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Un débat sous haute tension

L'affaire Labonté provoque des étincelles

Les candidats à la mairie de Montréal Richard Bergeron, Louise Harel et Gérald Tremblay photographiés avant de se livrer au débat le plus attendu de la campagne électorale, hier soir, dans les studios de Radio-Canada.
Photo : Jacques Nadeau
Les candidats à la mairie de Montréal Richard Bergeron, Louise Harel et Gérald Tremblay photographiés avant de se livrer au débat le plus attendu de la campagne électorale, hier soir, dans les studios de Radio-Canada.
L'affaire Benoit Labonté, expulsé dimanche de Vision Montréal, a donné le ton hier soir au débat télévisé opposant les trois principaux candidats à la mairie de Montréal. À la suite des échanges, la chef de Vision Montréal, Louise Harel, a insinué que le camp du maire Gérald Tremblay était responsable des fuites dans les médias ayant conduit au départ de M. Labonté.

Pendant une heure, les trois candidats ont discuté de l'avenir de Montréal, des services aux citoyens ainsi que d'éthique et de gouvernance dans le cadre d'un débat animé par Patrice Roy dans les studios de Radio-Canada. Mais la crise que vient de traverser Vision Montréal avec le départ précipité de Benoit Labonté et les questions entourant le financement des partis politiques ont déteint sur les échanges.

Alors que le débat s'ouvrait sur l'avenir de Montréal, Patrice Roy a demandé aux belligérants s'il était possible d'avoir accès aux élus sans payer et sans être un entrepreneur. Le ton était donné, car bien que les discussions aient aussi porté sur des questions comme les nids-de-poule et le déneigement, c'est l'éthique qui a provoqué le plus d'étincelles pendant cette confrontation.

Baptême du feu pour Richard Bergeron, qui a pris le pari de « faire de la politique autrement », mais, à plusieurs reprises, il semblait hésitant et nerveux. Le chef de Projet Montréal s'est présenté comme le seul à incarner l'intégrité, disant que ses deux adversaires ne sont que « deux anciens politiciens provinciaux devenus chefs de vieux partis municipaux » et qui mènent des « campagnes extravagantes financées par des réseaux douteux ». M. Bergeron, qui a pris grand soin de rappeler que l'ex-juge John Gomery était à la tête de la campagne de financement de Projet Montréal, a fait savoir que son parti « n'était pas riche », mais n'avait en contrepartie « pas de dettes » et qu'il ne « doit rien à personne ».

Il a aussi reproché à Louise Harel d'avoir chassé seulement dimanche son ancien lieutenant politique, Benoit Labonté. En avril dernier, il l'avait pourtant mise en garde contre le maire de l'arrondissement de Ville-Marie, a-t-il dit. « Vous avez été obligée de vous en défaire avant même qu'il ne prenne ses fonctions. Alors, ça commence mal », a-t-il fait remarquer.

Son adversaire Louise Harel, chef de Vision Montréal, a répliqué en qualifiant son parti comme celui d'un seul homme, faisant remarquer qu'il n'avait même pas de candidat potentiel pour le poste de président du comité exécutif. Au sujet de Gérald Tremblay, elle a rappelé que le « maire avait été obligé de congédier tout le monde autour de lui, sauf lui-même ».

Le chef d'Union Montréal et maire sortant Gérald Tremblay a défendu son bilan, affirmant qu'il avait fait des « gestes concrets » pour remettre Montréal sur les rails et qu'en matière d'éthique, il avait proposé une série de mesures pour resserrer les règles de déontologie à l'Hôtel de Ville. Il a de nouveau souligné hier avoir toujours agi promptement lorsque des allégations d'irrégularités à l'Hôtel de Ville venaient à ses oreilles. « C'est moi qui ai demandé au gouvernement du Québec de mettre en place une enquête mixte pour faire la lumière sur les rumeurs de collusion et de corruption dans le monde municipal », a-t-il indiqué. M. Tremblay a accusé ses adversaires politiques de voir des complots « partout ».

En matière de transport, les trois candidats s'entendaient pour privilégier un péage régional autour de Montréal, mais Gérald Tremblay a été sévère à l'endroit de Richard Bergeron, qui soutient que, s'il était porté au pouvoir, il serait en mesure d'implanter un réseau de tramways de 33 kilomètres. Le maire sortant croit irréaliste que l'on puisse préparer les plans et devis, consulter la population sur les tracés possibles et lancer les appels d'offres avant 2012. M. Bergeron a fait remarquer que dans les années soixante, l'administration Drapeau avait réussi, en quatre ans et demi, à préparer l'Expo 67 et réaliser le réseau de métro. « Et aujourd'hui, on ne serait pas capable de livrer 33 km de tramway en trois ans? Vous, vous n'êtes pas capable de le faire, mais moi, j'ai confiance », a-t-il dit au maire.

Au cours des échanges sur l'éthique, Mme Harel a réclamé à plusieurs reprises de Gérald Tremblay qu'il lui dise si un membre de son équipe avait été à la source des fuites aux journalistes au sujet de l'agenda de Benoit Labonté, ex-numéro 2 son équipe. « La seule façon dont vous pouvez justifier vos erreurs du passé, c'est en salissant les autres. Samedi, vous avez parlé d'un complot de la part des journalistes et vous avez ensuite sali ma formation politique », a lancé le maire. Gérald Tremblay a finalement indiqué qu'il n'avait pas été informé d'une telle chose.

Lors du point de presse, au terme du débat, Mme Harel a soutenu qu'un membre de l'entourage du maire Tremblay, soit Christiane Miville-Deschênes, une consultante à la pige et ex-directrice des communications de Pauline Marois, avait enjoint à un certain Pierre Vaillancourt, ancien collaborateur de M. Labonté, de témoigner de façon anonyme à Radio-Canada. Mme Miville-Deschênes aurait fourni à M. Vaillancourt l'agenda de M. Labonté qui participait alors à la course au leadership de Vision Montréal, a affirmé Mme Harel. « Je ne connais pas personnellement M. Vaillancourt, mais il s'est présenté au bureau du DGE aujourd'hui », a-t-elle dit.

Jointe au téléphone hier soir, Mme Miville-Deschênes a nié avec vigueur ces affirmations, qualifiant ces insinuations d'odieuses. « Je n'ai jamais eu l'agenda de M. Labonté et je n'ai jamais incité qui que ce soit à témoigner dans les médias », a-t-elle affirmé au Devoir.

Le débat n'a pas fait de réel gagnant ni de perdant, mais les échanges musclés laissent entrevoir une fin de campagne corsée sur la délicate question de l'éthique et du financement des partis politiques.
 
 
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  • Renaud Guénette
    Inscrit
    mardi 20 octobre 2009 01h27
    Bergeron gagnant
    Après avoir vu ce débat, j'en viens à la conclusion que monsieur Bergeron en est sorti vainqueur. Après un combat de coqs entre madame Harel et monsieur Tremblay, le seul qui semblait encore debout était monsieur Bergeron. Avec très peu d'interventions, il a réussi à faire mal paraitre ses deux opposants. Je m'expliques:

    Sur l'affirmation du maire Tremblay quant au fait qu'il avait commandé une enquête sur les compteurs d'eau, monsieur Bergeron lui a rappelé qu'il avait lui-même contacté la police à ce sujet.

    Monsieur Bergeron a rappelé à madame Harel, ses craintes, en ce qui concernait monsieur Lavallée.

    Il a aussi questionné monsieur Tremblay sur la morale de recevoir 50,000$ de dons anonymes lors d'une soirée.

    Si, à la limite, madame Harel ou monsieur Tremblay avaient eus une réponse plausible à cet argumentaire, je n'aurais pas eu à faire ce choix.

    J'aime ma ville. Je vais voter pour monsieur Bergeron.

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    mardi 20 octobre 2009 02h53
    Chapeau à ceux qui dénoncent des abus.
    C'est un gros service à rendre à la population payeur de taxe peu importe le parti politique. En espérant l'effet boule de neige et que les élus à Québec bouge pour des enquêtes publiques pour ces dossiers contruction, municipalité et gouvernement pour la collusion etc et pour notre argent envolé de la Caisse de dépôt. Si ces trois dossiers ne bougent pas avec une enquête publique il serait naturel de croire à la complicité de certains élus..

  • yvesdeau
    Inscrit
    mardi 20 octobre 2009 06h01
    Semer la confusion
    Un débat n'a jamais changé mon vote. Lors d'un débat je mise sur la performance du candidat de mon choix espérant qu'il ou elle saura influencer le vote des indécis.Mon choix c'est Louise Harel. Elle est crédible et expérimentée sur la scene publique. Je crois qu'elle a très bien performée compte tenu du sentiment de trahison qu'elle doit ressentir suite aux comportements compromettants de Benoît Labonté. Personnellement, je suis davantage convaincu que Louise Harel est la personne qui apportera des changements nécessaires afin de rendre la gestion de la Ville plus transparente SANS Benoît Labonté... Au printemps 2009, suite au scandale des compteurs d'eau, Benoît Labonté n'avait pas commenté ce scandale avec toute la vigueur d'un chef d'opposition qu'il se devait d'être. Cela a suscité le doute en moi...maintenant je comprends. Je suis convaincu que Louise Harel était l'instrument de Benoît Labonté pour accéder au pouvoir, il pouvait se cacher derrière la mairesse pour manoeuvrer. Bon débarras pour Louise Harel et les Montréalais. Il ne reste plus maintenant qu'à démasquer ceux qui se cachent chez Union Montréal! Parce qu'il y en a!

  • Yvon Roy
    Abonnée
    mardi 20 octobre 2009 06h33
    Cendrillon
    Que fera maintenant la méchante belle-mère de Cendrillon?

    A- Jeter tous ses contrats dans le poèle?
    B- Lui brûler les mains sur le poèle?
    C- Lui faire avaler beaucoup de savon? À suivre....

  • Normand Carrier
    Abonné
    mardi 20 octobre 2009 06h36
    Quant le financement des partis politiques prime sur le reste......
    La faille de ce débat fut tout le temps passé a débattre du financement des partis et des chefs au lieu de discuter des vrais problèmes de Montréal et Dieu sait qu'il y en a de très nombreux !
    CETTE BRECHE DANS LA LOI EST SOUS LA RESPONSABILITÉ DE JEAN CHAREST qui devrait prendre le taureau par les cornes rapidement et profiter de l'état de l'opinion publique et de la collaboration des partis d'opposition ! Comme pour la loi sur l'éthique , la mise sur pied d'une commission d'enquête dans la construction et fermer la brèche du financement des courses a la chefferie qui fausse le débat démocratique et donne aux bailleurs de fonds un pouvoir indus et une main mise sur les contrats municipaux et aussi provinciaux car ce sont les mêmes contracteurs qui se partagent l'assiète au beurre !
    QU'A A CACHER JEAN CHAREST pour hésiter et retarder tant que cela et trouver toutes sortes de raisons les plus insipides les unes que les autres ? On croirait entendre Jean Chrétien qui disait pour éviter une enquête sur les commandites : ``Appellez la police et qu'on mettre les coupables en prison``. La situation est suffisemment urgente pour ne pas se cacher derrière les prétextes tels : il faut attendre les résultats des enquêtes de polices et c'est dans les mains du D.G.E. ! Comme manque de leadership , il est difficille de trouver pire et c'est clair aux yeux des contribuables que Jean Charest essaie de gagner du temps et retarde l'échéance qui risque de l'éclabousser ainsi que celle de son gouvernement ......
    Normand Carrier

  • Guy-Michel Lanthier
    Abonné
    mardi 20 octobre 2009 08h44
    Crise de leadership à Montréal
    Le débat d'hier révèle d'important fait sur le manque de leadership des candidates à la mairie.

    Par exemple, un leader est généralement quelqu'un qui n'a pas peur d'avouer ses torts. Sur ce point, aucun candidat n'ose le faire. Constamment, ils se présentent comme le plus compétent. Constamment, ils se présentent comme étant infaillibles. Constamment, ils se présentent comme étant ceux qui ont LA solution. Dans les circonstances, faut-il se surprendre du cynisme de la population à l'égard des politiciens?

    Bien entendu, un leader est indéniablement quelqu'un avec une éthique irréprochable. On ne peut pas en dire autant des deux principaux candidats à la mairie de Montréal. On reconnaît l'éthique lorsqu'un individu répond aux questions qu'on lui pose. Sur ce point, on a pu voir la compétence des aspirants à contourner les questions.

    Comme je le mentionne sur mon blogue, le leader positif agit pour le succès de l'équipe et non seulement son propre succès.

    http://g-m-l.blogspot.com/2009/10/crise-de-leaders

    Guy-Michel Lanthier, ing.
    Conférencier et consultant en leadership

  • Pierre-Luc Chagnon
    Inscrit
    mardi 20 octobre 2009 09h02
    Qui est assez crédule?
    Qui est assez crédule pour croire que les partis politiques sont blancs comme neige? Qui est assez crédule pour croire que les grosses transactions du domaine de la construction sont exemptes de corruption? Qui est assez plongé dans son utopie? L'électorat Montréalais veut-il vraiment entendre parler d'éthique??? Le manque de substance des campagnes politiques modernes, avec accent sur les taches éthiques des adversaires, semble prédire un taux de participation à la baisse pour les prochaines années, malgré toute les campagnes d'incitation que l'on voudra bien faire passer sur les ondes télévisuelles. C'est au débat lui-même qu'il faut s'attaquer. La partisanerie, c'est le chemin le plus direct vers la désillusion. Est-ce vraiment ce que l'on veut montrer aux jeunes de 17-18 ans qui entrent dans le monde citoyen???

  • Claude Kamps
    Inscrit
    mardi 20 octobre 2009 10h35
    Un choix à faire pour garder les taxes acceptables...
    Un choix à faire pour garder les taxes acceptables...

    Je ne suis pas de Montréal, mais mes taxes servent amplement à nourrir les imperfections des budgets et appels d'offre de Montréal comme de Charest.

    Je ne comprends pas que si peu de gens vont voter, si vous n'aller pas voter, vous demandez à des anonymes de mettre l'argent anonymes qui remplace votre vote...

    Pour ce qui est du changement nécessaire, ce n'est pas avec Tremblay que vous aurez du changement au travers de Charest, mais avec Harel, qui saura comment diriger des demandes de changements par l'opposition.
    En plus, elle pourra ouvrir les livres de la ville pour la remettre sur le droit chemin.

    Charest, veut garder Tremblay à la mairie pour avoir son homme de confiance qui fait avaler des couleuvres aux montréalais et tout le personnel " bénévole " de Charest est à son service....

    Un maire de Montréal, c'est plus représentatif que le premier ministre du Québec qui représente le 1/3 des québécois qui vivent en dehors de l'agglomération de Montréal.
    Il est important d'avoir quelqu'un comme Harel qui connait les rouages et dont la réputations n'est pas entachée par des scandales à répétition.

    Le maire Tremblay est au courant de tout ce qui vas bien et ne connait rien de ce qui vas mal, pourtant les deux passent par la mairie. !!!

    Réélire Tremblay c'est continuer à laisser les entrepreneurs et les mafias diriger la ville et prendre plus du 1/3 de vos taxes municipales et contraventions de toutes sortes...

  • Gilbert Talbot
    Abonné
    mardi 20 octobre 2009 10h44
    Les tisamis
    Faire de la petite politique c'est serrer des mains, faire pleins de promesses et récompenser ses tisamis lorsqu'on a été élu. C'est de la politique sans vision autre que de s'en mettre plein les poches. Rappelez-vous du film de Denis Arcand : Réjeanne Padovani. Déjà en 1973, Arcand dénonçait les liens évidents entre la pègre et la politique municipale et provinciale. Qu'attend monsieur Charest pour lancer une vraie enquête globale sur ces scandales ? Charest, si on ne l'y force pas ne fera rien. Il est de ceux qui ferment les yeux sur les ententes avec les tisamis. N'a-t-il pas modifié le code d'éthique des ministres pour permettre à David Whissel de conserver ses contrats tout en étant ministre ? Il a reculé seulement lorsque l'opinion publique l'y a forcé. Vous pouvez être sûr qu'il va attendre encore avant que le scandale devienne si énorme qu'il n'aura plus d'autres choix. De toute façon, il a le temps les élections provinciales sont encore loin.

    Pour ce qui des municipales, le débat d'hier en dit long sur la politique des tisamis autant du côté de Louise Harel que du maire Tremblay. Celui qui a eu la meilleure pré- vision dans ce contexte, c'est Richard Bergeron qui s'est donné la meilleur garantie d'honnêteté possible en engageant John Gomery comme responsable des finances.

  • Pierre Tremblay
    Inscrit
    mardi 20 octobre 2009 11h05
    HAREL ET POUR SEULE ET UNIQUE RAISON
    Il faut changer d'administration à MOntréal. Après deux mandats, les travers sont bien incrustés. ON N'A QU'À PENSER AU TROISIÈME MANDAT QUE LES QUÉBÉCOIS NAÏFS ONT DONNÉ À JEAN CHAREST. Il me semble que cela devrait allumer des lumières, non?

    Pour ce qui est de l'autre candidat, M Bergeron, un bon monsieur mais qui devrait faire ses classe dans lOpposition.


    DONC , MA PROPOSITION: on élimine le CLAN TREMBLAY, on vote HAREL pour et un seul mandat ( faire du ménage car elle a beaucoup d'expérience politique)) et après, on essaie BERGERON. Je pense que cela a du bon sens.


    Pour ceux qui pense que j'aime HAREL, oubliez cela. Je voudrais bien Labeaume, peut-être mais il est à Québec

  • Maurice Jannard
    Abonné
    mardi 20 octobre 2009 11h30
    un maire pour tous
    Je pense que Louise Harel a fait une erreur en refusant de parler anglais durant la conférence de presse.Il faut respecter les autres. C'est un mauvais message envoyé aux jeunes Québécois qui ont besoin de deux ou de trois langues pour réussir dans le monde actuel. Même dans Charlevoix, les jeunes qui sont reliés au tourisme se débrouillent en anglais.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mardi 20 octobre 2009 11h50
    Trembaly dit que le financement au leadership est légal
    Gérald oubli de dire que 94% des contributeurs au parti Union Montréal, qu`il dirige, ont reçu leur rétribution depuis 8 ans. Ou est la faute chère couleuvre?

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mardi 20 octobre 2009 12h10
    Débat plutôt cacophonique
    J'ai eu beau tenter de suivre le débat d'hier avec attention mais, après 50 minutes, je n'en pouvais plus tellement les trois candidats à la mairie de Montréal parlaient tous souvent en même temps.

    Une promesse de M. Bergeron a cependant retenu mon attention, soit celle d'abandonner le projet de transformer la rue Notre-Dame Est en autoroute. Soit, mais où passeront alors les camionneurs pour atteindre la 720, compte tenu du fait que l'autoroute 40 Ouest est pratiquement toujours bloquée et que les travaux de la 30 ne sont pas encore terminés ?

    C'est très beau la qualité de vie et la lutte à la pollution mais, si M.Bergeron devait gagner sa vie dans l'industrie du camionnage (les chauffeurs ont souvent de très longues distances à parcourir, mais aussi des délais de livraison très stricts à respecter), il verrait sans doute les choses d'une autre manière !

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    mardi 20 octobre 2009 13h33
    C'est le temps que ça change
    Les campagnes électorales (municipales, provinciales, fédérales) n'ont plus de sens. Elles tournent en foire d'empoigne, à la course aux scandales, à la démolition de l'adversaire. Les programmes sont mis de côté au profit de slogans vides, aguicheurs, parfois subliminaux.

    Les électeurs sont invités à réfléchir sur ce qui a été mal fait plutôt que sur ce qui a été fait et sur ce qui reste à faire. Les prétendants au pouvoir arrivent avec un grand balai. Ils espèrent faire le ménage dans la cours de l'autre en oubliant parfois que, dans quelques recoins de leur secteur, traînent habituellement des choses à balayer. La propreté politique devient l'exclusivité d'un seul groupe politique. Les crottés, par coïncidence, sont toujours ceux qui ont exercé le pouvoir. Ceux qui ne l'ont jamais eu entre les mains, ont évidemment les mains propres. Comment se salir si on ne s'est jamais véritablement mis à la tache? Bref, il y a les purs qui sont dans l'antichambre du pouvoir et il y a les pauvres impurs qui sont sur la scène. Ces derniers (les sales) doivent être chassés pour leur incompétence; les autres (les propres) doivent prendre leur place en attendant qu'on vérifie, sous peu, leur degré d'incompétence.

    Le changement est le mot clé de la plupart des campagnes électorales. C'est le temps que ça change, disait Jean Lesage en 1960. C'est encore le temps d'en faire autant aujourd'hui. Changer quoi? Changer pourquoi? Et avec quel argent? Personne n'a de chiffres à présenter. Le vent du changement va tout régler.

    Le temps a ensemencé la corruption. Le temps est venu de l'extirper et semer du bon grain. Comme si l'ivraie n'allait pas se glisser, le temps des semences terminé.

    Vous savez pour quoi voter le 1er novembre? Moi, non! Les candidats veulent tous aller faire le ménage à l'hôtel de ville. Sans dire comment se déroulera le processus, qui en sera victime, et qui assurera la relève des crottés. Les bonnes intentions des candidats amènent toujours un certain nombre de sangsues lors de la prise du pouvoir. Et pourquoi? Parce que le pouvoir draine l'argent et l'argent vient avec les amis. Une trinité bien difficile à fractionner : argent, pouvoir et amitié. Les amis mettent des gens au pouvoir pour faire de l'argent. Le pouvoir est donné par des amis qui ont de l'argent. L'amitié met quelqu'un au pouvoir qui assure toujours un retour d'argent.

    Aux urnes, citoyens! Vous n'avez pas le choix : il faut voter, mais voter pour celui qui est le moins pire. Le moins bon des pas bons!

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    mardi 20 octobre 2009 16h11
    @Maurice Janard: c'est peut-être une erreur mais je comprends son choix
    Un débat est essentiellement une joute oratoire. Ça prends de la rapidité d'esprit et une précision de vocabulaire qui est difficile à atteindre avec sa langue seconde. Je peux communiquer en Anglais mais, dans une argumentation, des points qui sortaient intuitivement en Français ne sortaient pas parce que je n'arrivais pas à trouver le mot juste. Il en ressortait une approximation amoindrie (ou incompréhensible) qui ne convainquait personne.
    C'est aussi difficile de conserver son agilité intellectuelle quand notre cerveau est préoccupé non pas par ce qu'on doit dire mais par COMMENT on va le dire (En informatique je parlerais d'allocation de temps de CPU.).
    Je ne dis pas que Mme Harel a bien fait: le dommage au niveau des relations publiques risque d'être plus important qu'une phrase aproximative. Mais je comprends très bien son geste.
    Juste une anecdote: vous rappelez-vous l'hésitation de Stéphane Dion quand un commentateur a dû lui poser trois fois la même question en anglais? Il amorçait une petite remontée avant cette entrevue. En français, si la question avait été gênante, il aurait pu patiner: ils le font tous à un moment où un autre. Mais pas en anglais: il était trop figé à chercher une traduction. Il a passé pour un indécis et, politiquement, ça l'a tué.

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mardi 20 octobre 2009 20h01
    Montréal français
    À la période des questions des journalistes madame Harel a bien fait de ne pas répondre en anglais aux journalistes qui se doivent et sont bilingues. Elle était conséquente avec son objectif de faire de Montréal une ville française comme Toronto ou Calgary sont anglais. Est-ce que messieurs Janard et Trottier pourraient nous dire si les maires de ces villes se font poser des questions en français lors des débats à la mairie ? Ça devrait être le cas si ces maires prétendent être des maires pour tous...

    Pour ce qui est de Labeaume: est-ce rassurant de se faire dire, alors qu'il est seul en liste, si vous n'êtes pas content dans quatre ans vous me mettrez dehors !

    Claude L'Heureux, Québec

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 20 octobre 2009 20h34
    Qui s'intéressera aux vraies questions?
    Plutôt que de produire des textes redondants, nos bons journalistes ne devraient-ils pas poser les bonnes questions et surtout chercher à obtenir des réponses claires.

    Pourquoi ne pas creuser un peu plus la question des compteurs d'eau et demander à des conseillers compétents si comme en doute Mme Harel, les contrats ont bel et bien été annulés. D'après moi, ils n'ont pas été annulés.

    Est-ce que le maire seul peut annuler des contrats accordés par le conseil municipal? À mon avis, c'est non.

    Le maire seul peut-il engager la ville à payer les frais et dommages d'une telle annulation? À mon avis, c'est non.

    Pourquoi ne pas examiner l'information fournie par M. Bergeron sur les sommes faramineusess qu'aurait receuillie la formation de M. Tremblay à l'occasion d'une seule activité publique dans la région de St-Léonard?

    Pourquoi ne pas vérifier si, comme le soutient Mme Harel, la formation du maire Tremblay continue de recevoir $7,000 par mois en dons anonymes?

    Et il y a encore une bonne douzaine de questions comme celles-ci. Soyons exigeants pour nos journalistes.

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