Délit d'initié - Martin refuse de croire à une fuite pour l'instant
31 décembre 2005
Canada
Longueuil — L'enquête de la GRC sur une possible fuite survenue avant l'énoncé budgétaire du ministre Ralph Goodale n'a comme fondement, pour le moment, que «des allégations de l'opposition pendant une campagne électorale», a soutenu hier le chef libéral Paul Martin.
Le premier ministre Martin a d'ailleurs confirmé que lui-même et des membres de son cabinet étaient au courant, à l'époque, des modifications que le ministre des Finances, Ralph Goodale, s'apprêtait à apporter au régime fiscal touchant les fiducies de revenu. Il affirme avoir été lui-même informé «la journée même».
Ces mesures avaient été annoncées le 23 novembre. Or, dans les heures qui ont précédé, il y a eu de nombreuses transactions sur les titres de certaines sociétés.
«Moi je le savais, je peux vous le dire. Et il y en a, dans mon bureau, qui avaient besoin de savoir tout ce qui se passe. Ils l'ont su lorsque la décision a été prise», a précisé le premier ministre et chef libéral au cours d'un point de presse dans l'arrondissement Brossard à Longueuil.
Alors qu'on l'interrogeait pour savoir s'il était convaincu que la fuite présumée ne provenait pas alors de son propre cabinet, M. Martin a laissé entendre qu'on était encore loin de prouver l'existence d'une fuite et qu'il fallait prendre en compte le présent contexte de campagne électorale.
«On doit être très clair, ce qu'on regarde, c'est des allégations de l'opposition pendant une campagne électorale. Vous avez vu la déclaration de la GRC, il n'y aucune preuve pour appuyer ces allégations», a-t-il répliqué.
M. Martin concède toutefois que «c'est la responsabilité de la GRC, puisque ce sont des allégations qui sont importantes, de faire l'examen de l'affaire».
L'enquête de la GRC, annoncée mercredi soir, vise d'ailleurs à déterminer si les preuves sont suffisantes pour déposer des accusations.
Comme il l'avait fait la veille, M. Martin s'est porté à la défense de son ministre des Finances Ralph Goodale, évoquant sa droiture et son intégrité.
Campagne au ralenti
M. Martin a poursuivi, hier, sa campagne au ralenti du temps des Fêtes. Il a rencontré des musulmans au Centre communautaire islamique de la rive-sud de Montréal.
Il se trouvait dans Brossard-La Prairie, une circonscription représentée par le libéral Jacques Saada où le Bloc québécois croit possible d'effectuer une percée.
Jeudi, M. Martin avait rencontré des représentants de la communauté arabe dans Ahuntsic, à Montréal. Mercredi, il s'était entretenu avec des représentants de la communauté chinoise et, mardi, avec des Juifs.
Le premier ministre Martin a d'ailleurs confirmé que lui-même et des membres de son cabinet étaient au courant, à l'époque, des modifications que le ministre des Finances, Ralph Goodale, s'apprêtait à apporter au régime fiscal touchant les fiducies de revenu. Il affirme avoir été lui-même informé «la journée même».
Ces mesures avaient été annoncées le 23 novembre. Or, dans les heures qui ont précédé, il y a eu de nombreuses transactions sur les titres de certaines sociétés.
«Moi je le savais, je peux vous le dire. Et il y en a, dans mon bureau, qui avaient besoin de savoir tout ce qui se passe. Ils l'ont su lorsque la décision a été prise», a précisé le premier ministre et chef libéral au cours d'un point de presse dans l'arrondissement Brossard à Longueuil.
Alors qu'on l'interrogeait pour savoir s'il était convaincu que la fuite présumée ne provenait pas alors de son propre cabinet, M. Martin a laissé entendre qu'on était encore loin de prouver l'existence d'une fuite et qu'il fallait prendre en compte le présent contexte de campagne électorale.
«On doit être très clair, ce qu'on regarde, c'est des allégations de l'opposition pendant une campagne électorale. Vous avez vu la déclaration de la GRC, il n'y aucune preuve pour appuyer ces allégations», a-t-il répliqué.
M. Martin concède toutefois que «c'est la responsabilité de la GRC, puisque ce sont des allégations qui sont importantes, de faire l'examen de l'affaire».
L'enquête de la GRC, annoncée mercredi soir, vise d'ailleurs à déterminer si les preuves sont suffisantes pour déposer des accusations.
Comme il l'avait fait la veille, M. Martin s'est porté à la défense de son ministre des Finances Ralph Goodale, évoquant sa droiture et son intégrité.
Campagne au ralenti
M. Martin a poursuivi, hier, sa campagne au ralenti du temps des Fêtes. Il a rencontré des musulmans au Centre communautaire islamique de la rive-sud de Montréal.
Il se trouvait dans Brossard-La Prairie, une circonscription représentée par le libéral Jacques Saada où le Bloc québécois croit possible d'effectuer une percée.
Jeudi, M. Martin avait rencontré des représentants de la communauté arabe dans Ahuntsic, à Montréal. Mercredi, il s'était entretenu avec des représentants de la communauté chinoise et, mardi, avec des Juifs.
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