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Intégration des immigrants et des réfugiés - Le Bloc veut plus d'argent pour le Québec

Kathleen Lévesque   6 décembre 2005  Canada
Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, en compagnie de certains des candidats issus de l’immigration, dont May Chiu qui aurait été menacée de congédiement par son employeur en raison précisément du fait qu’elle défend les couleurs du Blo
Photo : Jacques Nadeau
Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, en compagnie de certains des candidats issus de l’immigration, dont May Chiu qui aurait été menacée de congédiement par son employeur en raison précisément du fait qu’elle défend les couleurs du Blo
Le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe a été incapable hier de justifier sa proposition d'obtenir pour le Québec un transfert fédéral supplémentaire de 100 millions de dollars afin d'accueillir et d'intégrer davantage de réfugiés et d'immigrants.

M. Duceppe a tout au plus évoqué un soutien particulier pour les réfugiés qui ne sont pas couverts par l'entente Canada-Québec sur l'immigration. Or, le nombre de demandeurs d'asile a chuté de 70 % depuis deux ans.

«Si on veut s'attaquer au déclin démographique, il faudra avoir les moyens et permettre d'accélérer le jugement de personnes qui sont en attente que leur cas soit réglé. Ces gens ont le droit d'avoir des services sociaux», s'est borné à dire M. Duceppe qui a tenté de passer la balle à la députée Meili Faille, critique en matière d'immigration. Mais, de ce côté aussi, aucune explication n'a été apportée.

La proposition bloquiste se retrouve dans la plate-forme ethnoculturelle dévoilée par M. Duceppe en présence des huit candidats issus de l'immigration qui brigueront les suffrages sous la bannière du Bloc québécois. Une enveloppe de 100 millions représenterait une hausse de 55,5 % de l'enveloppe (180 millions) que reçoit cette année le Québec pour «assurer dans la province une intégration des immigrants respectueuse du caractère distinct de la société québécoise». Cette entente, unique au pays, fait l'envie des autres provinces puisqu'elle accorde un certain contrôle sans qu'il y ait aucune reddition de comptes.

Stephan Reichhold, porte-parole de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes, a expliqué avoir mentionné, dès l'élection de 2004, que cette proposition ne tenait pas la route. «C'est une demande incohérente qui ne tient pas compte de l'entente Canada-Québec. Cela discrédite le Bloc dans ce dossier», a commenté au Devoir M. Reichhold.

Par ailleurs, Gilles Duceppe s'est défendu de présenter des candidats issus de l'immigration dans des circonscriptions difficiles à ravir aux libéraux. «Certains m'apportaient ce raisonnement dans Saint-Lambert et Vaudreuil. Et on a vu qu'on a changé les choses», a-t-il souligné.

C'est lors de cette conférence de presse que Gilles Duceppe a appris que la candidate d'origine chinoise May Chiu était menacée de congédiement à cause de ses idées politiques. Mme Chiu fait la lutte à Paul Martin dans la circonscription de LaSalle-Émard. «C'est indigne de procéder ainsi. Il faut respecter les gens quelle que soit leur opinion politique», a affirmé M. Duceppe.

May Chiu est directrice générale du Service à la famille chinoise du Grand Montréal, un organisme qui est subventionné à 80 % par le gouvernement du Québec. Dès que sa candidature a été connue la semaine dernière, le conseil d'administration a convoqué une réunion et a demandé la démission de Mme Chiu. «Des membres du conseil d'administration ont une pensée féodale. Je crois que c'est parce que je lutte pour avoir un espace dans la communauté pour discuter de la souveraineté. Il y a aussi le fait que je suis une femme. [...] Leur réaction est liée au fait que je représente un parti souverainiste», a expliqué May Chiu qui n'entend toutefois pas céder aux pressions. Avocate de formation, Mme Chiu a rappelé qu'il était illégal de congédier quelqu'un pour ses idées politiques.






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  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mardi 6 décembre 2005 15h27
    Les enfants de la loi 101
    « Que de chemin parcouru.

    Ils sont mantenant adultes et veulent jouer un rôle crucial dans l`avenir de notre peuple. Je dirais soyez les bienvenus et participez d`emblée dans la campagne électorale fédérale.

    Votre engagement politique, sociale et économique font de vous des citoyens à part entière de ce Québec, pays en devenir.

    L`avenir vous appartient. Et merci de mettre la main à la cause noble du Bloc québécois. »

  • FARID KODSI
    Inscrit
    mardi 6 décembre 2005 22h55
    Et que faire des prisonniers politiques et des terroristes?
    « Et pourquoi pas, tant qu'à faire, accueillir les prisonniers politiques et les terroristes, le Bloc sera encore plus populaire non seulement au niveau national mais aussi à l'échelle internationale.

    Une telle attitude dénote une fois de plus l'incompétence crasse de Duceppe en politique. À force de se montrer ouvert à tout, il finit par tomber dans le laisser-aller de l'incertitude et l'amateurisme des politiciens qui n'ont jamais gouverné tout comme dans le cas de l'équipe de hockey Québec.

    Il y a tout de même une limite à la tolérance aveugle et à l'acceptation du risque et du danger. Duceppe, un autre flou et mou de la trempe à Boisclair. Deux chefs cravatés sans preuves du pouvoir, ils parlent tous les deux à tort et à travers et courent après les votes sans se soucier de la sécurité et de la sûreté des citoyens. Ils n'inspirent donc aucune confiance à l'électorat canadien et québécois. Cela prend plus que des mots vides de sens pour gouverner une province ou un pays. »

  • FARID KODSI
    Inscrit
    mercredi 7 décembre 2005 09h55
    Avec les jobs les moins rémunérés de la province
    « C'est peut-être pour ça que vous les remercier car ils n'ont jamais eu accès à des postes de commande au sein des administrations provinciales et municipales. Le Québec est la province la moins avancée au Canada dans ce domaine. Il suffit de regarder les animateurs et animatrices de Radio-Canada par rapport à CBC...TOUTE UNE DIFFÉRENCE! Le Québec a bien du chemin à faire. Encore des paroles et des paroles pour amadouer les nouveaux arrivants pour qu'ils votent pour la souveraineté mais il faut se méfier de l'après souveraineté...ce ne sera pas drôle pour les immigrants. »

  • Ivan Koepjen
    Inscrit
    mercredi 7 décembre 2005 12h46
    Rétablir l'équité : dénoncer l'hypocrisie et l'injustice qui frappent les souverainistes Non-Francophones
    « Quand un Non-Francophone exprime son allégeance fédéraliste sur son lieu de travail, on le félicite et on lui dit qu'il a bien appris sa leçon. C'est une hypocrisie typique des Fédéralistes francophones.

    Lorsqu'un Non-Francophone évoque son allégeance souverainiste dans son milieu professionnel, alors là on dit qu'il s'agit d'un traître, ou bien qu'il a été manipulé par les "séparatistes". Quel mépris !

    Cela équivaut à penser qu'il (ou elle) est tout simplement un vulgaire "objet", qu'il (ou elle) n'est pas capable de penser par lui-même et que ses opinions valent moins que celles d'un fédéraliste !

    C'est une forme de racisme de la part des fédéralistes à l'égard de ces personnes, et c'est ce qui est arrivé à May CHIU, la candidate du Bloc, d'origine chinoise.

    Ce qui lui est arrivé, ce racisme fédéraliste qu'elle a subi, est scandaleux, mais cela révèle le mode de pensée d'une certaine élite fédéraliste en plein déclin.

    Non seulement le Non-Francophone favorable à la souveraineté est méprisé par les fédéralistes francophones, mais de surcroit on lui fait du harcèlement moral à son travail alors qu'un fédéraliste ne serait pas inquiété !

    Ces inégalités sont inacceptables.

    Je vais m'employer, avec d'autres citoyens, à continuer de les dénoncer. Et j'invite tous les lecteurs respectueux des Droits de l'Homme à faire de même.

    Il faut rétablir l'équité !

    Mme MAY CHIU, cette Québécoise d'origine chinoise, est menacée par son employeur simplement parce qu'elle est favorable à la souveraineté : il s'agit d'une violation de la Charte des Nations-Unies (droits de la personne), ni plus ni moins.

    La réputation du Canada et du gouvernement fédéraliste québécois (qui n'est pas aussi bonne à l'étranger que certains veulent le faire croire) ne va sortir grandie par cette affaire sur la scène internationale.

    Mon travail me conduit au moins 6 fois par an à collaborer avec des organismes de l'ONU et donc à me rendre aussi bien à New York qu'à Genève (sièges de nombreux organismes onusiens) : croyez-moi je ne manquerai pas de rapporter ces faits dans ces tribunes internationales.

    L'équité, c'est appliquer aux uns le
    principe que l'on applique aux autres dans le cadre de la loi et de la démocratie.

    Concrètement, si May CHIU est contrainte à démissioner par son employeur (financé à 80% par le Gouvernement fédéraliste du Québec) en raison de ses opinions politiques souverainistes, alors le même principe doit s'appliquer à des gens comme Farid KODSI, par exemple, ce fédéraliste fonctionnaire d'un Ministère canadien à Ottawa.

    Si May CHIU doit démissionner, alors Farid KODSI doit aussi démissionner de son poste de fonctionnaire à Ottawa !

    Je rappelle que Farid KODSI exprime ouvertement ses opinions sur toutes les tribunes (ce qui est droit, mais c'est aussi celui de Mme CHIU alors).

    Sur son lieu de travail, chacun connait ses opinions politiques, y compris sa hiérarchie, car il y a aussi parmi eux quelques lecteurs du Devoir...

    Bizarrement, le Ministère canadien dans lequel il travaille n'a pas demandé la démission de Monsieur KODSI.

    En effet, à Ottawa on pense que l'opinion d'un fédéraliste compte pour de l'or, et ne mérite pas la démission, tandis que l'opinion d'un souverainsite ne vaut rien et nécessite la démission.

    En gros, être souverainiste c'est un peu comme être un délinquant : vous méritez d'être viré de votre emploi si vous êtes pour la souveraineté !

    C'est le message des fédéralistes.

    Vous les derniers fédéralistes francophones, allez-vous continuer longtemps à vous regarder dans la glace tranquillement, sans vous poser aucune question sur vos allégeances et sur les dérives du fédéralisme ?

    Ivan KOEPJEN
    Anglo-Québécois plutôt fédéraliste MAIS respectueux des Québécois indépendantistes (qui sont des démocrates, ils sont pacifiques), au même titre que je respecte les fédéralistes "ouverts et tolérants" de mon camp. »

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