Harper promet des milliards de plus aux militaires
14 décembre 2005
Canada
Photo : Agence Reuters
Le chef conservateur Stephen Harper a promis plus de cinq milliards supplémentaires pour la Défense nationale.
Le chef conservateur Stephen Harper a dévoilé hier à la base militaire de Trenton, en Ontario, le programme de son parti en matière de défense. Il a promis de dépenser, en cinq ans, 5,3 milliards de dollars de plus pour la défense que ce que le gouvernement libéral proposait dans son dernier budget.
En février, les libéraux de Paul Martin s'étaient engagés à hausser le budget de l'armée canadienne de 12,8 milliards $ en cinq ans, portant le budget total de la défense à un peu moins de 20 milliards $ par an.
«Les hommes et les femmes qui portent l'uniforme au Canada doivent avoir les outils dont ils ont besoin pour se protéger et faire leur travail», a dit M. Harper.
Selon le chef conservateur, un élément majeur du plan de défense d'un gouvernement conservateur sera l'achat d'au moins trois gros avions de transport stratégique, de nouveaux avions de transport tactique pour remplacer la flotte vieillissante d'appareils Hercules, et de nouveaux aéronefs de recherche et sauvetage. Les deux dernières mesures ont aussi été proposées par les libéraux.
Les conservateurs veulent également créer un nouveau bataillon aéroporté de 650 membres, basé à Trenton, et doubler la taille et la capacité de l'Équipe d'intervention en cas de catastrophe (DART), dont les services ont récemment été requis dans les régions du Pakistan durement touchées par un violent tremblement de terre.
M. Harper a rappelé que le Canada a dû faire appel aux appareils de transport américains pour envoyer des militaires en Afghanistan en 2002, au Québec durant la tempête de verglas en 1998 et au Manitoba au moment des inondations. Le chef conservateur a aussi déploré que le Canada ait été obligé de louer des appareils russes Antonov pour dépêcher son équipe d'intervention rapide au Sri Lanka, l'année dernière, lors du déferlement du tsunami.
Le ministre responsable de la Défense nationale, Bill Graham, reconnaît que l'intervention à la suite du tsunami a été retardée, mais ce retard n'est pas attribuable, selon lui, aux moyens de transport mais plutôt aux discussions au sein du gouvernement sur le meilleur endroit où déployer le DART et sur son emploi. «On a eu des retards, pas de doute, mais ces retards étaient causés par des discussions sur un autre plan, qui sont tout à fait justifiées, mais qui n'ont rien à voir avec l'absence de l'avion nécessaire», a fait valoir M. Graham en entrevue au Devoir.
Le chef conservateur a accusé les libéraux d'avoir négligé les forces canadiennes. Il a déclaré que le Canada, pour être un pays vraiment souverain, doit pouvoir déployer ses militaires et son équipement là où ils sont requis et quand ils sont requis.
Le premier ministre Paul Martin a réagi en déclarant que «tout ce que M. Harper est en train de faire, c'est copier ce que nous avons mis de l'avant depuis très longtemps au point de vue de nos Forces armées, sauf que nous, on l'a fait avec M. Hillier [le général Rick Hillier, chef d'état-major de la Défense] et ses collègues. La différence, c'est qu'est-ce qu'on fait avec ces militaires? Pour moi, c'est le maintien de la paix, c'est l'aide humanitaire. Pour M. Harper, c'est envoyer nos troupes en Irak, c'est appuyer les Américains dans le bouclier antimissile.»
Mais M. Harper a affirmé hier qu'un gouvernement conservateur ne se joindrait pas à la guerre dirigée par les Américains en Irak. «Notre rôle est en Afghanistan, pas en Irak», a-t-il dit.
L'élargissement du DART a obtenu l'appui du chef du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton. Celui-ci a cependant fait observer que le plan conservateur ne faisait nulle mention des besoins du personnel militaire, de leurs familles, et de la nécessité d'équipements sûrs. «Pour nous, c'est une priorité, afin que le Canada puisse poursuivre ses missions de maintien de la paix», a-t-il déclaré.
Avec Le Devoir
En février, les libéraux de Paul Martin s'étaient engagés à hausser le budget de l'armée canadienne de 12,8 milliards $ en cinq ans, portant le budget total de la défense à un peu moins de 20 milliards $ par an.
«Les hommes et les femmes qui portent l'uniforme au Canada doivent avoir les outils dont ils ont besoin pour se protéger et faire leur travail», a dit M. Harper.
Selon le chef conservateur, un élément majeur du plan de défense d'un gouvernement conservateur sera l'achat d'au moins trois gros avions de transport stratégique, de nouveaux avions de transport tactique pour remplacer la flotte vieillissante d'appareils Hercules, et de nouveaux aéronefs de recherche et sauvetage. Les deux dernières mesures ont aussi été proposées par les libéraux.
Les conservateurs veulent également créer un nouveau bataillon aéroporté de 650 membres, basé à Trenton, et doubler la taille et la capacité de l'Équipe d'intervention en cas de catastrophe (DART), dont les services ont récemment été requis dans les régions du Pakistan durement touchées par un violent tremblement de terre.
M. Harper a rappelé que le Canada a dû faire appel aux appareils de transport américains pour envoyer des militaires en Afghanistan en 2002, au Québec durant la tempête de verglas en 1998 et au Manitoba au moment des inondations. Le chef conservateur a aussi déploré que le Canada ait été obligé de louer des appareils russes Antonov pour dépêcher son équipe d'intervention rapide au Sri Lanka, l'année dernière, lors du déferlement du tsunami.
Le ministre responsable de la Défense nationale, Bill Graham, reconnaît que l'intervention à la suite du tsunami a été retardée, mais ce retard n'est pas attribuable, selon lui, aux moyens de transport mais plutôt aux discussions au sein du gouvernement sur le meilleur endroit où déployer le DART et sur son emploi. «On a eu des retards, pas de doute, mais ces retards étaient causés par des discussions sur un autre plan, qui sont tout à fait justifiées, mais qui n'ont rien à voir avec l'absence de l'avion nécessaire», a fait valoir M. Graham en entrevue au Devoir.
Le chef conservateur a accusé les libéraux d'avoir négligé les forces canadiennes. Il a déclaré que le Canada, pour être un pays vraiment souverain, doit pouvoir déployer ses militaires et son équipement là où ils sont requis et quand ils sont requis.
Le premier ministre Paul Martin a réagi en déclarant que «tout ce que M. Harper est en train de faire, c'est copier ce que nous avons mis de l'avant depuis très longtemps au point de vue de nos Forces armées, sauf que nous, on l'a fait avec M. Hillier [le général Rick Hillier, chef d'état-major de la Défense] et ses collègues. La différence, c'est qu'est-ce qu'on fait avec ces militaires? Pour moi, c'est le maintien de la paix, c'est l'aide humanitaire. Pour M. Harper, c'est envoyer nos troupes en Irak, c'est appuyer les Américains dans le bouclier antimissile.»
Mais M. Harper a affirmé hier qu'un gouvernement conservateur ne se joindrait pas à la guerre dirigée par les Américains en Irak. «Notre rôle est en Afghanistan, pas en Irak», a-t-il dit.
L'élargissement du DART a obtenu l'appui du chef du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton. Celui-ci a cependant fait observer que le plan conservateur ne faisait nulle mention des besoins du personnel militaire, de leurs familles, et de la nécessité d'équipements sûrs. «Pour nous, c'est une priorité, afin que le Canada puisse poursuivre ses missions de maintien de la paix», a-t-il déclaré.
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