vaste magouille qui coute des milliards aux citoyens québécois et qui permet au crime organiser de laver son argent sale en contre-parti de juteux contrats. La démocratie a été faussée par les pratiques malhonnêtes généralisées qui ont été mises à jours ces derniers semaines. On ne peut plus attendre 4 ans à être dirigés par des administrations municipales corrompues et M. Charest ne peut pas cautionner ce triste spectacle.

    D. Drouin
    Laval

  • yvesdeau
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 10h28
    Carte blanche à Tremblay !!!
    Mais combien est-ce que ça va prendre d'enveloppes brunes pour que les gens réagissent ! Combien de tapes sur la gueule ! Est-ce le cynisme qui a donné carte blanche à Tremblay. Il doit bien rigoler ce matin. Le gens sont-ils véritablement cyniques, apathiques ou tout simplement cons ? Tremblay lui-même ne doit pas en croire ses yeux !

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    lundi 2 novembre 2009 10h33
    Bien fait pour elle....
    Harel s'est présentée à la mairie de Montréal, sous de fausses représentations, en menant sa campagne sous la bannière pkiss, et elle a "mordu la poussière".

    Bien fait pour elle et ses supporters! Tasse toé, matante!

  • Andrew Savage
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 10h34
    La honte a une ville ? IL N'Y A PAS DE HONTE À ÇA...
    Vous y allez un peu fort, monsieur David. Un jugement nettement intempestif. Les résultats ne sont pas aussi désastreux qu'ils en ont l'air.

    Gérald Tremblay récolte 141 680 votes, et est élu maire, alors que les autres candidats réunis en ont récoltés 236 109, et se ramassent dans l'opposition. C'est logique, qu'avec moins de votes, monsieur Tremblay triomphe... Qui perd, gagne : un jeu électoral à trois : pas nouveau.

    C'était le droit le plus strict de chaque groupe de l'opposition de défendre sa plate-forme. Ce faisant cependant, ils montraient une certaine immaturité politique, et surtout, la superficialité de leur discours sur «l'éthique».

    Car s'ils avaient eu vraiment l'intégrité de l'administration municipale à coeur, ils se seraient associés, au moins le temps d'une élection. Que cela n'ait pu se faire demeure un mystère, que vos prochains articles éclaircira, sans doute. Ici, les pragmatiques ont encore une fois gagné.

    Reste que l'opposition s'est manifestée, de sorte que la majorité du maire est passée de 54% à 36 %, ce qui est un recul dans l'opinion publique ; et en ce sens les électeurs n'ont pas à avoir honte de leur ville. Et c'est aussi l'épée de Damoclès désormais suspendue au-dessus de la tête politique du maire réélu ; lequel dit avoir bien compris le message. L'avenir le dira.

    QUE VA PIANO VA SANO, QUE VA SANO VA LONTANO...

    -------------------------------------------
    (bureaux dépouillés : 4086/4517).

  • François Le Blanc
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 10h42
    Le programme de Projet Montréal est plein de bon sens
    En gros, je suis d'accord avec les conclusions de Michel David, surtout en ce qui concerne l'indifférence populaire.

    Mais je ne suis pas d'accord avec l'observation suivante : « Alors que l'exercice du pouvoir impose souvent la nécessité de distinguer entre le possible et le souhaitable, M. Bergeron se serait accroché à son programme comme un pitbull. »

    Les idées de Projet Montréal ne sont pas « far out there ». Elles sont déjà en application dans beaucoup de villes d'Europe ET d'Amérique du Nord. Ceux qui soutiennent le contraire pensent que les tramways ressemblent encore à ceux des années 1930, et leur conception d'une ville moderne, c'est quelque chose comme Brossard, LaSalle ou Ville Saint-Laurent.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    lundi 2 novembre 2009 10h59
    Comme si de rien était...
    Je ne comprends vraiment pas l'intérêt de Michel David à parler sérieusement des résultats de l'élection d'hier... Les sondeurs avaient raison et tout ceux (travailleurs d'élection et voteurs, dont plusieurs jeunes, qui croyaient que le taux de votation était très élevé, avaient tort. Ouais, les sondeurs ne parlent jamais de ceux qui s'abstiennent.

    Par contre, je comprends très bien la superbe (le sérieux?)qu'affichait M. Bergeron, hier, lui le "grand gagnant de cette élection". M. Bergeron lui aussi fait comme si... Car avec 25% du 35% des votes .... hier, ça veut dire que même pas dix citoyens sur cent sont sorti pour voter pour lui, mais il sait qu'il y a de fortes chances pour que notre système antidémocratique finisse par le servir bientôt, alors... Quant à M. Tremblay, il mentait encore lorsqu'il disait vouloir que les Montréalais se rendent nombreux aux urnes, car une réelle colère citoyenne aurait pu le rayer de la carte électorale, alors le message qu'il a compris des résultats du vote n'est pas celui qu'on lui prête. Hier, il ne semblait pas de très bonne humeur, mais je suis certaine qu'aujourd'hui il va déjà mieux: il n'y aura sûrement pas d'enquête publique, et il gardera le contrôle à l'hôtel de ville. Par contre, la mine déconfite de Mme Harel, ses phrases incomplètes qui se court-circuitaient, montraient assez bien son désaroi. Gageons qu'elle sait très bien que le gagnant d'hier c'est encore une fois "Le Confort et L'Indifférence" mais, cette fois-ci, de ceux qui sont resté chez eux, ou sont allé ailleurs. Et ce n'est pas de très bon augure pour l'avenir du Québec.

    Donc si jamais, mais depuis hier j'en doute vraiment, il y a un troisième référendum, une horde d'abstentionnistes se ruera vers les urnes, non par conviction, mais par absence de conviction, sauf celle que "Au pays du Québec, rien ne doit changer", en ce qui concerne le pouvoir.

    Mais bien sûr il y a deux sortes d'abstentionnistes, voire trois: ceux qui sont écoeurés de la polique, telle que pratiquée ici et maintenant (dont certains annulaient leur vote mais à quoi bon? ces votes ne sont pas comptabilisés, et désormais ils sont appelés "rejetés"), ceux qui sont écoeurés d'un système politique où les mots majorité et minorité ne veulent absolument rien dire (sauf dans la loi sur la clarté, par laquelle on trouvera le moyen de contourner le concept de majorité absolue), les entitités qui nous gouvernent, à Québec comme à Ottawa, étant minoritaires, même lorsqu'on les dit majoritaires, en ce qui concerne les votes reçus. Quant à la troisième catégorie, sûrement la plus nombreuse, ces gens n'en ont rien à foutre de la politique, et considèrent ceux qui s'y impliquent comme des fous du pouvoir, dont les baveux comme le maire Labaume, ou des fous tout court, de doux rêveurs qui pensent changer le monde mais finissent par comprendre, et se retirent.

    Concernant l'avenir du Québec, il y a les sondeurs, ceux qui en font leur pain et leur beurre. Une image du caricaturiste du Devoir m'a profondément touchée: on y voyait une statue de la fleur de lys du drapeau québéquois, blanchie, lézardée de toutes part, en train de s'égrainer. Moi, pour revenir aux sondeurs et à leur miniscule palette de questions convenues, et à l'avenir du Québec, je verrais un gisant en train de d'agoniser; un médicin robot prend sa température, par tous les orifices possibles et impossibles, aux demie-heures: il ne sait rien faire d'autre. Alors on ne sait pas de quoi il souffre, si c'est contagieux, guérissable, ou même s'il désire être soigner.

    Céline A. Massicotte
    Retraitée
    Montréal

  • Patrick Desrosiers
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 11h00
    Désolant
    L'élite fédéraliste continue, comme toujours, d'affaiblir le Québec qui ne s'en remettra probablement jamais cette fois-ci. Merci milles fois messieurs Tremblay et Charest de détruire la confiance de la population envers la démocratie. Merci de livrer notre société à nos ennemis et autres pourritures à cravates avec la complicité tacite des anglophones et des néo-québecois. Votre admirable travail de sape passera à l'Histoire comme l'ultime asservissement de ce misérable non-pays qu'est le Québec.

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    lundi 2 novembre 2009 11h08
    La division du vote
    Ouais... j'ai oublié cet aspect des choses.

    La division du vote francophone, mais au Québec, la dicision du vote indépendantiste; juste d'apprendre que la conjointe de M. Kadir s'est présenté pour projet Montréal... Et il y a nos trois ou quatre partis plus ou moins indépendantistes québécois, et l'autre à Ottawa qui dit tout faire pour... améliorer notre sort dans la fédération (!).

    Pour revenir au gisant... un pieu dans le coeur avec ça?

    Céline A. Massicotte

  • Lenga Nguyen
    Inscrite
    lundi 2 novembre 2009 11h16
    C'est encore la faute des ethniques
    «la mafia vaut encore mieux que les séparatistes». Ah oui? Parce qu'il n'y a pas de malhonnêtes et de corrompus chez les séparatistes? Parce que parmi les quelques entreprises qui se partagent les contrats de la ville depuis des années, on trouve plein de Diallo, de Nguyen et de Gonzalez? À chaque élection, si les pure-laines n'ont pas les résultats qu'ils veulent, c'est toujours la faute des ethniques. Mais il ne leur viendrait pas à l'esprit que pour les ethniques, la mafia ou les séparatistes c'est la même chose: l'exclusion, parce que dans les deux cas, les éthniques ne sont pas concernés. (Oui je sais, les séparatistes au moins font un effort pour placer quelques visages noirs, bruns ou jaunes dans les portraits de groupe, mais c'est un peu comme être en faveur d'Obama: c'est sans conséquence et ça prouve qu'on est cool et ouvert d'esprit.)Les peuples ont le gouvernement qu'ils méritent, un point c'est tout.

  • Marie Mance Vallée
    Inscrite
    lundi 2 novembre 2009 11h22
    Les lendemains...
    Hier, j'ai choisi Montréal; aujourd'hui, je me retrouve à Palerme ou à Moscou.

    Et dire que Montréal est la locomotive économique, culturelle du Québec... nous dit-on.

    De quoi seront faits les lendemains du Québec????

  • Claude Champagne
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 11h24
    une phrase
    situation municipale, provincial, la seule phrase qui me revient tout le temps " vous n'êtes pas tanner de mourir gagne de cave "

  • Christina Berryman
    Abonnée
    lundi 2 novembre 2009 11h25
    Mafia Inc et PLQ...même combat
    Parlez-moi plus de la nation québécoise inconsciente et masochiste. Elle est bien en voie d'absorption par le ROC et vive le monde des affaires aux profits croustillants sur le dos des gagne-petits qui en redemandent...du salaire minimum, du b.s. ou du chômage. S'assumer comme peuple en association commerciale avec ses voisins semble inimaginable pour tous ces "dépendantistes". La fierté est, au Québec, un produit sans nom!

  • Daniel Faucher
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 11h27
    Des élections à deux tours
    À travers toutes nos tergiversations de Québécois, en arrivera-ton, un jour, à opter pour un système électoral à deux tours?

    Une fois le premier tour passé, advenant une faible participation à ce premier tour, l'électorat aurait la possibilité de se reprendre au deuxième tour. Ce qui pourrait être de nature à augmenter la participation globale des citoyens aux choix qui les concernent.

    Cela permettrait donc de réunir le vote d'opposition par le vote du deuxième tour lorsque les leaders des divers partis présentant des candidats n'ont pas réussi, eux, à s'entendre avant le premier tour pour tenter de déloger les indésirables.

    Enfin, comme la minorité anglophone a l'habitude de voter assez massivement dès le départ lorsqu'elle veut protéger ses intérêts (ou s'opposer à des candidats qu'elle perçoit comme diaboliques), il y a fort à parier que même un vote anglophone plus fort au deuxième tour n'aurait pas d'incidence significative sur le résultat final. On aurait ainsi une belle occasion d'en finir avec les lamentations - souvent très fondées - sur le vote ethnique (malheureusement très souvent anglophone plutôt que allophone).

    Par le fait même, on pourrait mettre fin à notre autoflagellation permanente comme peuple. Car si on le fait à répétition, est-ce parce que l'on souffre d'une espèce de trouble de la personnalité ou parce que nos institutions ne nous permettent pas de faire des choix nuancés par étapes?

    Et tant qu'à être dans cette réforme de notre système électoral, il faudrait aussi limiter à deux le nombre de mandats successifs qu'un politicien peut exécuter. Cela ne mettrait pas nécessairement fin à la corruption et à la collusion mais, associée à d'autres mesures sur le financement transparent, cette limite des mandats en réduirait le risque et les rendrait plus difficiles.

  • Labelle Michel
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 11h29
    Exemple de la Chine et autres paroles creuses
    En Chine, la corruption des fonctionnaires est punissable de la peine de mort. Rappelons-nous l'exemple récent du lait contaminé avec la mélamine. Deux peines de mort ont été retenues contre Zhan Yujung, producteur illégal de poudre soi-disant "protéinique" dopée de mélanine, et contre Geng Jinping accusé d'avoir vendu des matières illicites aux producteurs de lait.

    La corruption est généralisée dans nos soi-disant démocraties et l'exemple le plus patent est ce qui se passe aux États-Unis, pays le plus sanguinaire et le plus corrompu de la planète. Rappelez-vous entre autres ce qu'a dit le sénateur Dick Durbin au sujet des banques le 27 avril 2009 : « Frankly They Own The Place ».

    La possibilité de la peine de mort serait susceptible de faire reculer plusieurs politiciens.

    Par ailleurs, pourquoi existe-t-il encore du numéraire alors que depuis 1947 il y a des cartes de crédit, sinon pour permettre les pots-de-vin et le trafic de drogue?

    Pourquoi ne pas permettre de recours en dommages et intérêts contre les juges, notamment ceux qui protègent les politiciens corrompus?

    Pourquoi ne pas informatiser tout le processus d'appel d'offres et l'attribution des contrats?

    Tant de paroles creuses...

  • Godefroy
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 11h32
    Morale et politique
    Mme Harel et M. Bouchard ont-ils été des naïfs et des imbus ?

    La politique n'a rien à voir avec la morale.

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 12h06
    Une société qui change
    «Quant au vote ethnique, faudra bien qu'un jour on en parle. Faudra bien qu'un jour un leader souverainiste dise: assez. Assez la minorité de blocage. » (Jacques Noël)

    Imaginez! Les quelques Québécois qui essaient de dénoncer l'intégrisme musulman au Québec, se font traiter de borné, d'inculturel, de tourner le dos au modernisme, et j'en passe. Pendant ce temps-là, le vote intégriste se met en place, et «on» fait élire des adeptes un peu partout dans touites les sphères de la société. D'ici 25 ans, la société québécois aura à ce point changé qu'il sera trop tard pour en discuter. Nos «chefs» ont temporairement besoin d'eux pour se faire élire et demeurer au pouvoir... et ils ne disent rien. Ce n'est pas Charest qui va dire «assez». Tant qu'il sera élu, que lui importe le devenir du Québec?

    D'ici 50 ans, les Québécois habiteront un pays islamisé et gouverné par des intégristes... et la minorité que nous serons alors n'aura plus DROIT DE PAROLE.

  • Michel HAins
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 12h12
    Peuple mou à grande gueule
    Non mais ça va prendre quoi pour vous réveillez.
    Parout on entendait la semaine dernière <<Ha les maudits voleurs, les maudits bandits>>
    Le problème c'est qu'ils ne vous ont pas volé dans vos poches au premier degré.
    Au deuxième degré, c'est pas grave, par contre vous ête fort en gueule sur la rue, sur les émissions de radio.
    Pauvre peuple de mous.
    Ce matin , on constate à vous entendre que tout le monde a voté.
    Charest a encore gagné, il le sait très bien qu'on est un peuple de mous à grande gueule

  • Jean-Michel Lavarenne
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 12h27
    Horrible, mais pas désespéré
    Oui c'est tragique que Tremblay reprenne le pouvoir. Toutefois, même si je suis au moins aussi cynique que mon prochain, je ne désespère pas de la situation.

    ***

    Il y a plus de cent ans de cela, vivait un vieux fermier Taoïste près du village de Saint-Louis (qui fait actuellement partie du Plateau-Mont-Royal).

    Un jour son cheval prit la fuite. En apprenant cela, un voisin vint le rencontrer pour s'entretir avec lui à ce sujet.

    "Quelle malchance!" lui dit le voisin

    "Nous verrons" répondit le fermier.
    Le lendemain le cheval revint à l'étable, ramenant avec lui deux chevaux sauvages.
    "C'est fantastique!" s'exclama son voisin.
    "Nous verrons" répondit le vieil homme.
    Le lendemain, le fils du vieux fermier voulu dompter l'un des chevaux sauvages. Il fut projeté hors selle, et se brisa une jambe. Son voisin vint lui exprimer sa sympathie face à une telle malchance.
    "Nous verrons" répondit le vieux fermier.
    Le jour suivant, des officiers du Roy vinrent pour recruter le fils du vieux fermier pour une expédition militaire contre les Iroquois. Comme le fils avait une jambe brisée, on ne le prit pas.
    "Toute une chance!" lui dit son voisin.
    "Nous verrons" dit le fermier.
    ***

    Donc oui c'est dommage que Tremblay soit réélu pour quatre ans. Toutefois en tant que membre de Projet Montréal depuis la création de ce parti et résidant du Plateau-Mont-Royal, je dois constater que les circonstances ont vraiment rendu service à mon parti - pas juste au chef . Il y a quatre ans, nous avons réussit à faire élire notre chef, ce qui n'est pas une mince réussite. Et voilà que nous avons maintenant gagné la mairie de l'arrondissement. Nous allons pouvoir commencer le travail de transformation de notre cartier pour le rendre plus convivial pour ses résidents, en particulier pour les familles urbaines qui ont choisit d'élever leurs enfants à Montréal plutôt que de sacrer notre camp en banlieue. Peut-être que le projet sera emballant pour d'autres résidents d'arrondissement voisins et que dans quatre ans ceux-ci feront le même choix que nous.

    J'entendais hier Jean Lapierre dire que les partis au municipal n'avaient pas d'importance. Il fait une concession pour Projet Montréal, en disant qu'il y a la une certaine différence. Et c'est bien vrai - Projet Montréal est un parti où les membres sont impliqués et ou les modèles de participation démocratique sont appliqués. Toutefois il nuançait ses propos et disant que c'est parce que Projet Montréal est plus à gauche que la gauche. J'entends souvent ce commentaire, qu'on veut négatif, selon quoi Projet Montréal est un projet de « gauchistes ». Je crois que c'est très réducteur. Dans le Plateau, Projet Montréal est un parti de citoyens et de résidents qui veulent reprendre le contrôle de leur lieu de vie. Est-ce qu'un des résultat positif de ce cafouillage que fut le cirque des fusions défusions et de la création de sous-villes et mairies d'arrondissement sera de nous permettre d'y arriver sur la Plateau?

    "Nous verrons".

  • Claude Archambault
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 12h43
    @ Daniel Faucher
    Oui au deux tour, si cela en console certain, mais une exigence majeur pour assurer une saine démocratie, SEUL CEUX QUI ON VOTÉS AU PREMIER TOUR PEUVENT SE PRONONCER AU DUEXIÈME TOUR. Sinon, le jeux est ouvert à toute sorte de tactiques et de magouilles par les organisations.

  • Brun Bernard
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 13h02
    Bravo Madame Chouinard.
    On est absolument d'accord à propos de votre analyse concernantla presse. En France on aimerait cloitrer las presse aussi dans la "bonne" direction. Merci.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 13h03
    Tremblay et Bergeron bien encadrés
    Tous deux ont demandé l`aide de la police pour les protéger de dessins criminels. Baissez votre garde cher élus car la mafia a gagné ses élections. Ils formeront votre garde rapprochée en toute sécurité et la SQ se retirera. Puis les contrats véreux pleuvront. Et Michel Bissonnette de Saint-Léonard deviendra Président du Comité exécutif. Dès lors pas d`enquête publique et lien assuré avec Charest et son ministre des affaires municipales ainsi que ceux des transports et travail. La belle affaire!

  • emeri
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 13h43
    Une autre Péquiste battue: l'argent, le vote anglo et le vote ethno ont fait le travail
    Diane Lemieux dont l'arrogance mais surtout le fait qu'elle soit souverainiste (au fait, l'est-elle toujours?) l'ont
    desservie au point qu'elle est battue, de peu mais battue tout de même.
    Encore la preuve par quatre que Jacques Parizeau avait raison
    le soir du référendum.
    Et ce matin, franchement, je ne sais plus quoi faire ni quoi
    dire.
    Tous les Québécois francophones, qui forme 85% de la population du Québec se font, autoritairement, dire quoi
    et comment faire par une minorité agressive.
    Comment faire pour que ça change. Évidemment il y la
    souveraineté. Faudra t'il donner deux votes aux «de souches
    pour y arriver. Savez-vous, j'y songe. Puisque un vote
    de la minorité en vaut trois.
    Réjean Grenier.

  • Roger Léger
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 13h48
    Le système électoral
    Réforme, Réforme



    « Sans la discorde chez les adversaires, il (Gérald Tremblay) n'avait aucune chance. C'est donc par une sorte d'accident historique qu'il se maintient au pouvoir, faible maire d'une ville qu'il a contribué à affaiblir », conclut Yves Boisvert, dans La Presse, au lendemain des élections municipales de Montréal. Étonnante conclusion!

    Si vous analysez les résultats des élections municipales du 1er novembre au Québec, je vous assure que vous trouverez beaucoup de semblables accidents historiques. Voyez Sherbrooke, Saint-Jean-sur-Richelieu, et toutes les municipalités où la personne élue ne l'a été que par ce que Boisvert appelle la discorde chez les adversaires. Dans combien de contestations électorales dans le monde n'y a-t-il pas discordes chez les adversaires? C'est la nature même d'une contestation démocratique qu'il y ait discorde chez les adversaires. Ne voudrait-on voir que deux candidats à tout poste électif? C'est la nature même de la démarche démocratique qu'il y ait une pluralité de candidatures. Il n'y a pas qu'à Montréal où le maire élu ne l'a été que par la présence d'une troisième et même d'une quatrième personne exerçant son droit démocratique de se présenter devant les électeurs. Ce n'est donc pas par une sorte d'accident historique que Gérald Tremblay a été reconduit maire de Montréal, ce 1er novembre 2009, mais par un système électoral désuet, inadapté à la société dans laquelle nous vivons.

    Il y a belle lurette que dans les démocraties avancées on a résolu ce problème de la multiplicité des candidatures lors d'élections tant municipales que nationales. Si vous jetez un coup d'oeil aux résultats des élections du 1er novembre, et si vous êtes le moindrement démocrate, il me semble évident que l'on doive se pencher sur cet aspect-là aussi de notre vie démocratique, notre système électoral uninominal à un tour. Combien de maires élus ce 1er novembre 2009 n'ont pas reçu l'appui de la majorité des électeurs et présideront quand même aux destinées de leur municipalité pendant les quatre prochaines années ? On a trouvé ailleurs des façons de procéder qui sont plus démocratiques que notre système électoral uninominal à un tour qui donnent des résultats que nous trouvons avec raison aberrants. Il y a des pays, comme en Allemagne, où l'on a adopté le système électoral proportionnel (avec un plancher de 5%) et il y en a d'autres, comme en France, où il y a un deuxième tour si aucun candidat n'obtient la majorité des appuis lors d'un premier tour.

    Il y a urgence de choisir, il me semble, entre l'un ou l'autre système. Si vous n'aimez pas la proportionnelle et si vous vous objectez aux coûts qu'occasionneraient un deuxième tour, il y aurait un moyen tout simple ... de tenir le deuxième tour en même que le premier, si je puis dire. C'est ce qu'on appelle l'Approval Voting imaginé aux débuts des années 1980 aux États-Unis par un groupe de chercheurs qui désiraient trouver un système électoral qui palie aux défauts du système électoral uninominal à un tour qui est le nôtre. J'en faisais une description dans un article paru en septembre 1983 dans Idées et pratiques alternatives. Je résumerais ce système ainsi : si nous avions adopté ce système pour l'élection du 1er novembre 2009, l'électeur aurait eu la liberté d'indiquer un deuxième choix à la mairie de Montréal. Il va sans dire que les partisans-partisans du maire Tremblay et de Louise Harel n'auraient pas indiqué de deuxième choix, et beaucoup de ceux qui ont appuyé Richard Bergeron. Le système du « Vote approbateur » a voulu trouvé une solution pour ceux qui sont indécis ou indépendants ou membres de partis minoritaires, pour ceux qui s'aperçoivent aux derniers jours d'une campagne électorale que leur candidat ne sera probablement pas élu et qui veulent quand même voter, choisir. Ce sont eux, dit-on, qui font et défont les gouvernements. Si vous adoptez le système à deux tours les partisans des tiers partis doivent de toute façon choisir entre l'un ou l'autre des deux candidats qui ont eu le plus de votes au premier tour. L'Approval voting permet à tous de participer au choix électoral, le vote de tous compte. Sur le bulletin de vote il y aurait un espace pour le premier choix de l'électeur et un espace pour son deuxième choix. Et à la fin de la journée la personne qui est élue est celle qui a obtenu le plus d'appuis populaires. On évite ainsi un deuxième tour. On pourra toujours trouver des failles à ce système. Je l'ai décrit ici très sommairement. Mais le système électoral uninominal à un tour, qui permet à Gérald Tremblay d'être maire de Montréal et à un trop grand nombre de maires à travers le Québec d'être élus contre la volonté de la majorité de leurs concitoyens, ce système devrait avoir fait son temps, devrait être jeté aux orties. Est le pire des systèmes qui permet de tels « accidents historiques » qui arrivent tout naturellement et nécessairement dans ce système.

    Roger Léger
    2 novembre 2009

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 13h58
    Comme dans Virginie
    Merci monsieur David pour ce constat: "Certes, la division du vote d'opposition a permis au maire Tremblay de se faufiler, mais cela n'aurait sans doute pas été possible sans l'appui massif que l'électorat non francophone lui a accordé. Plusieurs en concluront qu'aux yeux de certains, la mafia vaut encore mieux que les séparatistes. Cela ne contribuera pas à renforcer la cohésion sociale de la métropole." Vous êtes l'un des rares à soulever ce vote ethnique comme si le Québec était amnésique comme dans l'émission Virginie qui ne parle jamais des clivages anglais-français-immigrants même si l'auteur se dit nationaliste. Il fallait ne rien vouloir comprendre pour voter Tremblay. Il faut conclure, comme vous, que c'est un bloc honteux pour une ville qui se prétend l'une des grandes villes française au monde.

    Claude L'Heureux, Québec

  • Alain Bonin
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 15h05
    Vous avez répondu à ma question Mr. David.
    Excellent article je suis tout à fait d'accord avec votre point de vue. Et il ne faut pas oublier que ce sera les générations futures qui payeront pour cela.

    Pauvre démocratie elle souffre tellement.

  • Yves Bertrand
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 15h33
    République bananière
    La situation aurait été la même dans un pays du tiers-monde (Afrique, Asie, Amérique du sud, Europe de l'est, etc.), tout le monde aurait crié au scandale et réclamé des têtes. Le vote n'aurait pas été "reconnu" et "accepté" par les pays «occidentaux».
    De ce coté, on dit plutôt que le taux de participation était faible (personne ne s'en plein; les gens n'avaient pas envi d'aller voter), et on accuse (surtout au Québec) les autres; les étrangers, «les ethniques», comme s'il n y avait pas d'«ethniques» séparatistes ou fédéralistes.
    Les «ethniques», c'est qui?? Combien de temps faut-il vivre au Québec pour être «québécois»?
    Généralement en «occident», quand ca va mal, c'est toujours la faute de l'autre, de l'«étranger».
    Et quand on perd, on accuse les "autre".
    Comme disait quelqu'un «chacun n'a que le gouvernement qu'il mérite».

  • Claude Champagne
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 15h37
    triste. tiste, triste
    j'ai vécu 30 ans à Montréal et que j'étais fière, le métro, l'expo, les expos (baseball), jeux olympique, floralies, etc. Montréal vivait, respirait le progrès. Suite au déboire du système municipal et la réélection du maire sortant " je n'étais pas au courant", le dommage est fait, rétablir la réputation de Montréal sur la scène local, provincial et mondial va être long, si elle sera rétablie, triste, triste, triste.
    PS que cette victoire sert de leçon, pour les élections au provincial 2012-13 faut faire l'exercice de réunir les parties politiques dans l'opposition, sinon la même situation peut et va se produire.

  • Marie-Louise Lacroix
    Inscrite
    lundi 2 novembre 2009 15h39
    Je ne suis pas Montréalaise...
    Et ce n'est pas demain que je le deviendrai.

    Je suis dégoûtée du résultat de cette démocratie municipale entre les mains à la fois de corrupteurs (in et hors de l'aire politique) et de la minorité anglophone. Qui prend constamment la majorité en otage.

    Pour cette dite minorité, un Mussolini, un Polpot, un Pinochet ou un Staline - tous paliers de gouvernance confondus - sera toujours préférable à un(e) indépendantiste québécois(e) amoureu(se)x jusqu'au fond de l'âme de liberté et d'authentique démocratie.

    Ah...... « Si j'étais un homme », chantait Diane Tell déjà en... 1980 !

    Mais y a-t-il encore un « homme », un vrai, dans ce pays québécois tout heureux de crever un peu plus chaque jour ?

    Je ne suis pas Montréalaise.
    Je suis simplement dégoûtée.

  • Alain Bonin
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 16h05
    Mme Chouinard.
    Après avoir lu votre commentaire je crois que vous n'êtes pas faite pour vivre en démocratie. L'information doit circuler librement par les journalistes. Celle-ci est souvent relatée par des faits. C'est au peuple de décider ce qu'il veut en faire.

    De la manière dont vous parlez de nos journalistes est une insulte à leur magnifique travail

    Je crois que le meilleur endroit où vous pourriez vivre est une dictature.

    Au moins vous pourriez avoir toujours raison.

  • LeRévoltéTranquille
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 17h01
    Peuple brouillon et chamarré
    Effectivement, on ne peut rien enlever aux Anglos et Ethniques, elles et ils sont alléEs voter, EUX !

    Tant que le French-Canadian-Pea-Soup chiâleux-démissionnaire-exploité-colonisé-vaincu va continuer à faire preuve de sa mentalité de perdu-d'avance-à-quoi-bon, et si d'aventure il continue de s'aventurer à voter en mouton de Panurge rouge-lîbâral-fédâral-provincial qui prend ses vessies pour des lanternes avec ses compatriotes anglos qui Eux votent Anglo First comme un chien de Pavlov qui salive à l'idée du repas qui vient, on ne fera rien, on ne sera rien, Nous ne commanderons pas le respect, l'attention et la crainte d'un pouvoir qu'on remet gracieusement au Waste-Island et à Westmount, Northern-Rhodésia et on continuera de se contenter du proverbial plat de lentilles qu'on offre au serf colonisé de l'intérieur.

    Nous n'avons encore qu'à Nous en prendre qu'à Nous-mêmes, surtout qu'hier dimanche, il faisait beau au pays de Me Brent Tyler...

  • Cote jean f 52
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 17h05
    Réveleillons nous !
    Ce n'est pas normal que le taux de participation ait été si peu élevé à Montréal après toutes les magouilles mafieuses dans la métropole.Nous allons devoir nous réveiller et nous prendre en main sinon nous allons disparaître tranquillement,inéxorablement....

  • Etienne Merven
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 17h07
    Encore du déchirage de chemise
    Mais ce n'est pas possible d'être aussi mauvais perdants!

    Les urnes ont parlé. Les électeurs de Montréal, ceux qui ont bien voulu se déplacer, ont voté légalement et, grâce à un savant système de comptage des votes, il appert que Gérald Tremblay en a recueilli le plus grand nombre. Il est donc élu. On peut dire que c'est un vote par défaut, contre... quoi je ne sais pas, etc., etc. le résultat est là.

    Les gens peuvent ajouter, soustraire, multiplier, diviser les pourcentages des votes pour et contre et en travers, le résultat est le même. Ils peuvent se cogner la tête contre un mur, cela ne changera rien. Ils peuvent dire que c'est la faute au vote ethnique, j'aime beaucoup les ethniques, moi, à l'argent, aux magouilles et, j'oubliais, surtout à Jean Charest, dont l'ombre plane partout eu Québec... Je comprends la grande frustration de ceux qui étaient pour la pouliche du Devoir, la « matante Germaine », alias Louise Harel. Mais, on vit au Canada ici, un pays démocratique. La commission électorale n'a signalé aucun vice de forme, il n'y a pas eu de bourrage d'urnes, rien. Les électeurs ont tranché et ont dit non à la matante Germaine. C'est tout!

    Je sais que pour certains, c'est la racaille qui a voté pour Tremblay, car les formations « istes » recueillent le vote noble, que pour d'autres ce sont des tarés qui ont voté pour Tremblay, qu'importe, le résultat est là.

    Or donc, si vous n'êtes pas contents, émigrez, quittez le Québec, comme je me le suis fait dire à quelques reprises...

  • Philippe Landry
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 17h32
    je ne voterai plus
    Un sentiment de dégout m'envahit. . Une grande parti de la population québécoise n'aime pas le Québec, ne souhaite que sa disparition et vote en fonction de cet idéal avant toute question d'éthique ou de solidarité sociale. Cela peut paraître inconcevable mais ce sous-groupe applaudi à tout ce qui peut affaiblir le Québec: pertes de 40 milliard à la caisse de dépôt, corruption municipale, provinciale et même fédérale (en autant qu'elle soit ciblée contre ce Québec honni), la liste s'allonge de jour en jour tandis que la cote de popularité de la famille libérale demeure au beau fixe.

    Pendant que ce groupe fait preuve d'une immense solidarité autour de ce projet de société qu'est la spoliation de l'état-nation francophone du Québec, nous autres québécois nous abstenons de voter ou nous divisons en trois, voire quatre partis à peu près semblables.

    Aux prochaines élections, si le PQ, l'ADQ et QS apparaissent sur le même bulletin de vote, je ne vois qu'une solution: VOTER POUR LES TROIS! Les abstentionnistes auront mon vote.

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 18h21
    C'est à peine croyable qu'on blâme les médias pour faire leur job!
    Dans quel genre de pravda devrions nous vivre? Un potineux sur un blogue (dont je suis, enfin, personne ici est dans le secret des dieux, non?) n'a certainement pas les mêmes contacts, ne vérifie sûrement pas ses sources et n'a pas d'éthique professionnelle à protéger. Il n'arpente pas les couloirs de l'assemblée nationale à la recherche de LA nouvelle, ne pose pas de question directement aux politiciens, n'épluche pas des liasses de document en faisant appel à la loi sur l'accès à l'information. Un journaliste risque de se faire trainer devant les tribunaux pour protéger ses sources, contrairement à un blogueur anonyme qui peut prétendre être une autre personne ou même plusieurs à la fois pour faire la propagande de son idée.
    Bref, j'ai beau vouloir rester poli, mais dire qu'avec Internet, on peut se passer des journalistes de métier pour les remplacer par des blogueurs juste parce qu'ils disent des choses qui nous déplaisent relève de la bêtise la plus pure. Et il faut être assez modeste pour comprendre que ces gens-là, qui sont payés pour baigner dans la politique, peuvent avoir un point de vue intéressant.
    Je ne dis pas que je suis tout le temps d,accord avec eux, mais entre "tasse toé matante" et une analyse plus fouillée, je choisis la deuxième.

  • Simon Mayrand
    Inscrit
    lundi 2 novembre 2009 19h48
    on a ce qu'on mérite....
    Ça fait des décennies que les insulaires de montréal écoeurent le reste de la province avec leur grandeur....
    La fierté a une ville
    La si a une ville ou la ça....
    Les gens de québec ne sont pas comme les gens de montréal: pragmatiques, éveillés, soucieux de leur image par fierté, non par vanité...les gens de québec ont montré, encore une fois, leur vraie fierté d'être québécois francophones: le maire Labeaume n'a certe pas la majesté des maires de montréal, ile peuplée de montréalais prétentieux, mais il a la fierté de sa ville et de ses concitoyens....

    Les gens de montréal (surtout les peteux du plateau) crachent sur les éveilleurs de consciences que furent André Arthur et j-f Fillion.....en les comparant à LEUR insignifiant GILLES PROULX ....

    Les gens de québec soutiennent harper, aiment leur ville qui est PROPRE, exempte de toutes ces disgracieuses mauvaises odeurs surplombant VOTRE métropole....

    Vous chantiez ?
    Eh bien dansez maintenant....

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    lundi 2 novembre 2009 21h29
    Alors...
    "Je ne suis pas Montréalaise.
    Je suis simplement dégoûtée." (M.L. Lacroix)

    Alors, de quoi je me mêle....!

  • michel benoit
    Abonné
    lundi 2 novembre 2009 21h34
    ET SI ON FAISAIT DES COALITIONS
    Si le vote se divise entre différents groupes, les forces en place sont mieux placées pour maintenir leur pouvoir.

    À Longueuil, une lutte à deux a permis de faire du ménage.

    À Laval, 3 partis se répartissent le vote et l'administration Vaillancourt se retrouve sans opposition.

    À Montréal, le taux de participation a été trop faible à l'ouest et à l'est du boulevard St-Laurent. Les anglophones n'ont rien voulu savoir des enjeux politiques, on voulait être sûr qu'un souverainiste ne soit pas éligible au poste de maire.

    Le vote des anglophones et des allophones s'est donc concentré vers Union Montréal.

    On a des chefs qui font campagne tout seul sans mettre en valeur leur équipe. On trippe pouvoir et on ne veut pas faire de coalition et il devient plus difficile de changer de garde.

    On se ramasse divisé et avec un maire qui représente 12 % de la population. Il en ressort avec un poids politique amoindri.

    Il faut modifier la loi électorale pour empêcher les dons illégaux. L'argent demeure toujours le nerf de la guerre.
    La classe politique doit enlever son masque et proposer des modifications à la loi électorale. On en a abusé et des profiteurs sont allés trop loin. La confiance dans le sytème est ébranlée.

    Cette campagne électorale a permis de dévoiler sur la place publique comment ça se passe dans les vraies coulisses du pouvoir.

    On peut être déçu des résultats mais on doit se réjouir que dès le lendemain de l'élection, des élus proposent déjà des changements à la loi électorale.

    Le dossier devenant public permettra à la population de faire des commentaires et des recommnandations pour bonifier la loi électorale.

    Même pour l'attribution de contrats, on veut déjà revoir les règles du jeu. Il faut être vigilant.... Le maire Tremblay nous annonce qu'il met les freins sur l'attribution des contrats en attendant de nouvelles règles du jeu. Mais la réalité est que le projet du budget 2010 prévoyait des hausses de taxes de 6 % ( 4 fois le taux de l'inflation ) mais qu'il faisait la campagne électorale en disant qu'on aurait un budget indexé à l'inflation. Il est coincé et le temps presse...

    La classe politique vient de réaliser qu'on doit changer les règles du jeu pour faire le grand ménage qui s'impose.

    Je suis heureux de vivre dans un système démocratique qui permet de nous exprimer en votant ou en réagissant sur la place publique au moins via la presse électronique.

    On peut aller poser des questions à nos conseillers municipaux au Conseil municipal, Il ne faut pas baisser les bras car on peut s'exprimer sur la place publique sans menace.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    lundi 2 novembre 2009 21h41
    @Alain Bonin
    "(..)L'information doit circuler librement par les journalistes." (Alain Bonin)

    Vous avez raison lorsqu'il s'agit bien d'information et non de scoops merdiques pour vendre de la copie.

    Pour ce qui est de votre sens de la démocratie, vous repasserez! D'ailleurs, où étaient-ils, dimanche, ces bonnes gens intègres pour voter pour Harel qui, lorsqu'elle était ministre, s'est comporté en dictateur de la pire espèce, en imposant unilatéralement ses fusions, et qui, de plus, chiait sur la tête des syndiqués à la première occasion!!!!

    Ce n'est certe pas vous qui allez m'apprendre ce qu'est la démocratie.

  • Charlie Brown
    Inscrite
    lundi 2 novembre 2009 23h34
    tss...tss, Mme Chouinard, vous faites fausse route
    Honte à vous de vouloir réduire DEUX de nos institutions démocratiques à néant tandis que des milliers voir des millions de personnes vivent un combat à chaque jour afin de voire apparaître une démocratie au sein de leur pays.

    Un séjour en Corée du Nord ne vous tente guère? Non? Vous êtes trop frileuse?? En Somalie? Peut-être? En Chine? Cela serai une possibilité?? Un séjour au Soudan? Non plus? Le Congo, non plus ne vous tente guère? Mais là, Madame vous faites la difficile!!

    Eureka! J'ai trouvé. Moscou sera votre destination. Là-bas, ils assassinent des journalistes qui se battent pour la VÉRITÉ et de plus toute forme d'opposition y est pratiquement excluse tandis que la corruption siège en dame constitutionnelle.

    Remarquez, chère dame, que tout ces États ci-haut mentionnés nourrissent les mêmes idéaux que vous, juste au cas...ou vous ne le seriez guère.

  • Alain Lecompte
    Inscrit
    mardi 3 novembre 2009 02h17
    vive l'immobilisme..
    Qui osera parler de la «gang of the west» qui continu encore et toujours à voter en bloque pour tout ce qui est fédéralisme et anti-québecois? 3-4 % de francophone anti-québécois (think big, yeah, vive le canada!) qui ajoute les vote pour Tremblay et le voilà qu'il pass..un autre beau 4 ans de perdu alors que Montréal continu son déclin international, provincial et national........

  • Daniel Savard
    Abonné
    mardi 3 novembre 2009 02h28
    Des élections à deux tours ... J'appuis... Mr Faucher !
    Je pense bien que cette idée de solution est géniale et que l'on devrait se hâter de développer se principe à deux tours, et de fait la nécéssité d'avoir 50% et plus du suffrage. J'irais même plus loin, c-à-d généralisé toute les élections gérés par le DGÉ pour tout ce qui se fait comme processus électoral au Québec. En commencant par le gouvernement de notre état national. Bien sur il y aura bien du travail à faire pour y arriver, mais je crois bien que cet enjeu serait essentiel et prioritaire pour que vraiment le peuple reprenne confiance en son système politique et électoral, car comme cela se passe depuis déja trop longtemps et souvent la populasse en à mare, et avec raison, juste à voir, on voit bien...!

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 3 novembre 2009 06h52
    Est-ce que quelqu'un a compté le nombre d'injures que les souverainistes ont lancées à la figure des Montréalais.
    Je me suis fait un devoir de lire tous les commentaires qui ont été publiés ici, suite à cette excellente analyse de Michel David. J'y ai trouvé une quantité étonnante d'injures et de jurons lancés à la tête des Montréalais. Ceux qui sont allé voter comce ceux qui n'y sont pas allé. Je ne sais pas par quelle aberration ces lecteurs du Devoir, qui ne sont pas, à priori, des illéttrés peuvent-ils penser amener des citoyens à s'intéresser et à appuer leur cause souverainiste en les traitants de lâches, de peureux, de pouilleux, de pourris, d'irresponsables etc. Je crains que les citoyens en arrivent à se dire: À Bougons, bougons et demi.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mardi 3 novembre 2009 10h26
    C'est à peine croyable...
    "Et il faut être assez modeste pour comprendre que ces gens-là, qui sont payés pour baigner dans la politique, peuvent avoir un point de vue intéressant." (J.F. Trottier)

    Si au moins c'était le cas. Mais pour vous, avoir un point de vue intéressant, c'est sans doute tenir des propos anti-capitalistes, anti-libéral et pro-pkiss....

    Ces temps-ci, nous n'avons pas droit à de l'information mais à de la désinformation de la part de plusieurs journalistes qui se spécialisent dans la presse à sensation et qui se court-circuitent les-uns, les autres.

    Ce matin j'entendais un commentaire de Jean Lapierre, à l'émission de Paul Arcand, relatant avoir été l'objet d'intimidation, de la part d'un dénommé Noël, journaliste à la Presse, parce qu'il refusait de lui dévoiler ses sources ainsi que celles de son collègue, Paul Laroque.

    Faut le faire...et vive le journalisme à scandale, que certaines âmes cautionnent sous le couvert de la démocratie.

    C'est à peine croyable, comme dirait J.F. Trottier....!

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mardi 3 novembre 2009 10h38
    tss...tss..Charlie Brown
    "Eureka! J'ai trouvé. Moscou sera votre destination. Là-bas, ils assassinent des journalistes qui se battent pour la VÉRITÉ et de plus toute forme d'opposition y est pratiquement excluse tandis que la corruption siège en dame constitutionnelle." (Charlie Brown)

    C'est sans doute la situation que vous vivrez si jamais le PQ accède au pouvoir car ce parti n'est pas du genre à supporter l'opposition.....J'ai bien peur que vous serez un des premiers à dénoncer leur dictature qui se manifeste déjà à petite échelle. La preuve en est que les pkiss se réservent le droit de parole et la dénie aux autres québécois qui ne partagent pas leur option souverainiste.

    Alerte...alerte...Charlie Brown!

  • Robert Filiatrault
    Inscrit
    mardi 3 novembre 2009 16h43
    Elvis Gratton is coming back
    Bravo madame Chouinard. Je suis content de voir que nous avons maintenant notre Elvis Gratton féminine. Vous êtes très amusante.

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