Tremblay en guerre ouverte avec les cols bleus
Harel n'a pas pris position à propos des négociations en cours, selon le maire
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Gérald Tremblay, le maire de Montréal
Le président du Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal, Michel Parent, a livré une charge à fond de train contre le maire de la ville de Montréal, le comparant la semaine dernière à Vincent Lacroix et à Earl Jones, et, ce week-end, au fraudeur publicitaire Jean Lafleur, qui est devenu multimillionnaire grâce au programme fédéral des commandites.
Se disant victime de diffamation, Gérald Tremblay a sommé le président des cols bleus de se dédire publiquement, menaçant de « prendre les mesures qui s'imposeront ». Michel Parent persiste et signe.
« Je vais faire une autre comparaison. [Le maire de Montréal] est à l'image de Jean Lafleur, le gars des commandites. Il n'est jamais coupable de rien. Il ne se rappelle de rien. Ce n'est jamais lui », a affirmé M. Parent sur les ondes de LCN.
Gérald Tremblay, qui a mis en demeure le président du syndicat des cols bleus de se rétracter, commande à Michel Parent de retirer ses « propos fallacieux, diffamatoires et trompeurs », ce à quoi M. Parent s'est refusé. « J'ai parlé qu'il [sic] y avait deux personnes qui avaient été reconnues d'avoir flambé de l'argent qui ne leur appartenait pas... Même chose, j'ai fait un comparatif, c'est tout », a indiqué M. Parent à Radio-Canada. Selon M. Parent, c'est le maire qui doit se confondre en excuses. M. Tremblay est prêt, selon les cols bleus, à dilapider des fonds publics pour résilier le contrat des compteurs d'eau octroyé au consortium Génieau. La Ville pourrait devoir payer jusqu'à 75 millions en pénalités, selon des chiffres qui circulent.
Union Montréal, le parti du maire, a également demandé un avis du Directeur général des élections sur les dépliants des cols bleus distribués dans deux millions de foyers montréalais. Ces derniers appuient « implicitement » Vision Montréal, selon Équipe Tremblay-Union Montréal et « doivent être considérés comme une dépense électorale imputable au parti Vision Montréal ».
Outre les questions salariales sur lesquelles les deux parties ne s'entendent pas, les cols bleus accusent l'administration Tremblay de recourir trop souvent à des sous-traitants. « Ce ne sont pas les cols bleus qui vont mener à l'Hôtel de Ville de Montréal », a martelé Gérald Tremblay hier.
« Nous n'avons pas l'intention d'offrir plus aux cols bleus », a-t-il ajouté, faisant référence aux ententes conclues avec près des deux tiers des employés municipaux. Il a enjoint à la chef de Vision Montréal, Louise Harel, de faire connaître son point de vue concernant les négociations. « Est-ce qu'elle va, oui ou non, donner plus aux cols bleus? », a lancé Gérald Tremblay lors d'un point de presse hier.
Accusant Gérald Tremblay de se servir des cols bleus comme paillasson, Louise Harel a dit qu'il était « hors de question » de céder à leurs revendications.
Tremblay veut terminer les projets amorcés
Le maire de Montréal et candidat à sa propre succession, Gérald Tremblay, a fait connaître, hier, une première série de promesses électorales en matière de développement économique. Un discours politique qui sent le réchauffé, selon ses adversaires politiques.
Union Montréal s'engage notamment à renouveler le fonds d'investissement de 180 millions de dollars. Gérald Tremblay a fait remarquer que cette somme générera près de deux milliards d'investissements dans la métropole.
Une administration Tremblay-Lemieux veillera à ce que soit achevé le Quartier des spectacles. S'il est aux commandes de la ville pour un troisième mandat, Gérald Tremblay métamorphosera la ville de Montréal en technopole mondiale, avec les mises en chantier du centre hospitalier de l'Université de Montréal, de Sainte-Justine, et du centre de santé universitaire McGill ainsi que du nouveau campus de l'Université de Montréal sur le site de la gare de triage d'Outremont.
Le maire a aussi signifié son désir d'aller de l'avant avec le projet de développement des Muséums nature — Biodôme, Jardin botanique, Insectarium, Planétarium — dans le Parc olympique, évalué à 189 millions de dollars, annoncé en grande pompe il y a moins d'un mois par le directeur des Muséums nature de Montréal, Charles-Mathieu Brunelle.
« Le développement économique donne de l'oxygène à une ville et permet, grâce aux revenus qu'il génère, d'investir dans la qualité de vie de la population, a fait remarquer Gérald Tremblay. Lorsque vous voyez une tour à bureaux s'élever dans le ciel de Montréal là où il n'y avait qu'un terrain vague, ce sont des taxes additionnelles qui seront payées à la Ville. »
Aussi, une administration Tremblay-Lemieux mettra sur pied, à la ville-centre, un Groupe d'intervention stratégique et tactique, formé d'urbanistes qui travailleront sur les grands projets en étroite collaboration avec le ou les arrondissements concernés, « pour renforcer, planifier et développer harmonieusement les interventions en matière d'urbanisme et de planification du territoire ».
« Gérald Tremblay nous a dit: "ce dont je vous parle et que je n'ai pas fait ces quatre dernières années, [eh] bien, si vous me reportez au pouvoir pour un troisième mandat, cette fois, je vais le faire." C'est ça la nouvelle, et que ça », a affirmé le chef de Projet Montréal et candidat à la mairie Richard Bergeron.
« Le seul véritable engagement que Gérald Tremblay a pris [hier] est de reconstituer une équipe d'urbanistes à la ville-centre, alors qu'il avait lui-même démantelé ce service et cette expertise en 2005 », a ajouté Louise Harel par voie de communiqué.
La chef de Vision Montréal, Louise Harel, a quant à elle réitéré, hier, son engagement à faire en sorte que Montréal réintègre les rangs de l'Union des municipalités du Québec. La décision de l'administration Tremblay-Zampino de retirer Montréal de l'UMQ a affaibli la ville de Montréal, selon elle. « Il est primordial que Montréal redémarre des liens durables avec le monde municipal québécois », a dit Louise Harel.
Se disant victime de diffamation, Gérald Tremblay a sommé le président des cols bleus de se dédire publiquement, menaçant de « prendre les mesures qui s'imposeront ». Michel Parent persiste et signe.
« Je vais faire une autre comparaison. [Le maire de Montréal] est à l'image de Jean Lafleur, le gars des commandites. Il n'est jamais coupable de rien. Il ne se rappelle de rien. Ce n'est jamais lui », a affirmé M. Parent sur les ondes de LCN.
Gérald Tremblay, qui a mis en demeure le président du syndicat des cols bleus de se rétracter, commande à Michel Parent de retirer ses « propos fallacieux, diffamatoires et trompeurs », ce à quoi M. Parent s'est refusé. « J'ai parlé qu'il [sic] y avait deux personnes qui avaient été reconnues d'avoir flambé de l'argent qui ne leur appartenait pas... Même chose, j'ai fait un comparatif, c'est tout », a indiqué M. Parent à Radio-Canada. Selon M. Parent, c'est le maire qui doit se confondre en excuses. M. Tremblay est prêt, selon les cols bleus, à dilapider des fonds publics pour résilier le contrat des compteurs d'eau octroyé au consortium Génieau. La Ville pourrait devoir payer jusqu'à 75 millions en pénalités, selon des chiffres qui circulent.
Union Montréal, le parti du maire, a également demandé un avis du Directeur général des élections sur les dépliants des cols bleus distribués dans deux millions de foyers montréalais. Ces derniers appuient « implicitement » Vision Montréal, selon Équipe Tremblay-Union Montréal et « doivent être considérés comme une dépense électorale imputable au parti Vision Montréal ».
Outre les questions salariales sur lesquelles les deux parties ne s'entendent pas, les cols bleus accusent l'administration Tremblay de recourir trop souvent à des sous-traitants. « Ce ne sont pas les cols bleus qui vont mener à l'Hôtel de Ville de Montréal », a martelé Gérald Tremblay hier.
« Nous n'avons pas l'intention d'offrir plus aux cols bleus », a-t-il ajouté, faisant référence aux ententes conclues avec près des deux tiers des employés municipaux. Il a enjoint à la chef de Vision Montréal, Louise Harel, de faire connaître son point de vue concernant les négociations. « Est-ce qu'elle va, oui ou non, donner plus aux cols bleus? », a lancé Gérald Tremblay lors d'un point de presse hier.
Accusant Gérald Tremblay de se servir des cols bleus comme paillasson, Louise Harel a dit qu'il était « hors de question » de céder à leurs revendications.
Tremblay veut terminer les projets amorcés
Le maire de Montréal et candidat à sa propre succession, Gérald Tremblay, a fait connaître, hier, une première série de promesses électorales en matière de développement économique. Un discours politique qui sent le réchauffé, selon ses adversaires politiques.
Union Montréal s'engage notamment à renouveler le fonds d'investissement de 180 millions de dollars. Gérald Tremblay a fait remarquer que cette somme générera près de deux milliards d'investissements dans la métropole.
Une administration Tremblay-Lemieux veillera à ce que soit achevé le Quartier des spectacles. S'il est aux commandes de la ville pour un troisième mandat, Gérald Tremblay métamorphosera la ville de Montréal en technopole mondiale, avec les mises en chantier du centre hospitalier de l'Université de Montréal, de Sainte-Justine, et du centre de santé universitaire McGill ainsi que du nouveau campus de l'Université de Montréal sur le site de la gare de triage d'Outremont.
Le maire a aussi signifié son désir d'aller de l'avant avec le projet de développement des Muséums nature — Biodôme, Jardin botanique, Insectarium, Planétarium — dans le Parc olympique, évalué à 189 millions de dollars, annoncé en grande pompe il y a moins d'un mois par le directeur des Muséums nature de Montréal, Charles-Mathieu Brunelle.
« Le développement économique donne de l'oxygène à une ville et permet, grâce aux revenus qu'il génère, d'investir dans la qualité de vie de la population, a fait remarquer Gérald Tremblay. Lorsque vous voyez une tour à bureaux s'élever dans le ciel de Montréal là où il n'y avait qu'un terrain vague, ce sont des taxes additionnelles qui seront payées à la Ville. »
Aussi, une administration Tremblay-Lemieux mettra sur pied, à la ville-centre, un Groupe d'intervention stratégique et tactique, formé d'urbanistes qui travailleront sur les grands projets en étroite collaboration avec le ou les arrondissements concernés, « pour renforcer, planifier et développer harmonieusement les interventions en matière d'urbanisme et de planification du territoire ».
« Gérald Tremblay nous a dit: "ce dont je vous parle et que je n'ai pas fait ces quatre dernières années, [eh] bien, si vous me reportez au pouvoir pour un troisième mandat, cette fois, je vais le faire." C'est ça la nouvelle, et que ça », a affirmé le chef de Projet Montréal et candidat à la mairie Richard Bergeron.
« Le seul véritable engagement que Gérald Tremblay a pris [hier] est de reconstituer une équipe d'urbanistes à la ville-centre, alors qu'il avait lui-même démantelé ce service et cette expertise en 2005 », a ajouté Louise Harel par voie de communiqué.
La chef de Vision Montréal, Louise Harel, a quant à elle réitéré, hier, son engagement à faire en sorte que Montréal réintègre les rangs de l'Union des municipalités du Québec. La décision de l'administration Tremblay-Zampino de retirer Montréal de l'UMQ a affaibli la ville de Montréal, selon elle. « Il est primordial que Montréal redémarre des liens durables avec le monde municipal québécois », a dit Louise Harel.
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