Duceppe espère remporter la Beauce
14 janvier 2006
Canada
Sainte-Marie-de-Beauce — Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, se dit «optimiste, confiant» de remporter la Beauce aux élections du 23 janvier, une circonscription que le Bloc n'a jamais remportée.
La Beauce est un des comtés où une lutte à trois se déroule entre Patrice Moore, le bloquiste, Maxime Bernier, l'espoir conservateur, et Jacques Lussier, le libéral. À cause de la division du vote, tout peut y arriver.
«Je lui ai dit cette semaine: "Je vais aller vous la chercher, M. Duceppe"», a lancé, plein d'assurance, le candidat du Bloc Patrice Moore, un ancien animateur de radio dans la région.
M. Duceppe a justement fait campagne en Beauce, hier, visitant une usine de carton à Sainte-Marie-de-Beauce et un club de motoneige à Saint-Bernard. Ce n'était tout de même que la seconde fois qu'il se rendait en Beauce durant la présente campagne électorale, étant préalablement venu à Saint-Georges-de-Beauce.
Pour tenter de remporter cette circonscription, le Bloc argue que les conservateurs sont peu portés à soutenir le développement régional et s'opposent au soutien gouvernemental aux industries du textile et du vêtement, bien présentes dans la région.
Il rappelle aussi que, même si le chef conservateur Stephen Harper se dit prêt à défendre le système de gestion de l'offre en agriculture, son candidat Maxime Bernier, alors qu'il travaillait à l'Institut économique de Montréal, défendait une position contraire. «Et ça, je peux vous dire que ça touche énormément les producteurs agricoles à travers tout le Québec et ici dans la Beauce», a déclaré M. Duceppe.
Quand un média régional de la Beauce a souligné que le conservateur Maxime Bernier était perçu dans la région comme «ministrable» si les conservateurs étaient portés au pouvoir, M. Duceppe a répliqué qu'«il vaut mieux avoir quelqu'un à Ottawa qui va se battre pour des programmes d'aide dans le textile et le vêtement que d'avoir un ministre au cabinet qui va se battre pour qu'il n'y en ait pas. Et c'est ce que ferait M. Bernier, parce qu'ils sont contre ça, les conservateurs ont voté contre ça».
Des gens d'affaires de la région, pourtant libéraux, ont annoncé qu'ils appuieraient cette fois le conservateur.
Mais le bloquiste Patrice Moore, lui, atténue la portée de tels appuis. «Le vote d'un dirigeant d'entreprise, c'est un vote.» Et il assure avoir rencontré de nombreux travailleurs dans bien des entreprises beauceronnes — il y en a 500, dit-il.
La Beauce est un des comtés où une lutte à trois se déroule entre Patrice Moore, le bloquiste, Maxime Bernier, l'espoir conservateur, et Jacques Lussier, le libéral. À cause de la division du vote, tout peut y arriver.
«Je lui ai dit cette semaine: "Je vais aller vous la chercher, M. Duceppe"», a lancé, plein d'assurance, le candidat du Bloc Patrice Moore, un ancien animateur de radio dans la région.
M. Duceppe a justement fait campagne en Beauce, hier, visitant une usine de carton à Sainte-Marie-de-Beauce et un club de motoneige à Saint-Bernard. Ce n'était tout de même que la seconde fois qu'il se rendait en Beauce durant la présente campagne électorale, étant préalablement venu à Saint-Georges-de-Beauce.
Pour tenter de remporter cette circonscription, le Bloc argue que les conservateurs sont peu portés à soutenir le développement régional et s'opposent au soutien gouvernemental aux industries du textile et du vêtement, bien présentes dans la région.
Il rappelle aussi que, même si le chef conservateur Stephen Harper se dit prêt à défendre le système de gestion de l'offre en agriculture, son candidat Maxime Bernier, alors qu'il travaillait à l'Institut économique de Montréal, défendait une position contraire. «Et ça, je peux vous dire que ça touche énormément les producteurs agricoles à travers tout le Québec et ici dans la Beauce», a déclaré M. Duceppe.
Quand un média régional de la Beauce a souligné que le conservateur Maxime Bernier était perçu dans la région comme «ministrable» si les conservateurs étaient portés au pouvoir, M. Duceppe a répliqué qu'«il vaut mieux avoir quelqu'un à Ottawa qui va se battre pour des programmes d'aide dans le textile et le vêtement que d'avoir un ministre au cabinet qui va se battre pour qu'il n'y en ait pas. Et c'est ce que ferait M. Bernier, parce qu'ils sont contre ça, les conservateurs ont voté contre ça».
Des gens d'affaires de la région, pourtant libéraux, ont annoncé qu'ils appuieraient cette fois le conservateur.
Mais le bloquiste Patrice Moore, lui, atténue la portée de tels appuis. «Le vote d'un dirigeant d'entreprise, c'est un vote.» Et il assure avoir rencontré de nombreux travailleurs dans bien des entreprises beauceronnes — il y en a 500, dit-il.
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