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Le PLC maintient ses publicités controversées

L’un des concepteurs est un ancien vice-président de Groupaction

Clairandrée Cauchy   13 décembre 2005  Canada
Les publicités du PLC qui parodient la Ligue nationale d’improvisation sont doublement controversées. Un des concepteurs de la publicité est en effet un ancien vice-président de Groupaction, une des firmes impliquées au plus haut point dans le scandale des commandites.

En effet, TVA dévoilait hier que Marc-André Rivard, qui a contribué à la conception des publicités télévisées ayant pris l’affiche en fin de semaine, travaillait pour Groupaction, sans toutefois qu’il ait été impliqué directement dans le scandale des commandites.
En dépit des récriminations du cofondateur de la Ligue nationale d’improvisation (LNI) Yvon Leduc, le Parti libéral du Canada n’entend pas retirer ses publicités parodiant un match d’improvisation. Hier, les comédiens membres de la ligue ont commencé à se mobiliser pour décrier la publicité.
«Nos publicités sont là pour rester», a déclaré hier la porte-parole du PLC-Québec, Irène Marcheterre, refusant toutefois de préciser jusqu’à quand cette publicité devrait être diffusée, pour des raisons d’ordre «stratégique». Elle soutient que le PLC a pleinement confiance en l’agence Turbo Marketing lorsqu’elle affirme que tout a été fait «dans les règles de l’art».
Ce n’est pas l’avis d’Yvon Leduc. «Nous n’avons jamais été informés. Ils savaient bien qu’on allait dire non», souligne le cofondateur de la LNI, qui dit être un habitué des ententes de droits d’auteur dans le domaine de la télévision. Le fait que le Théâtre de la LNI ait consenti à louer ses locaux ne dispensait pas selon lui de conclure une entente plus formelle.
Il promet donc de s’engager dans une lutte qui se terminera seulement lorsque les publicités seront retirées des ondes, n’excluant pas d’éventuels recours juridiques. Faute de moyens financiers pour embaucher des avocats, M. Leduc mise cependant pour l’instant sur la mobilisation des artistes, jonglant même avec la possibilité d’une intervention lors du Gala des masques en fin de semaine prochaine. «Si j’étais les autorités du Parti libéral, je ne serais pas heureux de me mettre tous les artistes du Québec à dos», fait valoir M. Leduc, visiblement dépassé par la tourmente médiatique dans laquelle il est plongé.
Le comédien François-Étienne Paré s’employait hier à contacter ses 30 collègues improvisateurs ainsi que d’ancien membres de la ligue pour préparer une sortie médiatique plus tard cette semaine. «Nous sommes déçus de l’utilisation faite du concept. Nous sommes fiers de faire partie de la LNI, et le concept a été bafoué», affirme le comédien, interrompu en pleine rédaction d’un communiqué de presse.
Le chef du Bloc québécois a réitéré hier son appui à la demande de la LNI au Parti libéral pour que lesdites publicités soient retirées. «C’est faire fi de la propriété intellectuelle», a déclaré Gilles Duceppe, de passage à Vaudreuil-Dorion, à l’Ouest de Montréal.
«Les libéraux se doivent de respecter les auteurs, les créateurs, les artistes, et je comprends bien que M. Leduc soit outré et demande le retrait des publicités», a poursuivi M. Duceppe.
 
 
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  • Guimont Rodrigue - Inscrit
    13 décembre 2005 08 h 39
    La campagne libérale vue de St-Profond-des-Hauteurs
    Les bourdes et les bêtises s'accumulent au Parti Libéral du Canada. Après la sortie épidermique de Pierre Pettigrew sur les premiers ministres «losers» du Québec profond, l'incongru et mal venu «naziste» de Jean Lapierre, la susceptibilité de Liza Frulla sur sa recette de sauce à spaghetti (j'espère néanmoins que les fautes d'orthographe dans sa nouvelle version ont été corrigées), le malencontreux commentaire d'Hélène Sherrer relatif à la pauvreté du Québec et sa survie grâce à Ottawa, voilà que la publicité de Turbo Marketing enfonce le PLC dans une position de plagiat envers la Ligue Nationale d'Improvisation. Cette campagne si elle est maintenue projettera encore plus le cynisme du Parti Libéral.

    Après seulement deux semaines de campagne électorale, le Parti Libéral du Canada aurait intérêt à revoir sa «politique charme». Il devrait également s'interroger sur sa stratégie de l'affrontement quitte à changer radicalement de tactique. Avec moins de 32% de l'intention de votes, ce n'est pas en lançant dans l'arène politique des hyperémotifs incontrôlables que Paul Martin réussira à aller chercher le vote québécois.
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  • FARID KODSI - Inscrit
    14 décembre 2005 15 h 13
    L'éternel négativisme péquiste
    Ils ne changeront jamais ces éternels négativistes péquistes qui se gargarisent des mêmes mots surannés et des mêmes expressions toutes faites depuis leurs ancêtres séparatistes des années 60. Ils n'ont rien de nouveau et de positif à offrir si ce n'est leur souveraineté, leur référendum et leur négatvisme absolu, la même vieille réplique des vieux baby boomers qui prennent de l'âge fort heureusement pour disparaître d'ici peu au grand soulagement de la nouvelle génération multie.
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