Montréal - La remontée de Bergeron inquiète Harel
Les chefs débattent des enjeux de la campagne dans une station de métro
À cinq jours du scrutin, la candidate à la mairie Louise Harel appréhende une division des votes entre le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, et elle, qui favoriserait le maire sortant, Gérald Tremblay.
«Un vote pour M. Bergeron, c'est un vote pour M. Tremblay», a lancé Mme Harel hier au terme d'un débat des chefs sans coup d'éclat radiodiffusé sur la Première Chaîne de Radio-Canada.
Plus d'une centaine de personnes s'étaient agglutinées à l'intérieur de la station de métro Berri-UQAM pour regarder les trois principaux candidats à la mairie croiser le fer. Épiés par deux hommes masqués et interrompus à deux reprises par un individu qui a crié «mensonge», M. Tremblay, M. Bergeron et Mme Harel ont notamment rappelé leurs engagements en matière de transport et de développement économique et expliquer comment ils renoueront, s'ils sont élus, le lien de confiance entre l'administration municipale et les citoyens.
Bien qu'elle craigne d'être battue en raison d'une division des votes, la chef de Vision Montréal a fait savoir hier à quelques reprises qu'elle est actuellement la favorite de la campagne. «Le ton de M. Tremblay est très agressif parce que nous sommes au sommet des intentions de vote», a-t-elle dit à la fin des échanges.
À la tête d'un parti épargné par les accusations et allégations de corruption, de collusion ou de favoritisme en faveur d'hommes d'affaires qui fusent de toutes parts depuis le début de la campagne électorale, Richard Bergeron s'attire de plus en plus l'appui de l'électorat.
La cote de popularité de Richard Bergeron a grimpé de près de 10 points en un mois. Elle est passée de 14 % à la mi-septembre à 23 % à la mi-octobre, selon des sondages Angus Reid Strategies-La Presse. À égalité, Louise Harel et Gérald Tremblay récoltaient pour leur part respectivement 37 % et 36 %.
Le chef de Projet Montréal, qui avait la voix chevrotante au débat télévisé de Radio-Canada le 19 octobre, affichait un certain aplomb hier, n'hésitant pas à conspuer les mauvais coups de ses adversaires, mais aussi à souligner leurs bons coups. Mais réussira-t-il à se hisser au pouvoir? s'interrogent ses partisans et ses opposants. «Au début, on suscitait des sourires en coin», a fait remarquer le candidat à la mairie qui se permettait hier tous les espoirs.
Les trois candidats à la mairie se sont réjouis du taux de participation du vote par anticipation, soit 5,25 %, mais tous trois l'ont interprété différemment. «C'est un signe annonciateur que les Montréalais veulent du changement. Ils sont prêts à changer d'air. Ils trouvent que l'air est vicié à l'Hôtel de Ville», a affirmé Louise Harel. «Et M. Tremblay offre le statu quo», a-t-elle ajouté.
Son de cloche bien différent du côté du parti du maire. Des trois principaux partis politiques, c'est Union Montréal qui incarne le changement, a assuré avec force Gérald Tremblay hier, qui achève un deuxième mandat de quatre ans à la mairie de Montréal. «Nous sommes là depuis huit ans et nous travaillons fort pour changer la culture. C'est un changement fondamental que nous avons mis en branle», a-t-il déclaré.
Richard Bergeron a pour sa part enjoint à ses partisans d'aller voter dimanche. Le chef de Projet Montréal est convaincu de pouvoir l'emporter si le taux de participation s'élève à plus de 40 %.
«Un vote pour M. Bergeron, c'est un vote pour M. Tremblay», a lancé Mme Harel hier au terme d'un débat des chefs sans coup d'éclat radiodiffusé sur la Première Chaîne de Radio-Canada.
Plus d'une centaine de personnes s'étaient agglutinées à l'intérieur de la station de métro Berri-UQAM pour regarder les trois principaux candidats à la mairie croiser le fer. Épiés par deux hommes masqués et interrompus à deux reprises par un individu qui a crié «mensonge», M. Tremblay, M. Bergeron et Mme Harel ont notamment rappelé leurs engagements en matière de transport et de développement économique et expliquer comment ils renoueront, s'ils sont élus, le lien de confiance entre l'administration municipale et les citoyens.
Bien qu'elle craigne d'être battue en raison d'une division des votes, la chef de Vision Montréal a fait savoir hier à quelques reprises qu'elle est actuellement la favorite de la campagne. «Le ton de M. Tremblay est très agressif parce que nous sommes au sommet des intentions de vote», a-t-elle dit à la fin des échanges.
À la tête d'un parti épargné par les accusations et allégations de corruption, de collusion ou de favoritisme en faveur d'hommes d'affaires qui fusent de toutes parts depuis le début de la campagne électorale, Richard Bergeron s'attire de plus en plus l'appui de l'électorat.
La cote de popularité de Richard Bergeron a grimpé de près de 10 points en un mois. Elle est passée de 14 % à la mi-septembre à 23 % à la mi-octobre, selon des sondages Angus Reid Strategies-La Presse. À égalité, Louise Harel et Gérald Tremblay récoltaient pour leur part respectivement 37 % et 36 %.
Le chef de Projet Montréal, qui avait la voix chevrotante au débat télévisé de Radio-Canada le 19 octobre, affichait un certain aplomb hier, n'hésitant pas à conspuer les mauvais coups de ses adversaires, mais aussi à souligner leurs bons coups. Mais réussira-t-il à se hisser au pouvoir? s'interrogent ses partisans et ses opposants. «Au début, on suscitait des sourires en coin», a fait remarquer le candidat à la mairie qui se permettait hier tous les espoirs.
Les trois candidats à la mairie se sont réjouis du taux de participation du vote par anticipation, soit 5,25 %, mais tous trois l'ont interprété différemment. «C'est un signe annonciateur que les Montréalais veulent du changement. Ils sont prêts à changer d'air. Ils trouvent que l'air est vicié à l'Hôtel de Ville», a affirmé Louise Harel. «Et M. Tremblay offre le statu quo», a-t-elle ajouté.
Son de cloche bien différent du côté du parti du maire. Des trois principaux partis politiques, c'est Union Montréal qui incarne le changement, a assuré avec force Gérald Tremblay hier, qui achève un deuxième mandat de quatre ans à la mairie de Montréal. «Nous sommes là depuis huit ans et nous travaillons fort pour changer la culture. C'est un changement fondamental que nous avons mis en branle», a-t-il déclaré.
Richard Bergeron a pour sa part enjoint à ses partisans d'aller voter dimanche. Le chef de Projet Montréal est convaincu de pouvoir l'emporter si le taux de participation s'élève à plus de 40 %.
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