Layton recycle une stratégie libérale
14 janvier 2006
Canada
Victoria — Utilisant une stratégie des libéraux, le chef néo-démocrate, Jack Layton, a lancé un appel direct aux électeurs libéraux désillusionnés, les invitant à voter pour son parti.
Alors que le soutien des libéraux est en baisse dans les sondages et que certains analystes affirment que le Parti conservateur est en voie de former un gouvernement majoritaire, M. Layton a tenté de se présenter comme celui qui pourra contrer cette ascension.
Il a invité les Canadiens à choisir le Nouveau Parti démocratique (NPD) plutôt que le Parti libéral afin que les libéraux, qui sont au pouvoir depuis longtemps, puissent bénéficier d'une pause qui leur permettrait de se régénérer et de renouer avec les valeurs de Lester Pearson et Pierre Trudeau.
«Paul Martin a échoué le test du leadership, a dit M. Layton. Son travail comme premier ministre, tout comme sa campagne n'ont rien donné. Les enjeux que son équipe et lui soulèvent durant la campagne témoignent d'une improvisation et d'un manque de cohérence.»
La semaine dernière, M. Layton avait affirmé que la campagne n'était pas terminée parce que les «libéraux sont très habiles en campagne». «La suite a prouvé que je m'étais à moitié trompé», a-t-il dit hier.
Le discours de M. Layton, dans lequel il se présente comme l'option à envisager contre les conservateurs, récupère une longue tradition des libéraux, qui ont plusieurs fois tenté de s'attirer les votes des électeurs néo-démocrates en brandissant la menace des conservateurs.
Mais M. Layton doit soigneusement choisir ses mots étant donné que plusieurs candidats de son parti doivent rivaliser avec des conservateurs, en Colombie-Britannique, en même temps que leurs collègues de l'Ontario sont au coude à coude avec les libéraux, dans les secteurs urbains.
Malgré le risque que les néo-démocrates soient aux prises avec une vague conservatrice en Colombie-Britannique, M. Layton s'en est tenu à un ton plus modéré concernant les conservateurs et leur chef, Stephen Harper.
Tandis qu'il remettait en question les aptitudes de M. Martin à exercer le pouvoir, il ne s'est pas montré aussi critique envers M. Harper.
M. Layton a gardé ses munitions pour le programme conservateur, affirmant que les engagements des néo-démocrates coûteraient moins cher que les projets des conservateurs, qui proposent des réductions d'impôt de 45 milliards.
«Les conservateurs veulent augmenter l'impôt sur le revenu des personnes à faible revenu afin qu'ils puissent payer pour la diminution de la TPS. C'est n'importe quoi, a-t-il dit. Et c'est toujours comme ça avec les réductions d'impôt des conservateurs. Ils mettent de l'argent dans la poche des uns et ils viennent ensuite piger dans votre poche pour que vous payiez pour ça.»
Le chef néo-démocrate a aussi dû répondre à des questions concernant une opération pour une hernie qu'il a subie dans une clinique privée, au milieu des années 1990, en Ontario.
Il a affirmé qu'il ignorait que cet établissement sans but lucratif était privé.
Alors que le soutien des libéraux est en baisse dans les sondages et que certains analystes affirment que le Parti conservateur est en voie de former un gouvernement majoritaire, M. Layton a tenté de se présenter comme celui qui pourra contrer cette ascension.
Il a invité les Canadiens à choisir le Nouveau Parti démocratique (NPD) plutôt que le Parti libéral afin que les libéraux, qui sont au pouvoir depuis longtemps, puissent bénéficier d'une pause qui leur permettrait de se régénérer et de renouer avec les valeurs de Lester Pearson et Pierre Trudeau.
«Paul Martin a échoué le test du leadership, a dit M. Layton. Son travail comme premier ministre, tout comme sa campagne n'ont rien donné. Les enjeux que son équipe et lui soulèvent durant la campagne témoignent d'une improvisation et d'un manque de cohérence.»
La semaine dernière, M. Layton avait affirmé que la campagne n'était pas terminée parce que les «libéraux sont très habiles en campagne». «La suite a prouvé que je m'étais à moitié trompé», a-t-il dit hier.
Le discours de M. Layton, dans lequel il se présente comme l'option à envisager contre les conservateurs, récupère une longue tradition des libéraux, qui ont plusieurs fois tenté de s'attirer les votes des électeurs néo-démocrates en brandissant la menace des conservateurs.
Mais M. Layton doit soigneusement choisir ses mots étant donné que plusieurs candidats de son parti doivent rivaliser avec des conservateurs, en Colombie-Britannique, en même temps que leurs collègues de l'Ontario sont au coude à coude avec les libéraux, dans les secteurs urbains.
Malgré le risque que les néo-démocrates soient aux prises avec une vague conservatrice en Colombie-Britannique, M. Layton s'en est tenu à un ton plus modéré concernant les conservateurs et leur chef, Stephen Harper.
Tandis qu'il remettait en question les aptitudes de M. Martin à exercer le pouvoir, il ne s'est pas montré aussi critique envers M. Harper.
M. Layton a gardé ses munitions pour le programme conservateur, affirmant que les engagements des néo-démocrates coûteraient moins cher que les projets des conservateurs, qui proposent des réductions d'impôt de 45 milliards.
«Les conservateurs veulent augmenter l'impôt sur le revenu des personnes à faible revenu afin qu'ils puissent payer pour la diminution de la TPS. C'est n'importe quoi, a-t-il dit. Et c'est toujours comme ça avec les réductions d'impôt des conservateurs. Ils mettent de l'argent dans la poche des uns et ils viennent ensuite piger dans votre poche pour que vous payiez pour ça.»
Le chef néo-démocrate a aussi dû répondre à des questions concernant une opération pour une hernie qu'il a subie dans une clinique privée, au milieu des années 1990, en Ontario.
Il a affirmé qu'il ignorait que cet établissement sans but lucratif était privé.
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