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Il faut voter... mais pour qui?

Lise Payette   23 octobre 2009  Montréal
Les gens de pouvoir, si prompts à se précipiter devant les caméras chaque fois que l'occasion leur paraît bonne, disparaissent comme par enchantement quand les citoyens attendent d'eux une décision importante qui ne saurait souffrir de retard. Je ne sais pas qui conseille le premier ministre Jean Charest en ce qui concerne les multiples scandales que nous révèlent les journalistes d'enquête sur le terrain municipal en ce moment, mais il est mal conseillé. C'est le moins qu'on puisse dire.
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  • Philippe Champagne
    Inscrit
    vendredi 23 octobre 2009 02h07
    PATRONAGE
    Greenpeace dévoilait par son porte-parole Stephan Guilbaut, le 10 avril 2007, que pour la seule année 2005, le Conseil forestier du Québec a versé 44 000 $ dans la caisse du parti libéral du Québec, contre 16 000 $ au PQ et 3 000 $ à l'ADQ.

    Partant de cette information privilégiée, toutes les spéculations sont possibles sur certaines décisions prises à la hâte par le précédent gouvernement Charest, durant son premier mandat du 14 avril 2003 au 26 mars 2007.

    Autre exemple de PPP qui a mal tourné: la Grande Bibliothèque.

    Selon Hélène Panaïoti, directrice des communications, il y a eu ostensiblement manque de surveillance et de suivi pendant la construction de l'édifice de la rue Berri.

    C'est un phénomène récurrent dans les différents contrats accordés au privé par nos gouvernements.

    Pensons aussi à l'Église Saint James donné en partenariat avec le ministère du patrimoine québécois de Line Beauchamps, qui a refilé à Paul Sauvé un contrat de rénovation dont les coûts ont été vite dépassés en acculant l'entrepreneur privé à la faillite.

    Le stade olympique, le pont de la Concorde à Laval, sont des autres cas typiques de la mauvaise gestion du privé intéressé uniquement non par le bien-être des commettants, mais par le profit individuel, tellement nos hommes d'affaires laissent transparaître leur comportement insécure par l'appât du gain.

    Le privé ne veut rien savoir du durable, pour pouvoir toujours s'alimenter à même les fonds publics en se déresponsabilisant comme citoyen corporatif. Son égoïsme est proprement scandaleux.

    L'opération Marteau frappera fort mais risque aussi de faire sacrer des entrepreneurs. M. Charest vise-t-il déjà la porte fédérale comme remplaçant éventuel de Stephen Harper?

    On a besoin d'une commission d'enquête au même titre que la CECO dans les années septante, à tous les niveaux.

    Devra-t-on dire suite à la décision de nommer 7 procureurs de la couronne, 60 enquêteurs dans le domaine de la construction, que l'enfer de Charest était pavé de bonnes intentions?

    Aura-t-il pour une fois l'étoffe d'un chef d'état? Fera-t-il comprendre aux 7 000 municipalités sous sa juridiction que le monde en a marre?

    Il sera jugé sur sa volonté politique. 3 ans, c'est vite passé.

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    vendredi 23 octobre 2009 03h03
    Justement, la leçon de Québec...
    Si les routes à Montréal étaient belles, les écoles neuves et si les investissements pleuvaient par millions, la corruption, on s'en foutrait. C'est parce que le reste fonctionne aussi mal que la corruption devient scandaleuse. Comment doit réagir le citoyen quand il se fait dire que des hausses de tarifs sont nécessaires pour éponger le déficit alors que ses élus se tapent des sorties de groupe sur le yacht de M. Accurso? Il n'y a pas de "Boston Tea Party" à chaque hausse de taxe. Il y en a quand les dirigeants franchissent la limite du tolérable.
    LA leçon que je retiens de Québec: Depuis la montée surprise de l'ADQ, cette ville est un enjeu électoral. On y fait pleuvoir des promesses électorales par centaines de millions, on donne les plaines d'Abraham au gouvernement pour plaire à l'électorat... Québec n'a pas de problème de déneigement, de nid-de-poule, de circulation, ou le manque de dynamisme économique de Montréal. Pourquoi se révolter?
    Posez-vous seulement cette question: Est-ce que le maire Labeaume serait un tel surhomme s'il n'arrivait pas aussi facilement à décrocher ses subventions? Être un "swing state", c'est ça qui est payant. Les partis politiques sont comme des compagnies de câble: ils courtisent les nouveaux abonnés avec des spéciaux, ils se foutent de ceux qu'ils ont déjà.
    Avis aux électeurs de tous les "châteaux forts" péquistes ou libéraux: accorder son vote aveuglément toujours au même parti sans rien demander en retour, c'est la meilleur façon de se faire f...

  • Normand Carrier
    Abonné
    vendredi 23 octobre 2009 06h37
    Il faut nettoyer et repartir a neuf......
    Vite une commission d'enquête qui permettra de nettoyer l'écurie et aux citoyens de savoir ce qui s'est passé et de connaitrent les réseaux de mafieux et les coupables !
    Entre temps , les citoyens ont le devoir de bien s'informer , de séparer le bon grain et l'ivraie et surtout d'aller voter pour faire les changements qui s'imposent ....A voir monsieur Tremblay et madame Lemieux faire le mauvais spectacle d'hier soir et nier tout , comment leur faire confiance a l'effet qu'ils vont faire le nettoyage si monsieur Tremblay ne la pas fait les huit dernières années . Nous en sommes a <anybody but Tremblay> car cet homme est contre une enquête publique apres avoir dit qu'il était pour ... Cet innocent peut dire n'importe quoi pour se faire élire ! Cela vous rappelle quelquechose survenu le huit décembre 2008......
    Normand Carrier

  • Brun Bernard
    Inscrit
    vendredi 23 octobre 2009 06h59
    Réveillés?
    Quelle naïveté de dire ceci. Vous connaissez mal votre province alors? peut-être voulez-vous être dasns le consensus de la consternation générale. Il n'y a pas un politique de tous bords qui ne le savaient de cette affaire où la collusion politique/mafia fait bone ménage, voyons donc. Et vous tombez des nues??????????

  • Paul Verreault
    Inscrit
    vendredi 23 octobre 2009 08h24
    Financement public
    Lors du scandale des commandites, il y a eu les enveloppes brunes circulant autour de M.-Y. Côté qui géraient les élections du PLC dans l'Est du Québec, aussi les "élections clef-en-main" du PLQ de Charest. Mais comme ces joyeux personnages disaient ignorer tout de cela, les médias ont regardé ailleurs. Vive le financement populaire de René!

  • Michel Chayer
    Inscrit
    vendredi 23 octobre 2009 09h01
    Ils sont tous tellement formidable...
    « Il faut voter... mais pour qui ? »

    Mais, pour tous les candidats à la fois !

    La soupe qu'ils nous servent étant la même, il n'y a pas lieu d'avoir une préférence pour l'un ou pour l'autre de ces histrions. Il faut donc orner notre bulletin de vote d'autant de X qu'il y a de candidats en lice.

    Annuler son vote, c'est voter !

  • Marie-Anne Blaquière
    Abonné
    vendredi 23 octobre 2009 09h12
    Comme disait ma grand-mère...
    «On a les politiciens qu'on mérite...» Allez dire cela à Zoé Valdes, à Aung San Suu Kyi, à tous ceux qui luttent en Chine ou en Russie contre le pouvoir bien établi. Grand-mère était peut-être sage, mais n'avait pas une grande vision du monde.

    Chapeau tout de même pour votre article.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    vendredi 23 octobre 2009 09h21
    Je laisse la chance au coureur monsieur Bergeron et son parti
    Ce serait probablement le meilleur moyen de repartir à neuf. En supposant que monsieur Bergeron est honnête dans ses propos.

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    vendredi 23 octobre 2009 10h43
    RENÉ LÉVESQUE
    René Lévesque a essayé de purifier les moeurs politiques du Québec. A la fin de sa vie, son parti l'a mis carrément à la porte. Il était trop propre, trop pur pur, pour ce parti qui voulait gouverner... autrement.

    Le PQ, le PLQ, l'ADQ.. tous les «Q» que vous voudrez, ressemblent à tout ce qui est étalé présentement sur la place publique. Dans ma circonscription, - Matane - le député provincial va jusqu'à distribuer des subventions à la population, à partir de son budget discrétionnaire (notre argent) et personne ne parle. Il faut le faire. Pas un journaliste n'a rélevé cela...Est-ce cela le changement qu'on nous promet?

    Rien de nouveau sous le soleil...Ce qui a été fait se fera. Ce qui se fera a déjà été fait. Ainsi est la nature humaine.

  • emeri
    Abonné
    vendredi 23 octobre 2009 11h04
    Rafraîchissant!
    Madame Payette vous devenez, avec le temps, aussi sage que
    votre grand-mère l'était. Vous écrivez, "c'est le temps plus que jamais au peuple de prendre les choses en main".
    Voilà ce qu'il faut entendre aujourd'hui. On ne peut plus
    laisser les Tremblay, Charest et autres supposés représentants du peuple silencieux.
    Comme madame Julie Snyder, hier à Bazzo.com, l'affirmait haut et fort, "sans faire de la politique, il faut être
    politisé et s'affirmer" Rafraîchissant! Voilà un bel exemple
    de la citoyenne qui s'implique et qui ne fait plus une confiance aveugle à tous ces politiciens professionnels
    qui mènent le Québec comme si c'était le dépanneur du coin.
    Chapeau madame Payette. Chapeau madame Snyder. Chapeau à tous
    les blogueurs qui dénoncent un système pourrie qu'il faut
    changer à tous prix. Même au prix de l'indépendance.
    Réjean Grenier.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    vendredi 23 octobre 2009 11h59
    Justement....
    "Avis aux électeurs de tous les "châteaux forts" péquistes ou libéraux: accorder son vote aveuglément toujours au même parti sans rien demander en retour, c'est la meilleur façon de se faire f..." (JF Trottier)

    C'est la raison pour laquelle le PQ a été dégommé en 2003 et maintenant ce parti a infiltré Vision Montréal.

    Louise Harel peut bien jouer la bravade. Il y a quand même une différence entre faire fracasser son pare-brise; ce qui peut arriver à n'importe lequel citoyen sans qu'il ne soit impliqué dans la politique, que de découvrir des bombes sans sa cour.

    Si Louise Harel a eu la naïveté de se laisser berner par Labonté, imaginez ce qui l'attend....!

    Si, de son avis, les autres candidats sont des poltrons et n'ont pas les reins assez solides pour faire face, pour sa part, elle n'a pas la tête assez solide et elle risque de se comporter comme la mairesse de Boisbriand....!

    Le PQ n'a pas le monopole de la pureté et de l'intégrité quoiqu'en pense et en dise Lise Payette qui est resté accroché au siècle de sa grand'mère et qui a une vision de la politique tout aussi vieillotte que Louise Harel!

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    vendredi 23 octobre 2009 12h13
    A ne pas oublier....
    N'oublions pas que Gérald Tremblay a hérité de la gestion de la ville après le passage de Vision Montréal et du maire Bourque alors que la corruption était parvenue à son comble; c'est la fusion des villes effectuée par Louise Harel qui a favorisé toute cette corruption et qui a rendu la ville ingouvernable.

    Il est un peu tard pour Louise Harel de vouloir réparer les pots cassés et comment, en jouant à Eliot Ness...et en égrenant son rosaire!

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    vendredi 23 octobre 2009 12h47
    @Brun Bernard: je trouve ton cynisme mal placé
    On devrait faire quoi alors? Rester assis et désespérer? Refuser de bouger parce qu'on ne l'a pas fait avant? Ou adopter un ton supérieur qui ne balance dans le fond qu'une évidence qu'on savait tous déjà?
    C'est évident que la corruption ne date pas d'hier. Il en restera beaucoup une fois que tout ça sera terminé. Ce n'est pas une raison pour que notre voix de bête électeur ne s'élève pas pour qu'on réclame notre dû.
    Et désolé, parmi les lecteurs qui sont dans ton supposé consensus, j'en vois une couple qui dénonçaient se genre de tractations depuis longtemps. Tant mieux s'il y en a d'autres qui se réveillent.

  • Michel HAins
    Abonné
    vendredi 23 octobre 2009 13h07
    Q'une chance à une possibilité de VRAI Changement
    Ça y est mon choix est fait
    C'est un non catégorique à Tremblay qui sait tout mais qui sait rien.

    Malheureusement c'est un non à Harel qui a cherché plus un coupable du coulage plutôt que de juste condamner.

    Il ne me reste que Bergeron en toute conscience. Voyons Voir

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    vendredi 23 octobre 2009 13h10
    La sanction politique : «Projet Montréal»
    La sanction politique : «Projet Montréal»

    Avec une troisième voix forte et crédible, nous disposons désormais de la «sanction politique».

    Votons pour du véritable changement,

    Votons Projet Montréal !

    .

  • Sylvio Le Blanc
    Abonné
    vendredi 23 octobre 2009 21h16
    Le vrai réactionnaire, c'est B. Brun
    Le vrai réactionnaire, c'est B. Brun. Il faut savoir lire entre les lignes.

  • Fernande Trottier
    Abonnée
    dimanche 25 octobre 2009 13h20
    Scandale
    N'est-ce pas la cupidité des hommes qui font les scandales ? La soif du pouvoir et de l'argent fait qu'ils sont prêts à vendre leur âme pour s'enrichir, tjrs ++++, jamais assez! Ne savent-ils pas que le coffre-fort ne suit pas le corbillard ?

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