Les douaniers réclament des armes
11 janvier 2006
Canada
Le syndicat des agents des douanes, agents du renseignement et enquêteurs douaniers canadiens considère que les frontières sont trop poreuses et leur travail, trop dangereux.
Pour des raisons de sécurité nationale et leur propre sécurité, ils estiment qu'ils ne devraient jamais être laissés seuls à un poste, qu'ils devraient disposer d'une arme et pouvoir faire appel au besoin à une patrouille frontalière.
Ils évaluent à quelque 500 millions de dollars les améliorations qu'ils réclament, une somme récurrente pour l'essentiel.
Ces revendications proviennent d'une étude commandée par le syndicat de ces 5000 agents et enquêteurs douaniers, soit l'Union Douanes Accise (Alliance de la fonction publique).
Ce document constitue une réplique au dernier rapport patronal de l'Agence des douanes (faite par ModuSpec) qui, selon l'auteur de l'étude syndicale, Michel Juneau-Katsuya, du Northgate Group, aurait modifié une des conclusions dans son rapport final, celle de la nécessité de munir les agents des douanes d'une arme.
Quoi qu'il en soit, l'Union Douanes Accise déplore que, sur les 47 postes frontaliers au Québec, 44 sont gardés par un agent seul à certains moments de la journée tandis que, dans 22 de ces postes, l'agent en service est seul en tout temps. Ce qui fait que, trop souvent, l'agent s'abstient de toute action de peur de mettre sa sécurité personnelle en péril et se limite à dire: «Bienvenue au Canada», avance le syndicat.
«C'est la triste réalité de ce que ça veut dire de mettre des gens seuls, dans des bureaux de douanes, non armés, au milieu de nulle part, avec un temps de réponse des policiers calculable en heures», a lancé le leader syndical Ron Moran.
Profitant de la campagne électorale, un porte-parole syndical a pris à partie Paul Martin pour certaines déclarations faites à la suite de la fusillade survenue au centre-ville de Toronto et qui avait été précédée par quelques autres du même genre.
«M. Martin a déclaré que des armes à feu entraient de façon illégale au Canada. Sa politique est d'augmenter le nombre de policiers à l'intérieur, une fois que les armes sont entrées. N'est-ce pas illogique? Plutôt que de sécuriser la première ligne de défense du pays, être plus rigoureux à la frontière, on continue à ne pas fournir d'armes aux agents des douanes, à ne pas en augmenter le nombre. Ça entraîne des coûts financiers, des coûts sociaux et des coûts d'enquêtes, a déclaré Jean-Pierre Fortin, vice-président syndical.
Pour des raisons de sécurité nationale et leur propre sécurité, ils estiment qu'ils ne devraient jamais être laissés seuls à un poste, qu'ils devraient disposer d'une arme et pouvoir faire appel au besoin à une patrouille frontalière.
Ils évaluent à quelque 500 millions de dollars les améliorations qu'ils réclament, une somme récurrente pour l'essentiel.
Ces revendications proviennent d'une étude commandée par le syndicat de ces 5000 agents et enquêteurs douaniers, soit l'Union Douanes Accise (Alliance de la fonction publique).
Ce document constitue une réplique au dernier rapport patronal de l'Agence des douanes (faite par ModuSpec) qui, selon l'auteur de l'étude syndicale, Michel Juneau-Katsuya, du Northgate Group, aurait modifié une des conclusions dans son rapport final, celle de la nécessité de munir les agents des douanes d'une arme.
Quoi qu'il en soit, l'Union Douanes Accise déplore que, sur les 47 postes frontaliers au Québec, 44 sont gardés par un agent seul à certains moments de la journée tandis que, dans 22 de ces postes, l'agent en service est seul en tout temps. Ce qui fait que, trop souvent, l'agent s'abstient de toute action de peur de mettre sa sécurité personnelle en péril et se limite à dire: «Bienvenue au Canada», avance le syndicat.
«C'est la triste réalité de ce que ça veut dire de mettre des gens seuls, dans des bureaux de douanes, non armés, au milieu de nulle part, avec un temps de réponse des policiers calculable en heures», a lancé le leader syndical Ron Moran.
Profitant de la campagne électorale, un porte-parole syndical a pris à partie Paul Martin pour certaines déclarations faites à la suite de la fusillade survenue au centre-ville de Toronto et qui avait été précédée par quelques autres du même genre.
«M. Martin a déclaré que des armes à feu entraient de façon illégale au Canada. Sa politique est d'augmenter le nombre de policiers à l'intérieur, une fois que les armes sont entrées. N'est-ce pas illogique? Plutôt que de sécuriser la première ligne de défense du pays, être plus rigoureux à la frontière, on continue à ne pas fournir d'armes aux agents des douanes, à ne pas en augmenter le nombre. Ça entraîne des coûts financiers, des coûts sociaux et des coûts d'enquêtes, a déclaré Jean-Pierre Fortin, vice-président syndical.
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