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À la sicilienne

Michel David   22 octobre 2009  Montréal
L'équipe éditoriale du Devoir a été littéralement estomaquée hier après-midi en entendant les propos tenus par le maire Gérald Tremblay. Par moments, on se serait crus à Palerme.
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  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    jeudi 22 octobre 2009 09h19
    Mutatis mutandis
    En loi on dit que ce qui doit être changé le sera. Tremblay, avocat, MBA de Harvard et ancien ministre de Bourassa qui se réclame de jovialisme, entretient des contactes mafieux et doit partir. Il est la honte de notre société. Politicien croulant et lâche, cet individu doit partir pour que la vie démocratique demeure en charge de la ville de Montréal. Un nouveau Pax Plante doit apparaître maintenant.

  • François Le Blanc
    Inscrit
    jeudi 22 octobre 2009 09h35
    Vous le voyiez comme un Ralph Nader? Curieux, quand même...
    ...quand il cite souvent des exemples concrets (je souligne « concrets ») à travers le monde. Donnez-vous la peine de consulter le site de Projet Montréal ou demandez des détails à M. Bergeron lui-même.

    Misère. Les gens préfèrent toujours avaler tout cru des énormités, de se fier aux apparences, plutôt que de réfléchir et de se renseigner par eux-mêmes. C'est trop d'effort, on dirait, même pour des chroniqueurs payés pour ça.

    Si on évoque Londres, les journalistes québécois sont loin d'aller aux fonds des choses, de trouver les faits, de faire preuve de curiosité et de rigueur, comme le font la plupart de leurs homologues britanniques (la presse sérieuse, s'entend). Au lieu de cela, on a des chroniqueurs (Dubuc, entre autres) qui font des jugements de valeur sans fondement. Ça pullule de chroniques d'humeur au Québec. Mais peu de vraies analyses fouillées, honnêtes, rigoureuses et complètes.

  • Yvon Roy
    Abonnée
    jeudi 22 octobre 2009 09h49
    Gomery
    Le juge Gomery serait tout à fait indiqué pour Montréal dans les circonstances. Go! Bergeron. Go! On ne peut faire du neuf avec du vieux.

  • Bernard Terreault
    Abonné
    jeudi 22 octobre 2009 11h11
    Monsieur Charest à la sicilienne
    Votre titre me rappelle une histoire, peut-être innocente, peut-être pas, qui m'est arrivée à l'automne 2007. Après avoir assisté à un congrès scientifique en Sicile, j'ai fait un peu de tourisme. Un soir, aux environs d'Agrigento sur la côte sud, je couche, faute d'alternative, dans un hôtel de luxe. En voyant mon adresse, le préposé me dit : "Did you know the "president of Quebec" (comme il l'appelait), Mr. Charest recently spent his vacations here with his family?" Espérons que cela démontre la profondeur de la culture de notre premier ministre, Agrigento abritant un temple grec fameux, vestige de la brillante civilisation qui y règna au 5ième siècle avant J.-C., et non que ce fût un cadeau de quelque entrepreneur.

  • BERTRAND LEGER
    Inscrit
    jeudi 22 octobre 2009 11h19
    Un moindre mal
    Quand vient le temps de voter, on se rabat souvent sur «le moins pire» des candidats.
    Le 1 novembre prochain, à Montréal, il faut eviter de ré-élire Tremblay et Bergeron n'a vraiment pas l'étoffe d'un maire de Montréal. Il faut donc voter : LOUISE HAREL !

  • Yves Archambault
    Abonné
    jeudi 22 octobre 2009 11h20
    projet ADQ!
    avec bergeron c'est comme l'adq on va nul part avec ça! bergeron intègre oui alors qu'il aille avec harel qui a des antécédants personnelles irréprochables... pour éviter que tremblay soit réélue c'est ce qui compte maintenant. j'écris ces lignes tombé en bas de ma chaise...

  • Jean Chalifoux
    Inscrit
    jeudi 22 octobre 2009 11h26
    Béatitude
    C'est un fait incontestable, tous les politiciens en ce pays jouissent de la félicité des bienheureux, par exemple, Jean Chrétien ne savait rien des magouilles du scandale des commandites, et il n'a rien à se reprocher non plus au sujet du bordel constitutionnel dans lequel le Québec se trouve actuellement à la suite de la nuit des grands couteaux, alors, pourquoi ne pas demander à la Reine d'Angleterre de l'honorer ?

    Jean Charest n'a aucune idée de possibles malversations, et de collusions dans le domaine de la construction, et il n'a jamais imaginé non plus que les pertes faramineuses de la Caisse de Dépôt pouvaient avoir des origines douteuses, alors pourquoi ne pas demander à Nicolas Sarkozy de lui remettre la Légion d'Honneur ?

    Il y a quelques heures à peine, Gérald Tremblay n'avait aucune raison de croire que l'administration municipale de Montréal, pouvait être infiltrée par la mafia ou le crime organisé, alors pourquoi ne pas demander à Rome de remplacer la candidature du Frère André par la sienne en vue d'une possible béatification.

    Amen !

  • Jean-Michel Lavarenne
    Abonné
    jeudi 22 octobre 2009 12h00
    Allons voter
    Je trouve déplorable lorsqu'on se limite à décrire Richard Bergeron comme un «original». Cela a pour effet de diluer le message positif véhiculé par son parti, un souffle bien nécessaire à cette époque dominée par le cynisme.
    L'ayant côtoyé au début de l'existence de son parti, j'aimerais dire ceci de lui. Il s'agit d'un homme avec un projet de société ambitieux et enthousiasmant. À mon avis nous avons une chance rare d'avoir un homme de sa trempe se présenter à nous aux élections, tandis que nous devons d'ordinaire nous limiter à des politiciens de carrière, souvent des pions des intérêts privés (mafieux ou totalement légaux).
    En tant que citoyen dans la trentaine avancée, je suis amusé par le fait qu'on représente l'équipe de Richard Bergeron comme «une bande de jeunes sans expérience». On dirait qu'il s'agit là d'une perspective teintée par une opinion publique dominée par la tranche démographique la plus populeuse : les baby boomers. J'espère que, comme moi, d'autres «jeunes» de trente ou quarante ans vont se reconnaître dans ce projet qui propose un futur à Montréal enligné sur les préoccupations de l'heure au niveau de la planète. J'espère que les citoyens de toutes les générations vont y voir un projet dont l'objectif est d'avoir un impact à long terme, un développement durable. Et surtout j'espère que, pour une fois, ils iront voter...

  • Patrice-Hans Perrier
    Inscrit
    jeudi 22 octobre 2009 12h05
    LES ÉCURIES DU ROI AUGIAS
    J'ai en qualité de journaliste indépendant et d'analyste politique évoqué cette métaphore, il y a quelques temps de cela. Il se trouve que plusieurs éléments de mes analyses des mois précédents se trouvent confirmés présentement.

    Un petit lien intéressant:

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Canada-/-Quebec/

    Contrairement aux médias dominants qui ont toujours parlé d'une lutte à deux, j'ai toujours affirmé que nous allions assister à une lutte à TROIS ! J'avais raison ...

    ... à moins que le tout s'achève par une lutte à deux: Tremblay contre Bergeron.

    ... à suivre ...

  • Linda Hart
    Inscrite
    jeudi 22 octobre 2009 13h37
    Votons Bergeron
    Pourquoi pas une victoire de Bergeron ? Il présente un programme pour les Montréalais, pas un programme pour les mafieux.

  • François Le Blanc
    Inscrit
    jeudi 22 octobre 2009 14h36
    Monsieur Bertrand Léger dit n'importe quoi sur Richard Bergeron
    Avec des études en urbanisme et un doctorat en aménagement, en plus d'avoir travaillé à l'AMT, Richard Bergeron est certainement bien placé pour occuper le poste de maire.

    Bien sûr, vous ne l'écoutez pas. Mais il en sait un sacré bout sur le fonctionnement de l'administration municipale. Je vous mets au défi de le coincer sur ce sujet.

    Dans sa belle langue de bois, Mme Harel n'a encore rien dit d'inspirant ni de concret.

    Alors, parler d'« étoffe » et de « ce qu'il faut pour être maire » (comme dit Alain Dubuc), c'est dire n'importe quoi.

  • Brun Bernard
    Inscrit
    jeudi 22 octobre 2009 15h22
    Oui c'est scandaleux...
    ...de savoir cette province contrôlée par la mafia et non par les anglais. On ne fait pas un nation avec des mafias mais avec des homme libres qui ont droit à s'exprimer librement.

  • Renaud Guénette
    Inscrit
    jeudi 22 octobre 2009 15h33
    Néophytes ?
    Monsieur David.

    Lorsque vous parler de monsieur Bergeron, vous dites qu'il est un original. Lorsque vous parlez des ses candidats, vous dites qu'ils sont des néophytes. J'espère que vous avez pris la peine d'aller visiter le site de Projet Montréal. Sinon, je vous y incite. Il y a là plus de gens talentueux, impliqués, instruits que partout ailleurs. Il s'y trouve aussi une volonté de faire évoluer cette ville que j'aime.

    Si par le terme néophyte, vous voulez parler de citoyens ordinaires plutôt que de politiciens patentés, laissez nous le savoir.

    Il est évident que mon vote ira pour une administration qui a une vision à long terme et qui pourra améliorer Montréal.

  • Claude Tardif
    Inscrit
    jeudi 22 octobre 2009 17h21
    Le remède à l'effet Nader
    ``Je le voyais plutôt comme une sorte de Ralph Nader, qui allait [...]'' (diviser le vote). Pour éliminer l'effet Ralph Nader, Barack Obama et John McCain étaient tous deux en faveur du vote préférentiel
    (www.fairvote.org/irv/?page=748), où les électeurs peuvent inscrire leur premier choix ainsi que leur deuxième, troisième, ... s'ils le veulent. C'est beaucoup mieux que d'accuser un candidat de diviser le vote, et c'est en pratique un peu partout: Dans les élections de Londres mentionnées dans l'article, et dans plusieurs villes américaines.

    Par exemple, à l'élection de Burlington en 2008, le républicain Kurt Wright l'aurait emporté avec un système uninominal à un tour (le seul système que les canadiens connaissent). Mais le système ``IRV'' en place a contré la division du vote, et permis la réélection du progressiste Bob Kiss.

  • emeri
    Abonné
    jeudi 22 octobre 2009 17h47
    Les «je ne sais pas»!
    Jean Charest ne sais pas si trois de ses ministres ont
    participé à une croisière sur le «cruiser» de l'italien
    plus influent dans le domaine de la construction de routes
    au Québec. Faut le faire. Gérald Tremblay lui, ne sais rien
    mais il agit. Quel incohérence dans l'action.
    Richard Bergeron est un rêveur qui, avec ses lunettes roses,
    voit Montréal comme un terrain de jeux.
    Il reste Madame Arel, que d'aucun disent qu'elle est blanche comme neige, qui a fait le ménage dans ses écuries
    de main de maître, et surtout, qui a une main de fer dans un
    gant de velours.
    Alors, c'est simple, c'est donc pour elle qu'il faut voter.
    Réjean Grenier.
    N.B. Qu'est-ce que vient faire Charest dans mon exposé:
    c'est simple aussi, il est le grand patron de Tremblay.
    Et, à constater ce qu'il est en train de faire avec le Québec, force est de constater qu'il faille nettoyer les
    fameuses écuries d'Augias.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    jeudi 22 octobre 2009 18h13
    Votons....
    "Pourquoi pas une victoire de Bergeron ? Il présente un programme pour les Montréalais, pas un programme pour les mafieux. " (Linda Hart)

    C'est encore drôle! Il faut toujours se méfier des eaux dormantes....

  • Jean-Michel Lavarenne
    Abonné
    jeudi 22 octobre 2009 21h08
    Harel, c'est quoi?
    On dit chez Réjean Grenier et Bertrand Leger qu'il vaut mieux voter pour Louise Harel. Mais qu'est-ce qu'elle va faire Louise Harel? Je regarde son programme sur son site web, et il semble qu'elle va faire respecter les limites de vitesse, qu'elle va faire en sorte que le déneigement se passe bien, et que son parti soit moins pourri que celui de Tremblay. Elle va rajouter une poignée d'autobus qui roulent au biodiésel. Dans son programme, on voit quelques objectifs mais presque aucune mesure pour les atteindre. Rien de bien reluisant, rien de bien inspirant. Je veux bien croire que c'est une souverainiste, mais on est pas à Québec - on parle de Montréal, on parle de la mairie.

    Mme Harel ne propose rien d'autre que sa popularité en tant qu'ancienne politicienne provinciale.

    Si on veut de l'action, il n'y a pas d'autre choix que Projet Montréal et Richard Bergeron, qui ne manque pas d'idées et qui nous indique clairement la manière dont il va s'y prendre pour les réaliser.

    Nous sommes tellement habitués à la médiocrité chez nos dirigeants qu'une fois venu un homme d'envergure, nous ne pouvons faire autrement que de dire de lui qu'il est irréaliste, qu'il porte des lunettes roses.

    Pourtant il ne suffit que de passer quelques minutes sur le site de Projet Montréal pour voir qu'on ne s'y alimente pas de la bouillie insignifiante qu'on nous sert généralement chez nos politiciens. On y voit des mesures concrètes.

  • Pierre Valois
    Abonné
    vendredi 23 octobre 2009 03h06
    Palerme...ou Montréal
    Michel David devra modifier ses références pour traiter de la loi du silence. Il nous dit, on se serait cru à Palerme...

    J'espère qu'il aura retenu que désormais, ce sera tout indiqué, qu'on soit de Moscou ou de Bucarest, de dire, lorsque l'on voudra parler de la loi du silence...

    ON SE SERAIT CRU À MONTRÉAL!

    Voilà là ou la classe politique nous a conduit!

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