Un mort et six blessés - Paul Martin déplore la fusillade de Toronto
28 décembre 2005
Canada
Photo : Agence Reuters
Dans le cadre de cette cérémonie de la menorah, M. Martin, qui portait sur sa tête la kippa traditionnelle, a allumé une chandelle. La fête de la Hanoukka est un symbole de liberté pour la communauté juive.
«Nous ne pouvons tenir pour acquise notre paix»La fusillade survenue au lendemain de Noël, au centre-ville de Toronto, doit faire prendre conscience aux Canadiens qu'ils ne peuvent tenir la paix pour acquise. Le premier ministre du Canada et chef libéral, Paul Martin, a ainsi commenté, hier à Montréal, la fusillade survenue la veille sur la rue Yonge à Toronto, jour du lendemain de Noël, et qui a fait un mort et six blessés.
M. Martin, qui avait fait trêve de campagne électorale depuis le 24 décembre, a participé à une cérémonie de la Ménorah auprès de la communauté juive de Montréal. Il n'a toutefois pas rencontré les médias. C'est à cette occasion qu'il a déploré les actes de violence et de vandalisme qui ont frappé des synagogues, mosquées, cimetières et écoles au fil des ans. «Il y a eu des attaques contre toutes les religions et de la part d'autres religions», a-t-il soutenu en anglais.
«La fusillade d'hier à Toronto sert de pénible rappel que nous ne pouvons tenir pour acquises notre paix et notre compréhension» entre les différentes composantes de la société, a déploré M. Martin devant une salle bondée. Il a parlé d'un acte «insensé et tragique».
De tels actes de violence «démontrent les conséquences de l'exclusion» sociale, a-t-il souligné.
Il a aussi offert ses sympathies aux familles des victimes.
«Je crois dans un Canada qui chérit les valeurs sur lesquelles il a été bâti et où la diversité est une richesse et non un fardeau, un Canada où tous sont égaux et où, chaque jour, nous continuons à travailler afin qu'il n'y ait pas de place pour l'intolérance et le racisme», a affirmé M. Martin.
Plus tôt durant la campagne électorale, le chef libéral avait justement proposé d'accroître le contrôle des armes de poing. La ville de Toronto est en effet aux prises avec une montée de la violence entre gangs de rue.
Interrogé à ce sujet, le ministre de la Justice Irwin Cotler, présent à Montréal au côté de M. Martin, a commenté en anglais: «On ne peut éviter toutes les tragédies, mais ce qu'on veut faire, c'est de mettre en place une stratégie en quatre volets qui aiderait à éviter une tragédie. Toute mort est une tragédie.»
Les événements
Une adolescente de 15 ans entourée d'une foule de passants en ce Boxing Day a été tuée vers 17h15, à l'extérieur d'un magasin de chaussures, devant deux des magasins les plus populaires pour leurs soldes d'après-Noël, Sam The Record Man et Future Shop. Elle devenait la 78e victime de meurtre cette année dans la métropole canadienne. Six autres personnes ont été blessées et une autre reposait dans un état critique.
Dalton McGuinty a déclaré dans un communiqué que la jeune fille avait été victime d'une «folie meurtrière». Le chef conservateur Stephen Harper a pour sa part indiqué dans un communiqué qu'il était «attristé» et qu'il s'engageait «à faire tout ce qu'il faut pour [s]'attaquer à la violence armée». Un détective de Toronto a affirmé que la police allait combattre pour que la ville «recouvre son innocence».
La zone de l'homicide demeurait délimitée par un ruban hier matin et des douzaines de marqueurs d'éléments de preuve étaient placés sur le trottoir et dans la rue. L'achalandage était toutefois relativement tranquille en dépit du congé qui se poursuivait hier pour de nombreux travailleurs.
La police a jusqu'à maintenant arrêté deux personnes, mais les enquêteurs tentent encore de savoir si elles ont vraiment pris part au crime. Elles n'ont toujours pas été accusées.
D'autres renseignements relatifs au déroulement de l'incident ont été révélés hier par la police. Deux groupes de jeunes gens âgés de la fin de l'adolescence au début de la vingtaine se sont querellés et ont échangé des coups de feu. Pas moins de 10 à 15 personnes ont été impliquées. Une arme de poing a été saisie, mais les autorités estiment que d'autres armes ont été utilisées.
Pas moins de 52 des 78 meurtres commis à ce jour à Toronto cette année l'ont été avec une arme à feu — un record.
M. Martin, qui avait fait trêve de campagne électorale depuis le 24 décembre, a participé à une cérémonie de la Ménorah auprès de la communauté juive de Montréal. Il n'a toutefois pas rencontré les médias. C'est à cette occasion qu'il a déploré les actes de violence et de vandalisme qui ont frappé des synagogues, mosquées, cimetières et écoles au fil des ans. «Il y a eu des attaques contre toutes les religions et de la part d'autres religions», a-t-il soutenu en anglais.
«La fusillade d'hier à Toronto sert de pénible rappel que nous ne pouvons tenir pour acquises notre paix et notre compréhension» entre les différentes composantes de la société, a déploré M. Martin devant une salle bondée. Il a parlé d'un acte «insensé et tragique».
De tels actes de violence «démontrent les conséquences de l'exclusion» sociale, a-t-il souligné.
Il a aussi offert ses sympathies aux familles des victimes.
«Je crois dans un Canada qui chérit les valeurs sur lesquelles il a été bâti et où la diversité est une richesse et non un fardeau, un Canada où tous sont égaux et où, chaque jour, nous continuons à travailler afin qu'il n'y ait pas de place pour l'intolérance et le racisme», a affirmé M. Martin.
Plus tôt durant la campagne électorale, le chef libéral avait justement proposé d'accroître le contrôle des armes de poing. La ville de Toronto est en effet aux prises avec une montée de la violence entre gangs de rue.
Interrogé à ce sujet, le ministre de la Justice Irwin Cotler, présent à Montréal au côté de M. Martin, a commenté en anglais: «On ne peut éviter toutes les tragédies, mais ce qu'on veut faire, c'est de mettre en place une stratégie en quatre volets qui aiderait à éviter une tragédie. Toute mort est une tragédie.»
Les événements
Une adolescente de 15 ans entourée d'une foule de passants en ce Boxing Day a été tuée vers 17h15, à l'extérieur d'un magasin de chaussures, devant deux des magasins les plus populaires pour leurs soldes d'après-Noël, Sam The Record Man et Future Shop. Elle devenait la 78e victime de meurtre cette année dans la métropole canadienne. Six autres personnes ont été blessées et une autre reposait dans un état critique.
Dalton McGuinty a déclaré dans un communiqué que la jeune fille avait été victime d'une «folie meurtrière». Le chef conservateur Stephen Harper a pour sa part indiqué dans un communiqué qu'il était «attristé» et qu'il s'engageait «à faire tout ce qu'il faut pour [s]'attaquer à la violence armée». Un détective de Toronto a affirmé que la police allait combattre pour que la ville «recouvre son innocence».
La zone de l'homicide demeurait délimitée par un ruban hier matin et des douzaines de marqueurs d'éléments de preuve étaient placés sur le trottoir et dans la rue. L'achalandage était toutefois relativement tranquille en dépit du congé qui se poursuivait hier pour de nombreux travailleurs.
La police a jusqu'à maintenant arrêté deux personnes, mais les enquêteurs tentent encore de savoir si elles ont vraiment pris part au crime. Elles n'ont toujours pas été accusées.
D'autres renseignements relatifs au déroulement de l'incident ont été révélés hier par la police. Deux groupes de jeunes gens âgés de la fin de l'adolescence au début de la vingtaine se sont querellés et ont échangé des coups de feu. Pas moins de 10 à 15 personnes ont été impliquées. Une arme de poing a été saisie, mais les autorités estiment que d'autres armes ont été utilisées.
Pas moins de 52 des 78 meurtres commis à ce jour à Toronto cette année l'ont été avec une arme à feu — un record.
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