Duceppe refuse un débat avec Harper
22 décembre 2005
Canada
Neufchatel — Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, refuse net de se soumettre à un duel avec son adversaire conservateur, Stephen Harper.
De passage hier après-midi dans un comptoir alimentaire du quartier Neufchâtel, à Québec, le chef bloquiste a rejeté l'invitation lancée par M. Harper, tard mardi, de participer à un débat télévisé à deux.
«Le sens de cette élection, c'est de sanctionner les libéraux», a-t-il soutenu lors d'un point de presse, en rappelant que Stephen Harper était l'instigateur de la motion de censure qui a fait tomber le gouvernement Martin, fin novembre.
«Tout débat où M. Martin n'est pas présent, je pense que ce n'est pas très utile, a ajouté M. Duceppe. Il faut absolument que M. Martin soit présent dans un débat, que ce soit un à un ou que ce soit avec les autres chefs.»
Gilles Duceppe a plutôt demandé à M. Harper de se joindre à lui pour réclamer une révision du format des débats télévisés qui auront lieu les 9 et 10 janvier. Selon le chef du Bloc, la formule actuelle ne permet pas de réelle confrontation entre les leaders.
Le chef conservateur a fait son offre inusitée mardi soir, après que M. Martin eut refusé de participer à un débat avec M. Duceppe, comme l'avait proposé le réseau de télévision TQS.
«Si Paul Martin refuse de défendre le Canada, Stephen Harper le fera», a expliqué un stratège conservateur.
Quand on lui a demandé pourquoi il ne souhaitait pas débattre avec M. Harper alors qu'il supplie M. Martin de participer à un duel semblable, Gilles Duceppe a souligné que c'est son homologue libéral qui l'avait piqué au vif.
Vendredi, en effet, Paul Martin a affirmé qu'il était prêt à affronter M. Duceppe sur la question de la souveraineté «à tous les coins de rue, dans chaque ville et village du Québec».
En prenant part à un débat avec Stephen Harper, dont le parti ne récolte que 10 % des intentions de vote au Québec, le chef du Bloc risquerait de donner une visibilité inespérée à son opposant conservateur. M. Duceppe a toutefois nié avoir pris en compte cette considération dans sa décision.
Quoi qu'il en soit, le directeur de l'information de TQS, Bernard Brisset, a indiqué dans un entretien téléphonique qu'il préférerait diffuser un duel Duceppe-Martin.
«Pour prendre une analogie sportive, un match de hockey sans gardien de but, ça ne serait pas très enlevant», a-t-il expliqué, en précisant que Paul Martin demeurait un des «acteurs principaux» sur la scène fédérale.
M. Brisset est tout de même prêt à organiser un débat Duceppe-Harper dans le cadre du Grand journal. Mais avec le refus de Gilles Duceppe, cette avenue devra vraisemblablement être abandonnée.
Deux autres réseaux, Radio-Canada et CTV, ont proposé des débats Duceppe-Harper.
Attirés par le PQ?
Enfin, Gilles Duceppe a tenu à souligner que tous les députés bloquistes qui seront élus le 23 janvier termineront leur mandat. Mardi, la télévision de Radio-Canada présentait les témoignages de trois députés qui avouaient être attirés par le Parti québécois.
«Bien sûr qu'il y a des gens qui peuvent avoir de telles ambitions un jour, a-t-il reconnu. On lutte pour qu'il y ait un Québec souverain. Mais l'engagement est ferme: quand on va chercher un mandat, on complète ce mandat.»
Interrogé sur le passage récent de l'ex-député bloquiste Stéphane Bergeron au PQ, M. Duceppe a précisé que le mandat de ce dernier tirait à sa fin quand il a décidé de changer de parti. Hier soir, le chef du Bloc devait participer à un événement avec ses candidats de la région de Québec.
De passage hier après-midi dans un comptoir alimentaire du quartier Neufchâtel, à Québec, le chef bloquiste a rejeté l'invitation lancée par M. Harper, tard mardi, de participer à un débat télévisé à deux.
«Le sens de cette élection, c'est de sanctionner les libéraux», a-t-il soutenu lors d'un point de presse, en rappelant que Stephen Harper était l'instigateur de la motion de censure qui a fait tomber le gouvernement Martin, fin novembre.
«Tout débat où M. Martin n'est pas présent, je pense que ce n'est pas très utile, a ajouté M. Duceppe. Il faut absolument que M. Martin soit présent dans un débat, que ce soit un à un ou que ce soit avec les autres chefs.»
Gilles Duceppe a plutôt demandé à M. Harper de se joindre à lui pour réclamer une révision du format des débats télévisés qui auront lieu les 9 et 10 janvier. Selon le chef du Bloc, la formule actuelle ne permet pas de réelle confrontation entre les leaders.
Le chef conservateur a fait son offre inusitée mardi soir, après que M. Martin eut refusé de participer à un débat avec M. Duceppe, comme l'avait proposé le réseau de télévision TQS.
«Si Paul Martin refuse de défendre le Canada, Stephen Harper le fera», a expliqué un stratège conservateur.
Quand on lui a demandé pourquoi il ne souhaitait pas débattre avec M. Harper alors qu'il supplie M. Martin de participer à un duel semblable, Gilles Duceppe a souligné que c'est son homologue libéral qui l'avait piqué au vif.
Vendredi, en effet, Paul Martin a affirmé qu'il était prêt à affronter M. Duceppe sur la question de la souveraineté «à tous les coins de rue, dans chaque ville et village du Québec».
En prenant part à un débat avec Stephen Harper, dont le parti ne récolte que 10 % des intentions de vote au Québec, le chef du Bloc risquerait de donner une visibilité inespérée à son opposant conservateur. M. Duceppe a toutefois nié avoir pris en compte cette considération dans sa décision.
Quoi qu'il en soit, le directeur de l'information de TQS, Bernard Brisset, a indiqué dans un entretien téléphonique qu'il préférerait diffuser un duel Duceppe-Martin.
«Pour prendre une analogie sportive, un match de hockey sans gardien de but, ça ne serait pas très enlevant», a-t-il expliqué, en précisant que Paul Martin demeurait un des «acteurs principaux» sur la scène fédérale.
M. Brisset est tout de même prêt à organiser un débat Duceppe-Harper dans le cadre du Grand journal. Mais avec le refus de Gilles Duceppe, cette avenue devra vraisemblablement être abandonnée.
Deux autres réseaux, Radio-Canada et CTV, ont proposé des débats Duceppe-Harper.
Attirés par le PQ?
Enfin, Gilles Duceppe a tenu à souligner que tous les députés bloquistes qui seront élus le 23 janvier termineront leur mandat. Mardi, la télévision de Radio-Canada présentait les témoignages de trois députés qui avouaient être attirés par le Parti québécois.
«Bien sûr qu'il y a des gens qui peuvent avoir de telles ambitions un jour, a-t-il reconnu. On lutte pour qu'il y ait un Québec souverain. Mais l'engagement est ferme: quand on va chercher un mandat, on complète ce mandat.»
Interrogé sur le passage récent de l'ex-député bloquiste Stéphane Bergeron au PQ, M. Duceppe a précisé que le mandat de ce dernier tirait à sa fin quand il a décidé de changer de parti. Hier soir, le chef du Bloc devait participer à un événement avec ses candidats de la région de Québec.
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