Le NPD aimerait la proportionnelle
28 décembre 2005
Canada
Ottawa — Si le Nouveau Parti démocratique (NPD) détient la balance du pouvoir dans un gouvernement minoritaire, son chef Jack Layton monnayera son appui en échange d'un nouveau mode de scrutin, qui pourrait d'ailleurs résulter en une série de gouvernements minoritaires.
En entrevue à la Presse canadienne, Jack Layton s'est montré enthousiaste à l'idée de transformer le système électoral du pays en faveur de la représentation proportionnelle. Il s'agissait d'une priorité du NPD au cours de la campagne de 2004, mais elle a dû être abandonnée puisqu'il manquait deux sièges au parti pour avoir la balance du pouvoir au Parlement.
«Je ne veux pas être à court de deux sièges, a répété M. Layton récemment. Je veux que nous puissions réaliser ce pour quoi nous sommes ici [...] et la représentation proportionnelle fera partie de la discussion.»
Le système proportionnel accorde des sièges en fonction du pourcentage de votes obtenu par un parti dans l'ensemble du pays. Le NPD serait favorisé par ce mode de scrutin, car il recueille un bon pourcentage dans l'ensemble du pays, mais des résultats insuffisants pour l'emporter dans chacune des circonscriptions, en vertu du système uninominal à un tour.
Par ailleurs, en répartissant les sièges de façon plus fidèle aux résultats totaux, les partis pourraient avoir plus de mal à former une majorité parlementaire absolue.
Un peu plus tôt cette année, le premier ministre libéral Paul Martin avait, en dépit de sa promesse de réforme électorale, écarté M. Layton, qui s'en rappelle encore amèrement. «Il m'a dit: "Vous êtes à court de deux voix" pour faire quelque demande que ce soit, a relaté M. Layton. C'est le résumé de ce Parlement: l'arrogance. "Vous êtes à court de deux voix pour me garder au pouvoir, alors allez au diable."»
M. Layton a toutefois bien apprécié sa revanche quelques mois plus tard quand, pour faire adopter son budget et éviter d'être renversé, le gouvernement Martin a dû solliciter l'appui du NPD et de députés indépendants, au prix de dépenses additionnelles de 4,6 milliards conformes aux objectifs néo-démocrates.
«Il est intéressant de voir comment les choses changent à votre avantage», s'est remémoré M. Layton avec satisfaction.
En entrevue à la Presse canadienne, Jack Layton s'est montré enthousiaste à l'idée de transformer le système électoral du pays en faveur de la représentation proportionnelle. Il s'agissait d'une priorité du NPD au cours de la campagne de 2004, mais elle a dû être abandonnée puisqu'il manquait deux sièges au parti pour avoir la balance du pouvoir au Parlement.
«Je ne veux pas être à court de deux sièges, a répété M. Layton récemment. Je veux que nous puissions réaliser ce pour quoi nous sommes ici [...] et la représentation proportionnelle fera partie de la discussion.»
Le système proportionnel accorde des sièges en fonction du pourcentage de votes obtenu par un parti dans l'ensemble du pays. Le NPD serait favorisé par ce mode de scrutin, car il recueille un bon pourcentage dans l'ensemble du pays, mais des résultats insuffisants pour l'emporter dans chacune des circonscriptions, en vertu du système uninominal à un tour.
Par ailleurs, en répartissant les sièges de façon plus fidèle aux résultats totaux, les partis pourraient avoir plus de mal à former une majorité parlementaire absolue.
Un peu plus tôt cette année, le premier ministre libéral Paul Martin avait, en dépit de sa promesse de réforme électorale, écarté M. Layton, qui s'en rappelle encore amèrement. «Il m'a dit: "Vous êtes à court de deux voix" pour faire quelque demande que ce soit, a relaté M. Layton. C'est le résumé de ce Parlement: l'arrogance. "Vous êtes à court de deux voix pour me garder au pouvoir, alors allez au diable."»
M. Layton a toutefois bien apprécié sa revanche quelques mois plus tard quand, pour faire adopter son budget et éviter d'être renversé, le gouvernement Martin a dû solliciter l'appui du NPD et de députés indépendants, au prix de dépenses additionnelles de 4,6 milliards conformes aux objectifs néo-démocrates.
«Il est intéressant de voir comment les choses changent à votre avantage», s'est remémoré M. Layton avec satisfaction.
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