Les étudiants se rappellent à la mémoire des politiciens
Photo : Jacques Nadeau
Deux associations étudiantes ont manifesté hier afin de demander aux chefs des partis politiques fédéraux de ne pas les oublier au cours du débat qui se déroulait hier soir. Ils ont d’ailleurs rappelé à Paul Martin son engagement de fournir plu
Que l'éducation ne demeure pas la grande oubliée de cette campagne électorale: voilà la revendication formulée hier par des représentants étudiants québécois et canadiens, qui ont sommé le chef libéral Paul Martin de respecter une promesse sur les transferts fédéraux en matière d'éducation postsecondaire.
La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et la Fédération canadienne des étudiants (FCEE) ont dénoncé hier le fait que l'éducation ne semble pas faire partie des priorités des chefs de parti dans cette campagne, invitant les quatre têtes dirigeantes à inclure leurs priorités éducatives au débat prévu hier soir.
Les fédérations étudiantes en ont profité pour implorer de nouveau Paul Martin de se prononcer sur une promesse de juin 2004 — lors de la dernière campagne électorale — qui le menait à souhaiter une augmentation des transferts fédéraux de quatre milliards, afin de porter ceux-ci à un niveau de sept à huit milliards.
Les provinces, et le Québec en particulier, ont fait de cette hausse des transferts une des luttes prioritaires de l'année: elles souhaitent que l'augmentation des transferts canadiens en matière de programmes sociaux (TCPS) permette de regarnir les goussets des collèges et des universités. Les étudiants ont rapidement soutenu cette cause et en ont fait leur bataille prioritaire.
«Nous posons aujourd'hui [à Paul Martin] une question claire: est-ce qu'il compte honorer son engagement d'augmenter les transferts de quatre milliards ou renie-t-il encore une fois sa parole?», disait hier François Vincent, président de la FEUQ, par voie de communiqué.
Quant au chef conservateur, Stephen Harper, qui aurait promis, s'il est élu, de créer un transfert indépendant pour l'éducation et la formation au Canada, les étudiants lui demandent de préciser la hauteur de ce fonds, associant pour l'heure celui-ci, dans l'état imprécis où il se trouve, à «de la poudre aux yeux», comme l'a affirmé M. Vincent.
Afin de marteler son message, la FEUQ a démarré hier une campagne d'affichage dans la région métropolitaine, commençant par l'exposition d'une large bannière sur le pont Jacques-Cartier. Un débat sur l'éducation postsecondaire organisé avec des candidats-vedettes de tous les partis et la publication d'un journal reprenant les engagements de tous les partis en matière d'éducation sont également au nombre des activités d'information et de sensibilisation prévues par les groupes étudiants.
La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et la Fédération canadienne des étudiants (FCEE) ont dénoncé hier le fait que l'éducation ne semble pas faire partie des priorités des chefs de parti dans cette campagne, invitant les quatre têtes dirigeantes à inclure leurs priorités éducatives au débat prévu hier soir.
Les fédérations étudiantes en ont profité pour implorer de nouveau Paul Martin de se prononcer sur une promesse de juin 2004 — lors de la dernière campagne électorale — qui le menait à souhaiter une augmentation des transferts fédéraux de quatre milliards, afin de porter ceux-ci à un niveau de sept à huit milliards.
Les provinces, et le Québec en particulier, ont fait de cette hausse des transferts une des luttes prioritaires de l'année: elles souhaitent que l'augmentation des transferts canadiens en matière de programmes sociaux (TCPS) permette de regarnir les goussets des collèges et des universités. Les étudiants ont rapidement soutenu cette cause et en ont fait leur bataille prioritaire.
«Nous posons aujourd'hui [à Paul Martin] une question claire: est-ce qu'il compte honorer son engagement d'augmenter les transferts de quatre milliards ou renie-t-il encore une fois sa parole?», disait hier François Vincent, président de la FEUQ, par voie de communiqué.
Quant au chef conservateur, Stephen Harper, qui aurait promis, s'il est élu, de créer un transfert indépendant pour l'éducation et la formation au Canada, les étudiants lui demandent de préciser la hauteur de ce fonds, associant pour l'heure celui-ci, dans l'état imprécis où il se trouve, à «de la poudre aux yeux», comme l'a affirmé M. Vincent.
Afin de marteler son message, la FEUQ a démarré hier une campagne d'affichage dans la région métropolitaine, commençant par l'exposition d'une large bannière sur le pont Jacques-Cartier. Un débat sur l'éducation postsecondaire organisé avec des candidats-vedettes de tous les partis et la publication d'un journal reprenant les engagements de tous les partis en matière d'éducation sont également au nombre des activités d'information et de sensibilisation prévues par les groupes étudiants.
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