En bref: Duceppe sort les armes contre Harper
12 janvier 2006
Canada
Québec — Le Parti conservateur est décidément devenu une nouvelle cible du Bloc québécois, alors qu'il reste une douzaine de jours à la présente campagne électorale.
Hier soir, lors d'un imposant rassemblement bloquiste à Québec, le chef Gilles Duceppe a livré un discours particulièrement enflammé, s'en prenant principalement au chef conservateur Stephen Harper, plus encore qu'à sa cible traditionnelle, les libéraux de Paul Martin. Le Parti conservateur est devenu un parti dirigé depuis Calgary, qui est contre le soutien au développement régional, contre l'accord de Kyoto et qui veut embarquer le Canada dans le bouclier antimissile américain. Et le chef conservateur est accusé de défendre les intérêts de ses amis du pétrole en Alberta. M. Harper est aussi accusé d'avoir voté contre un projet du Bloc visant à demander au gouvernement fédéral de consulter le Québec avant de signer un traité international qui touche ses compétences, alors qu'en début de campagne, à Québec justement, M. Harper avait dit être ouvert à une place accrue du Québec sur la scène internationale. En début de campagne, c'est à peine si M. Duceppe évoquait les conservateurs dans ses allocutions. Maintenant, il les critique à fond, en martelant surtout le clou d'Option Canada, l'organisme qui aurait servi à financer en douce le camp du Non, durant la campagne référendaire de 1995, présumément en contravention de la Loi québécoise sur les consultations populaires.
Hier soir, lors d'un imposant rassemblement bloquiste à Québec, le chef Gilles Duceppe a livré un discours particulièrement enflammé, s'en prenant principalement au chef conservateur Stephen Harper, plus encore qu'à sa cible traditionnelle, les libéraux de Paul Martin. Le Parti conservateur est devenu un parti dirigé depuis Calgary, qui est contre le soutien au développement régional, contre l'accord de Kyoto et qui veut embarquer le Canada dans le bouclier antimissile américain. Et le chef conservateur est accusé de défendre les intérêts de ses amis du pétrole en Alberta. M. Harper est aussi accusé d'avoir voté contre un projet du Bloc visant à demander au gouvernement fédéral de consulter le Québec avant de signer un traité international qui touche ses compétences, alors qu'en début de campagne, à Québec justement, M. Harper avait dit être ouvert à une place accrue du Québec sur la scène internationale. En début de campagne, c'est à peine si M. Duceppe évoquait les conservateurs dans ses allocutions. Maintenant, il les critique à fond, en martelant surtout le clou d'Option Canada, l'organisme qui aurait servi à financer en douce le camp du Non, durant la campagne référendaire de 1995, présumément en contravention de la Loi québécoise sur les consultations populaires.
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