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L'affaire des fiducies - Martin assure que ses employés n'ont rien à se reprocher

5 janvier 2006  Canada
Paul Martin était à Vancouver, hier, pour y dévoiler la plateforme électorale de son parti en matière de santé.
Photo : Agence Reuters
Paul Martin était à Vancouver, hier, pour y dévoiler la plateforme électorale de son parti en matière de santé.
Victoria — Le chef libéral, Paul Martin, a assuré hier qu'aucun des employés du cabinet du premier ministre ou du Bureau du conseil privé n'a pu être à l'origine de la présumée fuite d'informations concernant l'annonce du gouvernement sur les fiducies de revenu, qui fait l'objet d'une enquête policière.

«Ainsi fonctionne le gouvernement: bien sûr qu'il y a des gens au cabinet du premier ministre qui savaient ce qui s'en venait. Mais je peux vous assurer qu'ils ont tous prêté serment et que sans équivoque, tous et chacun d'entre eux, sans exception, sont restés fidèles à ce serment», a déclaré M. Martin lors d'une conférence de presse à l'Université de Victoria, au cours de laquelle il a dévoilé la plateforme libérale en matière de santé.

À la fin décembre, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a indiqué qu'elle enquêtait sur un possible délit d'initiés mettant en cause le ministère fédéral des Finances.

L'affaire remonte au 23 novembre, date à laquelle le ministre des Finances, Ralph Goodale, a annoncé, en début de soirée, qu'Ottawa abaisserait les charges fiscales sur les dividendes d'entreprises et qu'on n'imposerait pas les fiducies de revenu.

Or, plusieurs heures avant que M. Goodale ne s'adresse aux journalistes, la valeur des titres de BCE et de la fiducie de revenu Pages Jaunes, entre autres, a bondi en Bourse. L'action de cette dernière s'est appréciée de 6,6 % le 23 novembre, son meilleur gain depuis qu'elle a commencé à être transigée, en 2003.

Mardi, la GRC a interrogé Ralph Goodale dans le cadre de son enquête, qui fait suite à une plainte déposée par les néo-démocrates. La police fédérale n'a encore contacté aucun employé du cabinet de M. Martin.

Le chef libéral a néanmoins refusé, hier, de dévoiler le nom des fonctionnaires et des deux ministres qui étaient au courant de l'annonce avant qu'elle ne soit rendue publique.

Les partis d'opposition soutiennent que cette affaire démontre l'«incompétence» et la «corruption» des libéraux. Ils réclament tous que Ralph Goodale démissionne de son poste de ministre, mais le principal intéressé jure qu'il n'a rien à se reprocher.






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