Duceppe n'est jamais loin de ses électeurs
24 décembre 2005
Canada
Photo : Jacques Nadeau
S’appuyant sur l’histoire, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, croit que le prochain gouvernement, qui s’annonce encore une fois minoritaire, durera plus longtemps que celui qui vient de tomber. «Je pense que les gens vont tirer des leço
Il le dit au moins une fois par jour, pour ne pas paraître trop au-dessus de ses affaires malgré les sondages triomphants: «Je ne tiens rien pour acquis.» Mais on ne peut pas reprocher au chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, de ne pas joindre le geste à la parole. Chaque jour, qu'il soit ou non en tournée dans les régions du Québec, il téléphone à des indécis de sa circonscription de Laurier-Sainte-Marie pour tenter de les convaincre de voter Bloc.
«Il ne peut pas être tous les jours dans son comté, mais en faisant ces appels, ça lui permet d'avoir une présence», raconte Pierre-Paul Roy, conseiller spécial de M. Duceppe — et ami depuis 1968.
Chaque jour, en se basant sur les données de pointage, l'entourage du chef bloquiste concocte une liste d'électeurs indécis.
«Quand on a du temps libre dans l'autobus, M. Duceppe prend le téléphone et les appelle, précise M. Roy. On essaie d'en faire une vingtaine par jour en moyenne.»
«Ça surprend le monde, admet le chef du Bloc. Au départ, ils pensent que c'est une blague!»
Eh non. Aux électeurs qui se plaignent que tous les politiciens sont pareils, Gilles Duceppe rétorque: «Si vous ne vous occupez pas de la politique, elle va s'occuper de vous.» À ceux qui se disent trop fédéralistes pour voter Bloc, il répond que son parti est le mieux placé pour défendre les intérêts du Québec.
Parfois, les résultats sont probants.
«Des adversaires qui changent de bord, je peux vous dire que j'en ai eu trois au téléphone hier [mercredi]», a lancé M. Duceppe dans un discours prononcé hier à Longueuil.
Avec une majorité de 20 274 voix lors du scrutin de 2004, le siège du chef bloquiste n'est pourtant pas menacé. Or, Gilles Duceppe prend aussi la peine de téléphoner à certains citoyens qui ont formulé des commentaires — positifs ou négatifs — auprès du parti.
«Il ne peut pas être tous les jours dans son comté, mais en faisant ces appels, ça lui permet d'avoir une présence», raconte Pierre-Paul Roy, conseiller spécial de M. Duceppe — et ami depuis 1968.
Chaque jour, en se basant sur les données de pointage, l'entourage du chef bloquiste concocte une liste d'électeurs indécis.
«Quand on a du temps libre dans l'autobus, M. Duceppe prend le téléphone et les appelle, précise M. Roy. On essaie d'en faire une vingtaine par jour en moyenne.»
«Ça surprend le monde, admet le chef du Bloc. Au départ, ils pensent que c'est une blague!»
Eh non. Aux électeurs qui se plaignent que tous les politiciens sont pareils, Gilles Duceppe rétorque: «Si vous ne vous occupez pas de la politique, elle va s'occuper de vous.» À ceux qui se disent trop fédéralistes pour voter Bloc, il répond que son parti est le mieux placé pour défendre les intérêts du Québec.
Parfois, les résultats sont probants.
«Des adversaires qui changent de bord, je peux vous dire que j'en ai eu trois au téléphone hier [mercredi]», a lancé M. Duceppe dans un discours prononcé hier à Longueuil.
Avec une majorité de 20 274 voix lors du scrutin de 2004, le siège du chef bloquiste n'est pourtant pas menacé. Or, Gilles Duceppe prend aussi la peine de téléphoner à certains citoyens qui ont formulé des commentaires — positifs ou négatifs — auprès du parti.
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