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Tremblay en guerre ouverte avec les cols bleus

Harel n'a pas pris position à propos des négociations en cours, selon le maire

Marco Bélair-Cirino   13 octobre 2009  Montréal
Gérald Tremblay, le maire de Montréal
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Gérald Tremblay, le maire de Montréal
Le président du Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal, Michel Parent, a livré une charge à fond de train contre le maire de la ville de Montréal, le comparant la semaine dernière à Vincent Lacroix et à Earl Jones, et, ce week-end, au fraudeur publicitaire Jean Lafleur, qui est devenu multimillionnaire grâce au programme fédéral des commandites.

Se disant victime de diffamation, Gérald Tremblay a sommé le président des cols bleus de se dédire publiquement, menaçant de « prendre les mesures qui s'imposeront ». Michel Parent persiste et signe.

« Je vais faire une autre comparaison. [Le maire de Montréal] est à l'image de Jean Lafleur, le gars des commandites. Il n'est jamais coupable de rien. Il ne se rappelle de rien. Ce n'est jamais lui », a affirmé M. Parent sur les ondes de LCN.

Gérald Tremblay, qui a mis en demeure le président du syndicat des cols bleus de se rétracter, commande à Michel Parent de retirer ses « propos fallacieux, diffamatoires et trompeurs », ce à quoi M. Parent s'est refusé. « J'ai parlé qu'il [sic] y avait deux personnes qui avaient été reconnues d'avoir flambé de l'argent qui ne leur appartenait pas... Même chose, j'ai fait un comparatif, c'est tout », a indiqué M. Parent à Radio-Canada. Selon M. Parent, c'est le maire qui doit se confondre en excuses. M. Tremblay est prêt, selon les cols bleus, à dilapider des fonds publics pour résilier le contrat des compteurs d'eau octroyé au consortium Génieau. La Ville pourrait devoir payer jusqu'à 75 millions en pénalités, selon des chiffres qui circulent.

Union Montréal, le parti du maire, a également demandé un avis du Directeur général des élections sur les dépliants des cols bleus distribués dans deux millions de foyers montréalais. Ces derniers appuient « implicitement » Vision Montréal, selon Équipe Tremblay-Union Montréal et « doivent être considérés comme une dépense électorale imputable au parti Vision Montréal ».

Outre les questions salariales sur lesquelles les deux parties ne s'entendent pas, les cols bleus accusent l'administration Tremblay de recourir trop souvent à des sous-traitants. « Ce ne sont pas les cols bleus qui vont mener à l'Hôtel de Ville de Montréal », a martelé Gérald Tremblay hier.

« Nous n'avons pas l'intention d'offrir plus aux cols bleus », a-t-il ajouté, faisant référence aux ententes conclues avec près des deux tiers des employés municipaux. Il a enjoint à la chef de Vision Montréal, Louise Harel, de faire connaître son point de vue concernant les négociations. « Est-ce qu'elle va, oui ou non, donner plus aux cols bleus? », a lancé Gérald Tremblay lors d'un point de presse hier.

Accusant Gérald Tremblay de se servir des cols bleus comme paillasson, Louise Harel a dit qu'il était « hors de question » de céder à leurs revendications.

Tremblay veut terminer les projets amorcés

Le maire de Montréal et candidat à sa propre succession, Gérald Tremblay, a fait connaître, hier, une première série de promesses électorales en matière de développement économique. Un discours politique qui sent le réchauffé, selon ses adversaires politiques.

Union Montréal s'engage notamment à renouveler le fonds d'investissement de 180 millions de dollars. Gérald Tremblay a fait remarquer que cette somme générera près de deux milliards d'investissements dans la métropole.

Une administration Tremblay-Lemieux veillera à ce que soit achevé le Quartier des spectacles. S'il est aux commandes de la ville pour un troisième mandat, Gérald Tremblay métamorphosera la ville de Montréal en technopole mondiale, avec les mises en chantier du centre hospitalier de l'Université de Montréal, de Sainte-Justine, et du centre de santé universitaire McGill ainsi que du nouveau campus de l'Université de Montréal sur le site de la gare de triage d'Outremont.

Le maire a aussi signifié son désir d'aller de l'avant avec le projet de développement des Muséums nature — Biodôme, Jardin botanique, Insectarium, Planétarium — dans le Parc olympique, évalué à 189 millions de dollars, annoncé en grande pompe il y a moins d'un mois par le directeur des Muséums nature de Montréal, Charles-Mathieu Brunelle.

« Le développement économique donne de l'oxygène à une ville et permet, grâce aux revenus qu'il génère, d'investir dans la qualité de vie de la population, a fait remarquer Gérald Tremblay. Lorsque vous voyez une tour à bureaux s'élever dans le ciel de Montréal là où il n'y avait qu'un terrain vague, ce sont des taxes additionnelles qui seront payées à la Ville. »

Aussi, une administration Tremblay-Lemieux mettra sur pied, à la ville-centre, un Groupe d'intervention stratégique et tactique, formé d'urbanistes qui travailleront sur les grands projets en étroite collaboration avec le ou les arrondissements concernés, « pour renforcer, planifier et développer harmonieusement les interventions en matière d'urbanisme et de planification du territoire ».

« Gérald Tremblay nous a dit: "ce dont je vous parle et que je n'ai pas fait ces quatre dernières années, [eh] bien, si vous me reportez au pouvoir pour un troisième mandat, cette fois, je vais le faire." C'est ça la nouvelle, et que ça », a affirmé le chef de Projet Montréal et candidat à la mairie Richard Bergeron.

« Le seul véritable engagement que Gérald Tremblay a pris [hier] est de reconstituer une équipe d'urbanistes à la ville-centre, alors qu'il avait lui-même démantelé ce service et cette expertise en 2005 », a ajouté Louise Harel par voie de communiqué.

La chef de Vision Montréal, Louise Harel, a quant à elle réitéré, hier, son engagement à faire en sorte que Montréal réintègre les rangs de l'Union des municipalités du Québec. La décision de l'administration Tremblay-Zampino de retirer Montréal de l'UMQ a affaibli la ville de Montréal, selon elle. « Il est primordial que Montréal redémarre des liens durables avec le monde municipal québécois », a dit Louise Harel.
 
 
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  • Pierre Tremblay - Inscrit
    13 octobre 2009 00 h 56
    L'ENTOURAGE DU MAIRE TREMBLAY N,EST PAS SI FOU...
    En gueulant que les cols bleus n'auront pas le 100 millions de beaux dollars, le maire Tremblay essaie de mettre la population dans sa poche sachant que les cols bleus son haïs par la populace. Il se fout de perdre 6000 cols bleus car il sait qu'il va gagner énormément de votes.


    Un petit conseil à Louise Harel: faite attention à ce jeu là, il va virer la population contre vous. Lors des élections , la populations va perdre toute notion d'honnêteté pour ne conserver que celle de bravade " le maire Tremblay va mettre les cols bleus à leur place". Pourtant entre les centaines de millions de fraudes ou manque flagrant de gérance et peut-être 100 millions aux cols bleux, les contribuables vont faire comme dans le temps du Christ: " Jésus ou Barrabas".( Pour ceux qui y croit) le monde va se sacré de la fraude pour ne penser qu'à planter les cols bleus.


    En passant , si j'étais journaliste, je demanderais au maire Tremblay où il prend ses chiffres car jusqu'à date, depuis 8 ans, il est vraiment perdu. Alors...pourquoi qu'aujourd'hui, le chiffre de 100 millions serait bon ????
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  • l poisson - Inscrit
    13 octobre 2009 01 h 53
    Voter pour la meilleure personne dans chaque district, peu importe le parti
    Voter pour le meilleur conseiller municipal ou la meilleure conseillère municipale dans chacun des districts électoraux de la Ville et des arrondissements de Montréal.
    Peu importe le parti.
    En son âme et conscience.
    Voilà le premier devoir des Montréalais le dimanche premier novembre (ou au vote par anticipation, une semaine auparavant).
    Ensuite, s'il reste de la mine dans le crayon, voter à la mairie.
    Et le 2 novembre, s'il faut rebrasser le jeu de cartes, il y aura moins de ''deux de pic''... et peut-être plus de dames qu'actuellement à l'Hôtel de ville. À Montréal comme ailleurs.

    M. Michel Parent préside un syndicat qui essaie de renégocier sans succès sa convention depuis à peu près deux ans. Quelqu'un est-il vraiment surpris qu'il utilise aujourd'hui sa liberté de parole et d'opinion sans trop de diplomatie ?
    C'est le contraire qui devrait nous ferait peur. Surtout avec la confrontation bientôt prévue entre le gouvernement Charest et le Front commun revigoré.

    Et faut-il vraiment diaboliser tous ces dangereux cols bleus juste pour faire plaisir à ces média assoiffés de sensationnalisme démagogique face à leurs propres problèmes?
    -le Journal de Montréal en lock-out,
    -La Presse en conflit majeur mais larvé,
    -The Gazette en pré-déconfiture et
    -Radio-canada avec ses coupures.

    Avis aux pharisiens avaricieux du Conseil du patronat du Québec et aux intégristes intéressés de l'Institut économique de Montréal: Michel Parent et les cols bleus de Montréal forment un syndicat légal, c'est-à-dire une:

    ''association vouée à la sauvegarde et au développement des intérêts économiques, sociaux et éducatifs de ses membres. Une telle association vise particulièrement la négociation et l'application d'une convention collective auprès des salariés qu'elle représente.''

    Les cols bleus montréalais ne sont certes pas tous parfaits mais ils n'ont pas le monopole de la bêtise: l'actualité nous le prouve bien tous les jours.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    13 octobre 2009 09 h 38
    Madame Harel ou monsieur Tremblay?
    À brûle pourpoint, madame Harel me semble moins en pompe, donc plus sage, que monsieur Tremblay. En ce qui me concerne, on ne juge pas de la qualité de vivre dans une ville à ses atours pompeux. Un bon maire devrait être capable de marier une saine gestion et un certain développement économique, sans le faste trompeur.

    De même que les patrons ne devraient pas faire de patronage, les syndicats ne devraient pas faire de politique. Quand tout le monde fait ce qu'il a vraiment à faire, alors chacun devrait savoir où est vraiment sa place. Il y a tellement d'influences malsaines qui peuvent engendrer des excès en tout genre, autant des uns que des autres.
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  • Germain Benoit - Inscrit
    13 octobre 2009 09 h 46
    La pression
    Détourner le débat et la pression médiatique,
    est devenu une pratique voire même un automatisme pour Monsieur Gérald Tremblay.
    Il faut en convenir que la sortie médiatique entourant le pseudo psycho-drame entre les cols bleus et Monsieur le Maire, fait l'affaire de Monsieur Tremblay.
    La semaine passée, monsieur le maire affirmait qu'il hausserait les taxes de Montréal, mais en même temps il envoya une mise en demeure au leader syndical Michel parent pour qu'il se détracte de ses propos tenu en pleine manifestation. La nouvelle concernant les hausses de taxe passa inaperçue, mais le psycho-drame s'est poursuivi durant tout le week-end. Vous en conviendrez avec moi que la campagne électorale est au beau fixe, au lieu de débattre des vraies enjeux de Montréal, les parties se lancent la balle et du côté d'Union Montréal la tendance est de casser du sucre sur le dos des cols bleus de Montréal. Scandale par-dessus scandale Monsieur le Maire se défend avec des arguments plutôt loufoques, esquive le débat et se permet de faire la morale. La vérité est que les citoyen(nes) de Montréal sont écoeurés de se faire mentir. Monsieur le Maire arrêter de dire au média que vous n'avez pas augmenté les taxes des Montréalais(es), lorsque le rôle foncier à été réévalué la majorité des propriétaires de maison ou commerce ont eu une énorme augmentation de leur compte de taxe, tellement que pour faire passer le morceau la hausse a été répartie sur quatre années. Sans compter la hausse des parcomètres dans l'ensemble de l'île de Montréal, la prolifération des condos, la fameuse taxe d'arrondissement et la baisse des services municipaux.

    Comme le disait si bien Félix Leclerc : Le pauvre a tort avec de bons arguments. Le riche a raison sans argument du tout. Voilà...
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    13 octobre 2009 11 h 54
    Quel imbécile...
    ...ce Michel Parent ainsi que tous les fiers-à-bras de son syndicat.

    À la place de Louise Harel, j'hésiterais avant de m'associer à ces bandits, en cols bleus, pour me faire élire.

    Elle devrait également se questionner sur la moralité de son associé "Labonté". C'est vrai qu'il y a des partis qui ne se laissent pas rebuter par de sales manoeuvres électorales!!!!
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    13 octobre 2009 15 h 58
    Rencontre secrète Accurso-Labonté....
    Certains pro-Harel auraient avantage à aller lire la série d'articles publiés sur le site de "RueFrontenac.com" ayant trait aux accointances de Labonté avec Accurso et du petit voyage en France que s'est soi-disant payé un Labonté, sans le sous, avec un dénommé Michel Petit.

    Pour Labonté, Harel n'est qu'un "front" lui permettant de se faire élire. Qui ne dit mot, consent! Cette dernière devrait s'ouvrir les yeux avant qu'il ne soit trop tard...!!!!!
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