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La mafia est à l'hôtel de ville depuis longtemps, dit Jean Fortier

Un ex-président du comité exécutif se confie au Devoir

Kathleen Lévesque   23 octobre 2009  Montréal
Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir
Ce n'est pas d'hier que la mafia a réussi à se glisser dans les officines de l'hôtel de ville de Montréal. Jean Fortier, président du comité exécutif sous l'administration de Pierre Bourque, affirme avoir décliné une offre de 100 000 $ en argent comptant pour garantir la vente d'un terrain municipal sur lequel la mafia avait des visées.

En entrevue au Devoir, M. Fortier a soutenu hier avoir été aux prises avec plusieurs dossiers soulevant des doutes sérieux sur les intérêts en jeu et la promiscuité avec la mafia. L'un d'eux concernait la mise en vente de la pépinière de Montréal située à Terrebonne, une banlieue en pleine explosion.

Un promoteur s'est particulièrement montré intéressé par ce vaste terrain d'une superficie de 115 hectares situé en zone agricole. Il était question d'y faire du développement immobilier. L'homme d'affaires a alors demandé à rencontrer Jean Fortier. Le face-à-face a eu lieu dans un restaurant du boulevard Saint-Laurent. C'était en 2000. «On m'a offert 100 000 $ pour assurer la vente de la pépinière sans appel d'offres. J'en ai ri sur le coup. Mais après, j'ai su que cette personne était liée à la mafia», se souvient M. Fortier.

Ce dernier a alors cherché à obtenir une protection au sein de l'appareil municipal. Il a entrepris en vain des démarches auprès du maire Bourque, du directeur général d'alors, Guy Coulombe, et même auprès du gouvernement de Lucien Bouchard. Jean Fortier raconte avoir alors compris qu'il était seul devant le problème. «Les gens ne me croyaient pas. Les gens croyaient que je fabulais pour me rendre intéressant. Tout le monde est complaisant dans cette affaire-là. Je vous dis la vérité. Je n'ai pas trouvé beaucoup de personnes prêtes à m'appuyer dans une démarche comme ça. Il y avait seulement quelques fonctionnaires de la Ville, parce que c'est une aventure humaine que les gens ne sont pas prêts à vivre», explique-t-il.

Le politicien a donc pris ses propres précautions. Il a d'abord raconté l'histoire en détail à un avocat et à un ami juge. «Quand on subit des pressions, il faut que vous vous disiez: "J'aurai peut-être une balle dans la tête, mais il y a quelqu'un qui va le savoir"», lance Jean Fortier en assurant pourtant ne pas avoir eu peur pour sa sécurité physique. La crainte que sa réputation puisse être atteinte l'inquiétait davantage.

«J'ai été obligé de mettre des micros dans mon bureau pour être certain qu'on ne vienne pas m'offrir d'autres sommes d'argent», explique M. Fortier. Ce système d'écoute a été installé par les services internes de la Ville. Jean Fortier affirme l'avoir utilisé une seule fois.

L'ancien président du comité exécutif dit avoir bloqué la vente tant qu'il a été en poste. Sa meilleure protection, estime-t-il, fut sa persévérance.

La pépinière de Terrebonne a été vendue en 2005 par l'administration Tremblay-Zampino à une société en commandite appelée Côte de Terrebonne, appartenant au fonds immobilier du Fonds de solidarité de la FTQ.

Hier, au Fonds de solidarité, on a confirmé être propriétaire du terrain et vouloir y faire du développement immobilier. Des discussions sont d'ailleurs en cours avec un promoteur qu'on refuse d'identifier. On a toutefois été incapable de préciser si l'intérêt du Fonds avait été signifié à la fin des années 1990 à la Ville de Montréal.

De son côté, Jean Fortier ne fait aucun lien avec le Fonds de solidarité. Par ailleurs, le sommaire décisionnel de la Ville de Montréal recommandant la vente indique que la municipalité de Terrebonne avait demandé que le terrain lui soit cédé gratuitement, pour ensuite «revenir avec une offre de 500 000 $», puis avec une offre verbale d'un million de dollars.

Ce dossier n'est toutefois pas le seul à avoir eu des ramifications mafieuses, selon Jean Fortier. Ce dernier aurait prévenu en 2001 ses collègues du comité exécutif des relations entre une entreprise à qui Montréal s'apprêtait à donner un important contrat et le parrain de la mafia sicilienne au Canada, Vito Rizzuto. Encore là, M. Fortier n'aurait eu droit qu'à un haussement d'épaules.

Il n'hésite d'ailleurs pas à dire que la situation problématique exposée au grand jour depuis quelques mois, et dont le maire Gérald Tremblay a fait mention hier dans Le Devoir en parlant de collusion dans l'octroi de contrats et de circulation d'enveloppes brunes, avait déjà commencé quand il était en fonction. «Ces infiltrations m'ont coûté cher politiquement. Des gens disaient à Pierre Bourque: "Enlève-le de là-dedans, débarrasse-nous de ça"».

Le problème de moeurs était bien présent. «C'est clair que tôt ou tard, il y a quelqu'un qui récompense quelqu'un. Volontairement ou involontairement. De mon temps, je pense que c'était volontaire. Il y a des largesses qui étaient connues. Quand arrivait une campagne électorale, les contracteurs, en bons gentlemen, «potaient»; ils mettaient de l'argent parce qu'on est dans un système et qu'on engraisse le monstre», explique Jean Fortier.

Selon lui, une commission d'environ 5 % des contrats était aussi distribuée. Il ne peut toutefois affirmer si ce sont des élus ou des fonctionnaires qui ont profité du stratagème. Jean Fortier assure n'avoir jamais été sollicité. «J'étais l'innocent dans la gang parce que j'étais le gars que Pierre Bourque avait choisi parce que j'étais un "outsider". Quand il a compris que je comprenais, il a commencé à m'isoler. Le mieux qu'ils ont pu faire, c'est de ne pas me renseigner», analyse Jean Fortier après ces années.

Aujourd'hui, M. Fortier souhaite qu'une enquête publique soit instituée. «Ce que la police va découvrir, c'est des preuves de collusion criminelle. Mais ce qu'il faut découvrir, c'est le système par lequel cela fonctionne pour en arriver à une meilleure gestion de la Ville. C'est une commission d'enquête qui peut faire ça. Ce n'est pas en trouvant les coupables d'actes criminels qu'on va changer le processus», tranche-t-il.






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  • Yves Capuano
    Inscrit
    vendredi 23 octobre 2009 03h40
    Une commission d'enquête présidée par Pierre-Marc Johnson ?
    Je ne vois personne de mieux placé que Pierre-Marc Johnson pour faire cette commission que tout le monde demande. Il a fait la commission d'enquête sur les transports et donc il est bien conscient de l'urgence de la situation étant donné les milliards qui devront être investis en infrastructure. L'ex Premier ministre a de plus toute la confiance des principaux partis politiques du Québec et de la population.

    Ensuite il pourrait peut-être faire une commission d'enquête sur l'éducation au Québec afin de tirer au clair l'effondrement constant de l'école publique au Québec , de l'enseignement du français et de la culture générale depuis une trentaine d'années en simultané avec l'effondrement de nos infrastructures de transport et d'eau potable.

  • Brun Bernard
    Inscrit
    vendredi 23 octobre 2009 06h54
    Comment ...
    ...faire pour en découdre avec ce "système" si ce n,est que d eremettre à plat la poltique au Québec? Les réticences de Charest ne sont pas celle d'un honnête poltique à défaut d'être une honnête homme. Ce qui se passe même si on s'en doutait depuis des lustres de cette collusion politique/mafia, c'est la mise à nue difficle à accoucher de l'honnêteté de tous les partis poltiques. Se rendre compte que l'économie québécoise est tenue par la mafia d'origine italienne comme on le sait avec la famile Saputo par exemple et sa Mozarella est édifiant. Merci.

  • Isabelle Lefebvre
    Inscrite
    vendredi 23 octobre 2009 07h04
    Rusé et habile notre Premier Ministre.
    Je voudrais et souhaiterais bien croire notre Premier Ministre Jean Charest,lorsqu'il affirme qu'aucun ministre de son gouvernement aurait été sur le bateau de M. Accurso.

    Le doute s'est installé quand il a déclaré que suite aux vérifications auprès des ministres concernés par son chef de cabinet de
    l'époque Dan Gagnier, ce dernier en a conclu qu'il s'agissait de fausses informations et Jean Charest d'ajouter: 'Je me fie beaucoup à ce
    qu'il fait. J'ai aucun doute'.
    ET SI LES ALLÉGATIONS ÉTAIENT VRAIES, Monsieur Jean Charest s'en trouverait immaculé
    puisque le blâme retomberait sur son ancien chef de cabinet et bouc émissaire Dan Gagnier.

    Il faut le dire, Jean Charest est un habile et rusé politicien.

  • Yves Drapeau
    Inscrit
    vendredi 23 octobre 2009 08h09
    Je suis plombier à l'usine Atwater de la Ville de Montréal...
    Je suis à l'emploi de la Ville de Montréal depuis 1998. Je fus engagé pour justement, effectuer l'installation des compteurs d'eau. Vers 2005-06, sans raisons m'apparaissante valable, mon supérieur immédiat nous annonce que les compteurs d'eau seront donné à contrat.

    Oh j'oubliait, nous n'étions pas assez productifs! Nous n'étions que deux plombiers affectés à la tâche pour toute l'île de Montréal sans organisation de travail disposant de ressources déficiente. Je pourrais vous en parler longuement et j'irais même témoigner! Je reviens sur les Serres de Terrebonne. À l'usine Atwater, nous effectuons la maintenance de dirrérents type de pompe. Nous avons une main-d'oeuvre hautement qualifié de mécaniciens,machinistes, soudeurs, plombiers, électriciens etc...

    Plusieurs de ces métiers ici mentionnés travaillent conjointement à effectuer la maintenance, l'installation et la désinstallation des pompes utilisés aux Serres de Terrebonne pour le système d'irrigation. Désinstallation à l'automne et installation au printemps. C'est une autre tâche qui nous fût retirée en invoquant tout simplement que les Serres déménageaient encore plus loin que Terrebonne!

    Heureusement qu'il y a un excellent travail journalistique qui s'effectue présentement puisqu'il nous procure enfin des réponses sur les questions que nous avons depuis déjà quelques années. Savez-vous qu'il y a eu énormément d'embauche de cadres superieur provenant de l'entreprise privé, et particulièrement des firmes d'ingénieurs conseil comme Dessau, Tecsult, SNC depuis déjà 7 ou 8 ans. C'est ces gens qui nous donne des ordres.

    À la lunières de tous ces scandales, comment voulez-vous que je retourne au travail lundi matin et que je les respecte? J'habite aussi à Montréal et je paie des taxes. Vous pouvez être sûr que je vais voter.J'espère que nous sommes rendu à un tournant où la population et les médias vont se rendre compte que nous, les Cols Bleus, ne peuvent éternellement servir de bouc émissaire pour tous les problèmes encourus par l'administration municipale. C'est une façon de détourner l'attention afin d'effectuer ses actions illicites.

    Il est vrai que nous ne sommes pas parfait et que nous avons eu certains épisodes pouvant fâcher la population mais il faut comprendre qu'il est très difficile de travailler dans une organisation dysfonctionelle et désormais reconnue comme corrompue où l'absence de reconnaissance règne.

    Il faut absolument qu'il y ai une enquête publique et que tous les travaux, entre autres aux usines de production d'eau potable (de l'ordre de 234 millions), soient suspendus temporairement jusqu'aux résultats de l'enquête!

  • Pierre-R. Desrosiers
    Inscrit
    vendredi 23 octobre 2009 08h37
    Pas fou, Charest
    Pas fou, Charest. Il crée une escouade sur la corruption mais n'y inclut pas la police de Montréal. Bonne manière de ne rien découvrir de sérieux dans cette ville. Et il affirme vouloir nettoyer tout cela? De la frime, comme toujours.

    Pierre Desrosiers
    Val David

  • Jean Martinez
    Inscrit
    vendredi 23 octobre 2009 08h55
    La famille libérale complice du pillage du Québec
    Que ce soit au fédéral ou au provincial, il est maintenant clair que la famille politique libérale marche main dans la main avec des criminels et aide ceux-ci à piller le Québec.

    Seule une commission d'enquête pourrait faire toute la lumière. Mais attention, qui sait, peut-être que la stabilité politique de tout le Canada pourrait en être ébranlée...

  • Pierre Schneider
    Abonné
    vendredi 23 octobre 2009 09h08
    Non, surtout pas Johnson
    Depuis qu'il est devenu le petit préféré des libéraux, après avoir renoncé à la libération du Québec, Pierre-Marc est un des grands favoris à qui le gouvernement Charest accorde des contrats spéciaux et fort lucratifs. Il est aussi ami avec certain ministre du gouvernement, autrefois de la FTQ-Fonds de solidarité.
    Or, comme des membres de la garde rapprochée de Charest pourraient être éclaboussés par cette enquête, Pierre-Marc manque de neutralité et de crédibilité pour se voir octroyer la présidence d cette enquête que le gouvernement craint comme...la mafia.

  • Jasette
    Abonné
    vendredi 23 octobre 2009 09h18
    Une culture établie
    J'ai déjà entendu quelqu'un dire: "C'est avec de l'argent qu'on fait de l'argent!" Après avoir lu ceci, j'ajouterais: "C'est avec de l'argent et pas de moralité qu'on fait le plus d'argent!" Quand on ne se fait pas prendre, bien entendu.

    Le pire dans tout ça, c'est que des gens qui se graissent et qu'on ne connaît pas, parce qu'il y en a j'en suis sûr, vont tout faire pour mettre un couvert sur la marmite. Il y a autre chose qui est certain aussi, c'est que c'est une culture établie. Je vais donner un exemple.

    Nous sommes, mettons aux Indes. Une jeune fille indienne dit à une amie américaine, en voyage dans son pays, qu'elle va bientôt avoir 18 ans. Elle est bien triste parce que sa famille indienne va tout faire pour la mariée avec un parti intéressant. C'est dans les meurs de sa famille. La jeune fille, elle, voudrait plutôt aller à l'université. Elle ne sait pas trop quoi faire pour se sortir de ce guêpier.

    C'est ça une culture établie et ce n'est pas vraiment facile de s'en sortir quand on est pris dans ces rouages. S'il y a des enquêtes, les responsables de celles-ci vont avoir beaucoup de pain sur la planche. Il y a la loi de l'omerta et il y a aussi que les gens qui seraient le plus susceptible à donner des informations sont dans le bain, alors que d'autres ne voudront pas se mouiller, par peur des représailles. Bonne chance!

    Monsieur Labonté disait que c'est probablement partout au Québec, dans le milieu politique. Et je n'ai aucune hésitation à croire que c'est vrai. Par exemple, je soupçonne ce genre de système établie, entre autres, dans le milieu de la santé et aussi probablement des transports au Québec, il y a là tout ce qu'il faut pour entretenir tacitement des liens forts de copinage. Ce sont des soupçons!

    À propos de système établie, on voit qu'on peut parfois apprendre candidement des choses qui dépassent de beaucoup notre entendement. Vous savez, quand on étudie jeune à l'école, nous n'y apprenons pas nécessairement tout le potentiel de magouille auquel on peut avoir à faire face plus tard sur le marché du travail. Lorsqu'on on a à y faire face, on apprend d'autant moins, je présume, à savoir comment on peut faire face à ce genre de situation.

  • Rick Bujold
    Inscrit
    vendredi 23 octobre 2009 09h54
    Cols Bleus de Montréal
    Je parcours les blogues et je lis la haine et le mépris des travailleurs/euses cols bleus, un des métier le plus politisé au Québec sois dit en passant. Je garde mon calme et j'essaie comme toujours de donner mon point de vue tout en essayant de dénoncer l'injustice qui règne dans le monde municipale. Le syndicat des cols bleus regroupés de Montréal à dénoncé les coûts d'une fusion/défusion et qu'elle mènera à de la confusion assurément. Malheureusement certains ont préférés écrire des commentaires du genre; »que si ça ne fait pas l'affaire des cols bleus, c'est que c'est bon pour les citoyens ». Remarquez que madame Harel désire re-centraliser certains services comme le déneigement. Nous le savions depuis le début que de donner trop de pouvoir aux arrondissements ne mènera qu'à des dépenses supplémentaires et à de l'obstination lorsqu'une rue comme St-Denis traverse 4 arrondissements différents.

    Les cols bleus dénoncent depuis nombreuses années qu'il y a du favoritisme dans les monde des sous-contractants. Encore une fois j'ai lu des commentaires du genre; » foutez-moi ça à la porte les cols bleus trop grassement payés et faite entrer le privée. » Vous êtes témoin du résultat de la collusion qui existe au sein des compagnies privées avec tous ce qui se dit présentement dans les différents médias. Encore une fois, des coûts exorbitants seront nécessaire pour essayer d'enrayer tous ces abus et je dis bien essayer.

    Je suis un col bleu parmis les 6000 qui travaillent dans vos rues. Je ne souhaite pas jouer à la victime et encore moins susciter de la sympathie de qui que ce sois. Ce que je désire c'est de dire haut et fort que vous avez les femmes et les hommes sur le terrain qui travaillent pour la population avec fierté et respect. Nous avons l'expertise et l'efficacité pour effectuer les travaux que l'administration préfère donner aux compagnies privées. Il n'y pas de favoritisme, de travail au noir, de collusion malsaine et d'enveloppes brunes dans nos rangs. Alors sachez que l'efficacité de vos cols bleus débute avec une administration saine et efficace qui désire travailler avec ses cols bleus et non contre pour favoriser les ami(e)s du parti...

  • Etienne Merven
    Inscrit
    vendredi 23 octobre 2009 09h56
    Hypocrisie collective
    Ce qui se passe aujourd'hui au Québec, c'est un bel exercice d'hypocrisie collective.
    Tout le monde, tous les partis politiques (fédéraux, provinciaux et municipaux), tous les intervenants savent depuis des lustres ce qui se passe, les liens avec le crime organisé, la collusion dans les marchés, le népotisme, le copinage, etc., mais aucun gouvernement, peu importe le bord dont il est, n'a rien fait, car c'est le système qui veut ça. Depuis toujours, c'est l'argent qui fait tourner le monde.
    J'ai déménagé à Québec en 2007 et j'ai dû faire affaire avec certains installateurs en tous genres. Cinq des six personnes que j'ai vues m'ont proposé de faire le travail au noir payé en cash. J'étais estomaqué!
    Et ça, c'est à l'échelle d'une personne, moi. Imaginez maintenant ce qui peut se passer à l'échelle de la province...
    Le problème est que pas grand monde veut risquer de se retrouver avec une balle dans la tête dans la malle d'un char ou une paire de souliers en béton au fond du fleuve.
    Le grand malheur, c'est que, même si un grand coup est porté dans les mois à venir, la gangrène reviendra, car elle arrange bien des gens dans toutes les sphères de la société...
    Celui qui trouvera la solution à ce problème sera un héros, mais les héros sont rares de nos jours...

  • Linda Hart
    Inscrite
    vendredi 23 octobre 2009 10h16
    Yves Séguin
    Pas Pierre-Marc Johnson, bien trop englué avec le pouvoir, moi j'aimerais bien Yves Séguin, un honnête homme dans toute l'acception du mot.

  • Guy-Michel Lanthier
    Inscrit
    vendredi 23 octobre 2009 10h58
    Le début du commencement
    Comme je le dis sur mon blogue ce matin, l'entrevue de Benoît Labonté n'est peut-être que le début du commencement. Personnellement, je le souhaite. Je souhaite une enquête publique qui fera la lumière sur cette corruption dont tout le monde semble vouloir cacher sous le tapis.

    Le témoignage de Jean Fortier est très intéressant... oups! Disons plutôt très troublant. Et ce la doit être que la pointe de l'iceberg.

    Et moi qui m'intéresse au leadership. J'ai parfois l'impression que plusieurs n'en ont rien à cirer du leadership. Plusieurs n'en ont probablement que ce qu'ils peuvent mettre dans leur poche!

    http://g-m-l.blogspot.com/2009/10/entrevue-de-beno

    Guy-Michel Lanthier, ing.
    Conférencier et consultant en leadership

  • Pierrette L. Ste Marie
    Abonnée
    vendredi 23 octobre 2009 12h42
    On en a ras le bol
    Monsieur Fortier a raison il faut nettoyer la gangrène qui nous mine collectivement.
    Donner comme pénitence d'être exclu des contrats pendant 5 ans. est une farce.
    Si je suis monsieur Tartempion et je suis riche, j'irai me chauffer dans les iles Mouk Mouk et je nommerai un lieutenant qui assurera la continuité...
    Il est temps qu'on se réveille...

  • Pierre Tremblay
    Inscrit
    vendredi 23 octobre 2009 14h31
    MAUVAIS TITRE DU DEVOIR
    On devrait lire: l'HÔTEL DE VILLE DANS LA MAFIA. Il me semble que se serait mieux, non?

  • denis legault
    Inscrit
    vendredi 23 octobre 2009 15h04
    Pourquoi ?
    J'ai toujours trouvé intéressant de faire des liens avec d'autres nouvelles quand une nouvelle me dérangeait. J'avais lu quelque part que la corruption était plus élevée dans les pays pauvres que dans les pays riches. On expliquait le phénomène par la pauvreté. Se pourrait-il que ce qui se passe à Montréal et ailleurs en province s'explique aussi par le fait qu'il ne se passe pas beaucoup d'affaires économiquement aux Québec et que cela incite les gens à tourner les coins ronds ?

  • Louis Tremblay
    Inscrit
    vendredi 23 octobre 2009 15h54
    Je me souviens
    @ Rick Bujold

    Vous mentionner que Madame Harel promet de re-centraliser entre autre le déneigement.

    Pourtant avant 2002 la Ville de Montréal était super centralisée et à ce que je sache il n'y avait pas beaucoup de citoyens satisfait des services de déneigement, collecte des ordures etc...

    Centralisation dans le monde municipal signifie contrôle par une petite clique donc plus de chance de collusion, d'ailleurs la fraude au service informatique central en est la preuve. Mais je ne dis pas qu'il ne s'en passe pas des petites vites au niveau des arrondissements mais séparé en 19 il faut convaincre pas mal plus de monde d'embarqué dans la fraude.

    Madame Harel promet aussi le même niveau de service pour tous les citoyens, en parlant de déneigement, la Ville de Montréal pousse la neige sur mon terrain, elle ne l'a ramasse pas, certains hivers la hauteur des bancs de neige atteint la hauteur de l'enseigne de l'arrêt au coin de mon terrain. Alors va-t-elle exigée que la neige soit soufflée et transportée sur ma rue, parce qu'il en est de même sur la rue St-Denis, à quel prix, et avec quel argent elle va payer cette dépense supplémentaire.

    Va-t-elle aussi installer un trottoir et des lumières de rues pour m'offrir des services mur à mur ?

  • Diane Cadieux
    Inscrite
    vendredi 23 octobre 2009 16h37
    @Kathleen Lévesque
    çaa serait peut-être une bonne chose que vous fassiez votre propre enquête auprès des cols bleus de Mtl
    si ce que dit Yves Drapeau est vrai, ça devrait être connu et je ne pense pas qu'à lui seul, il puisse arriver à être écouté et entendu

  • Antoine Deraiche
    Abonné
    vendredi 23 octobre 2009 16h48
    L'après élection: Montréal sous tutelle.
    La ville de Montréal est contaminée de l'intérieur, il est sans doute trop tard pour anuller l'élection du premier novembre. Alors qu'à Québec, Jean Charest refuse une commission d'enquête, protège-t'il quelqu'un? Même Vision Montréal semble avoir encore de l'argent sale pour ses fins de la présente campagne. Les enquêtes journalistiques sont très claires, la corruption s'est nichée dans l'hôtel de ville, et de son côté, le maire Tremblay se perd dans sa naïveté et ses faux semblants (j'ai rien vu). Si j'étais le ministre des Afffaires municipales du Québec, après l'élection 2009, je mettrais Montréal sous tutelle et j'exhorterais mon Premir ministre de déclencher une commission d'enquête dès le lendemain de l'élection. À Mon grand désarrois, le nouveau ministre qui était à la solde de l'UPA alors ministre de l'Agriculture n'en fera rien. La valse des mensonges et les collusions mafieuses se poursuivront. Pour sa part, notre démoncratie est dénaturée.

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