Layton courtise maintenant les éléments progressistes des conservateurs
17 janvier 2006
Canada
Toronto — Le leader du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, a tenté de freiner l'élan électoral du Parti conservateur en appelant les «progressistes» conservateurs à appuyer son parti aux élections de lundi prochain.
Il les a invités, eux et les libéraux dissidents, à lui «prêter leur soutien». «Donnez-nous votre vote pour cette fois seulement — afin qu'il y ait une voix forte au sein du prochain Parlement pour défendre les priorités des personnes progressistes», a-t-il dit à des étudiants en journalisme dans sa circonscription du centre-ville de Toronto.
L'appel, qui est lancé au début de l'ultime semaine de la campagne électorale, vise clairement à contrer l'avance de Stephen Harper. La montée des appuis aux conservateurs menace en effet de conduire à ce qui, pour M. Layton, constituerait le pire scénario: un gouvernement conservateur majoritaire.
«Le mot "progressiste" a été éliminé du nom du parti de Stephen Harper, a-t-il dit, espérant aller chercher les conservateurs mous qui se méfient de la philosophie à droite du centre des conservateurs. Si, par le passé, vous avez voté pour un progrès prudent, étape par étape, il n'y a rien de cela dans le parti de Stephen Harper aujourd'hui.»
En temps normal, ces conservateurs choisiraient de voter pour les libéraux, mais M. Layton est persuadé que ces électeurs sont disponibles parce qu'ils sont choqués par les scandales de corruption et l'enquête de police impliquant les libéraux. «Les Canadiens ont abandonné les libéraux», a-t-il affirmé.
Mais un expert en sondages croit peu probable qu'on assiste à une grande poussée de votes de conservateurs progressistes en faveur du NPD.
L'appel (de M. Layton) vise à attirer l'attention, estime Barry Kay, politologue à l'Université Wilfrid Laurier. Le NPD s'est égaré dans la mêlée sur la question de savoir quel parti formera le prochain gouvernement. C'est une façon pour le NPD de rappeler son existence.
La stratégie néo-démocrate, qui s'est déployée tard dans la campagne, a été de présenter M. Layton comme le seul défenseur sans tache des valeurs sociales canadiennes de centre-gauche.
M. Layton a aussi laissé entendre que le recul des positions libérales dans cette campagne entraînerait une polarisation accrue de la gauche et de la droite politiques au pays.
Il les a invités, eux et les libéraux dissidents, à lui «prêter leur soutien». «Donnez-nous votre vote pour cette fois seulement — afin qu'il y ait une voix forte au sein du prochain Parlement pour défendre les priorités des personnes progressistes», a-t-il dit à des étudiants en journalisme dans sa circonscription du centre-ville de Toronto.
L'appel, qui est lancé au début de l'ultime semaine de la campagne électorale, vise clairement à contrer l'avance de Stephen Harper. La montée des appuis aux conservateurs menace en effet de conduire à ce qui, pour M. Layton, constituerait le pire scénario: un gouvernement conservateur majoritaire.
«Le mot "progressiste" a été éliminé du nom du parti de Stephen Harper, a-t-il dit, espérant aller chercher les conservateurs mous qui se méfient de la philosophie à droite du centre des conservateurs. Si, par le passé, vous avez voté pour un progrès prudent, étape par étape, il n'y a rien de cela dans le parti de Stephen Harper aujourd'hui.»
En temps normal, ces conservateurs choisiraient de voter pour les libéraux, mais M. Layton est persuadé que ces électeurs sont disponibles parce qu'ils sont choqués par les scandales de corruption et l'enquête de police impliquant les libéraux. «Les Canadiens ont abandonné les libéraux», a-t-il affirmé.
Mais un expert en sondages croit peu probable qu'on assiste à une grande poussée de votes de conservateurs progressistes en faveur du NPD.
L'appel (de M. Layton) vise à attirer l'attention, estime Barry Kay, politologue à l'Université Wilfrid Laurier. Le NPD s'est égaré dans la mêlée sur la question de savoir quel parti formera le prochain gouvernement. C'est une façon pour le NPD de rappeler son existence.
La stratégie néo-démocrate, qui s'est déployée tard dans la campagne, a été de présenter M. Layton comme le seul défenseur sans tache des valeurs sociales canadiennes de centre-gauche.
M. Layton a aussi laissé entendre que le recul des positions libérales dans cette campagne entraînerait une polarisation accrue de la gauche et de la droite politiques au pays.
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