La campagne deviendra vicieuse
23 décembre 2005
Canada
Photo : Jacques Nadeau
Hier après-midi, Gilles Duceppe est allé remettre des paniers de Noël au siège de Jeunesse au soleil, à Montréal. Les employés du Bloc ont remis un chèque de 1500 $ à l’organisme.
Longueuil — Alors qu'il s'apprête à suspendre sa campagne pour une semaine, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, prévient ses militants que la dernière partie de la campagne, après les Fêtes, pourrait être vicieuse.
«Les trois semaines qui vont rester à partir du 2 janvier, ça va être des semaines très dures», a déclaré le chef bloquiste devant une centaine de membres des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA), qui lui ont réservé un accueil triomphal, à Longueuil.
«Les adversaires voient bien ce qui se passe, a ajouté M. Duceppe. Les libéraux se sentent traqués. C'est un parti qui a toujours visé le pouvoir et qui ne voudra pas le lâcher. Tous les coups vont être permis. Nous, il faut rester avec notre marque de commerce, c'est-à-dire le respect des Québécois. Notre arme, c'est la démocratie.»
Le chef du Bloc n'a pas voulu préciser à quel type de coups il s'attendait.
«Ils vont utiliser tous les moyens, s'est-il borné à dire lors d'un point de presse. Je ne prendrai aucune chance.»
Les prédictions des bloquistes rejoignent celles des stratèges des autres partis, qui se préparent à déployer l'artillerie lourde après les Fêtes. Dans l'espoir de s'élever au-dessus de la mêlée, les libéraux de Paul Martin doivent lancer leur plateforme au lendemain des débats télévisés des 9 et 10 janvier.
Hargrove
L'«appui indéfectible» des TCA a visiblement donné de l'énergie au chef bloquiste, qui avoue ressentir la fatigue de ne pas avoir pris de journée de congé depuis le 21 novembre. D'autant plus que la direction du syndicat, qui représente 25 000 membres, entend carrément «militer» pour le Bloc d'ici le scrutin du 23 janvier.
Le directeur québécois des TCA, Luc Desnoyers, a assuré qu'il n'y avait aucune chance que son organisation suive le mot d'ordre du président canadien des TCA, Buzz Hargrove, qui a appelé au «vote stratégique», fût-il libéral, pour bloquer la voie aux conservateurs à l'extérieur du Québec.
«Chez nous, c'est complètement différent, a martelé M. Desnoyers. Ils [les libéraux] nous ont tellement aimés avec les commandites qu'on ne peut pas les aimer, nous autres!»
Comme l'avait fait M. Hargrove à l'égard de Paul Martin plus tôt dans la campagne, Luc Desnoyers a remis à M. Duceppe un manteau à l'effigie du puissant syndicat.
En échange de l'appui des TCA, Gilles Duceppe a promis de continuer à défendre les intérêts des travailleurs, plus particulièrement ceux de l'industrie aérospatiale.
«Il faut qu'ils [le gouvernement fédéral] soutiennent l'aéronautique au Québec de la façon dont ils soutiennent l'auto en Ontario», a-t-il dit.
Débats
Par ailleurs, le consortium des télédiffuseurs a rejeté la demande du chef bloquiste de modifier la formule des débats de janvier afin de laisser une plus grande place à l'interaction entre les leaders.
«Nous avons reçu du public des réactions extrêmement positives et les sondages du week-end indiquent que la plupart des Canadiens ont préféré cette nouvelle formule», écrit le consortium.
Même si le premier débat en français, diffusé le 15 décembre, n'a attiré que 671 000 téléspectateurs, le consortium, composé de Radio-Canada, de TVA, de CBC, de CTV et de Global, trouve les cotes d'écoute «extrêmement encourageantes».
«Les trois autres chefs ne veulent pas débattre avec moi», a déploré M. Duceppe en point de presse, jeudi à Longueuil, sans dire qu'il a lui-même refusé des débats à deux avec Stephen Harper.
Les deux derniers débats de la campagne auront lieu à la Maison de Radio-Canada de Montréal les 9 et 10 janvier, en anglais et en français respectivement.
«Les trois semaines qui vont rester à partir du 2 janvier, ça va être des semaines très dures», a déclaré le chef bloquiste devant une centaine de membres des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA), qui lui ont réservé un accueil triomphal, à Longueuil.
«Les adversaires voient bien ce qui se passe, a ajouté M. Duceppe. Les libéraux se sentent traqués. C'est un parti qui a toujours visé le pouvoir et qui ne voudra pas le lâcher. Tous les coups vont être permis. Nous, il faut rester avec notre marque de commerce, c'est-à-dire le respect des Québécois. Notre arme, c'est la démocratie.»
Le chef du Bloc n'a pas voulu préciser à quel type de coups il s'attendait.
«Ils vont utiliser tous les moyens, s'est-il borné à dire lors d'un point de presse. Je ne prendrai aucune chance.»
Les prédictions des bloquistes rejoignent celles des stratèges des autres partis, qui se préparent à déployer l'artillerie lourde après les Fêtes. Dans l'espoir de s'élever au-dessus de la mêlée, les libéraux de Paul Martin doivent lancer leur plateforme au lendemain des débats télévisés des 9 et 10 janvier.
Hargrove
L'«appui indéfectible» des TCA a visiblement donné de l'énergie au chef bloquiste, qui avoue ressentir la fatigue de ne pas avoir pris de journée de congé depuis le 21 novembre. D'autant plus que la direction du syndicat, qui représente 25 000 membres, entend carrément «militer» pour le Bloc d'ici le scrutin du 23 janvier.
Le directeur québécois des TCA, Luc Desnoyers, a assuré qu'il n'y avait aucune chance que son organisation suive le mot d'ordre du président canadien des TCA, Buzz Hargrove, qui a appelé au «vote stratégique», fût-il libéral, pour bloquer la voie aux conservateurs à l'extérieur du Québec.
«Chez nous, c'est complètement différent, a martelé M. Desnoyers. Ils [les libéraux] nous ont tellement aimés avec les commandites qu'on ne peut pas les aimer, nous autres!»
Comme l'avait fait M. Hargrove à l'égard de Paul Martin plus tôt dans la campagne, Luc Desnoyers a remis à M. Duceppe un manteau à l'effigie du puissant syndicat.
En échange de l'appui des TCA, Gilles Duceppe a promis de continuer à défendre les intérêts des travailleurs, plus particulièrement ceux de l'industrie aérospatiale.
«Il faut qu'ils [le gouvernement fédéral] soutiennent l'aéronautique au Québec de la façon dont ils soutiennent l'auto en Ontario», a-t-il dit.
Débats
Par ailleurs, le consortium des télédiffuseurs a rejeté la demande du chef bloquiste de modifier la formule des débats de janvier afin de laisser une plus grande place à l'interaction entre les leaders.
«Nous avons reçu du public des réactions extrêmement positives et les sondages du week-end indiquent que la plupart des Canadiens ont préféré cette nouvelle formule», écrit le consortium.
Même si le premier débat en français, diffusé le 15 décembre, n'a attiré que 671 000 téléspectateurs, le consortium, composé de Radio-Canada, de TVA, de CBC, de CTV et de Global, trouve les cotes d'écoute «extrêmement encourageantes».
«Les trois autres chefs ne veulent pas débattre avec moi», a déploré M. Duceppe en point de presse, jeudi à Longueuil, sans dire qu'il a lui-même refusé des débats à deux avec Stephen Harper.
Les deux derniers débats de la campagne auront lieu à la Maison de Radio-Canada de Montréal les 9 et 10 janvier, en anglais et en français respectivement.
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