Liza Frulla représente le parti des commandites, dit Gilles Duceppe
3 décembre 2005
Canada
Photo : Jacques Nadeau
Le chef bloquiste est allé saluer les clients de la célèbre taverne Magnan, à Pointe-Saint-Charles, dans la circonscription de la libérale Liza Frulla, qu’il a associée au scandale des commandites.
Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a fait campagne dans la circonscription de Jeanne-Le Ber, hier, rappelant que la ministre Liza Frulla y a été élue comme représentante du Parti libéral du Canada, le parti qui a reçu de l'argent sale des commandites.
M. Duceppe n'a jamais dit que Mme Frulla avait touché à cet argent personnellement, mais que l'argent qui provenait du programme des commandites «a aidé le Parti libéral» à faire campagne en 1997, en 2000, en 2002 (lors de l'élection complémentaire à laquelle elle se présentait) et en 2004, puisque le PLC n'avait pas encore remboursé les dons reçus, à cette date.
«Ce sont des libéraux et ils doivent assumer cette responsabilité et le passé qui est le passé du Parti libéral, et le présent aussi, parce que ça continue, le copinage, le camouflage et le patronage. Ça fait partie de leur culture, c'est ancré profondément», a dit M. Duceppe devant des partisans.
L'ancien chef de cabinet de la ministre Frulla (décembre 2004 à août 2005), John Welch, alors organisateur libéral, avait été embauché par Groupaction, a rappelé M. Duceppe, même si, selon le rapport Gomery, l'agence n'avait pas vraiment besoin de ses services.
«Les Québécois sont indignés de la façon dont les fonds publics ont été utilisés avec le scandale des commandites et la contribution de certaines compagnies ou individus au Parti libéral du Canada; je pense, par exemple, à Jacques Corriveau, Claude Boulay, Paul Coffin. On a vu que ce monde-là ont tous [sic] contribué à la campagne de Liza Frulla en 2002. C'est à ça qu'il faut mettre fin, à ce copinage», a déclaré M. Duceppe.
En entrevue après avoir pris connaissance des déclarations de M. Duceppe, Mme Frulla était outrée, qualifiant d'«amorales» ses affirmations.
En 2002, lorsqu'elle s'est présentée lors d'une élection complémentaire, «rien n'avait éclaté», a-t-elle rappelé, faisant référence au scandale des commandites.
«On ne peut empêcher les gens de dire qu'ils vont envoyer un chèque. On ne peut empêcher aucune donation, a-t-elle répliqué. Moi, je suis arrivée après.»
Elle crie à «un acte délibéré [de la part de M. Duceppe] pour semer un doute sur [sa] réputation». Elle dit en avoir parlé à ses avocats.
Mme Frulla avait remporté de justesse la circonscription montréalaise de Jeanne-Le Ber en 2004, par 72 voix. Il y avait même eu dépouillement judiciaire («recomptage») pour confirmer sa victoire sur Thierry St-Cyr, celui qui l'affronte encore cette année.
Le jeune ingénieur de 28 ans se dit d'attaque et affirme que Mme Frulla a négligé la circonscription du sud-ouest montréalais. Ces électeurs «ont une ministre mais pas de député», a-t-il dit.
Fort de 54 des 75 circonscriptions du Québec, lors des dernières élections fédérales, le Bloc québécois s'attaque à des comtés libéraux qu'il juge «prenables», comme celui de Jeanne-Le Ber.
M. Duceppe n'a jamais dit que Mme Frulla avait touché à cet argent personnellement, mais que l'argent qui provenait du programme des commandites «a aidé le Parti libéral» à faire campagne en 1997, en 2000, en 2002 (lors de l'élection complémentaire à laquelle elle se présentait) et en 2004, puisque le PLC n'avait pas encore remboursé les dons reçus, à cette date.
«Ce sont des libéraux et ils doivent assumer cette responsabilité et le passé qui est le passé du Parti libéral, et le présent aussi, parce que ça continue, le copinage, le camouflage et le patronage. Ça fait partie de leur culture, c'est ancré profondément», a dit M. Duceppe devant des partisans.
L'ancien chef de cabinet de la ministre Frulla (décembre 2004 à août 2005), John Welch, alors organisateur libéral, avait été embauché par Groupaction, a rappelé M. Duceppe, même si, selon le rapport Gomery, l'agence n'avait pas vraiment besoin de ses services.
«Les Québécois sont indignés de la façon dont les fonds publics ont été utilisés avec le scandale des commandites et la contribution de certaines compagnies ou individus au Parti libéral du Canada; je pense, par exemple, à Jacques Corriveau, Claude Boulay, Paul Coffin. On a vu que ce monde-là ont tous [sic] contribué à la campagne de Liza Frulla en 2002. C'est à ça qu'il faut mettre fin, à ce copinage», a déclaré M. Duceppe.
En entrevue après avoir pris connaissance des déclarations de M. Duceppe, Mme Frulla était outrée, qualifiant d'«amorales» ses affirmations.
En 2002, lorsqu'elle s'est présentée lors d'une élection complémentaire, «rien n'avait éclaté», a-t-elle rappelé, faisant référence au scandale des commandites.
«On ne peut empêcher les gens de dire qu'ils vont envoyer un chèque. On ne peut empêcher aucune donation, a-t-elle répliqué. Moi, je suis arrivée après.»
Elle crie à «un acte délibéré [de la part de M. Duceppe] pour semer un doute sur [sa] réputation». Elle dit en avoir parlé à ses avocats.
Mme Frulla avait remporté de justesse la circonscription montréalaise de Jeanne-Le Ber en 2004, par 72 voix. Il y avait même eu dépouillement judiciaire («recomptage») pour confirmer sa victoire sur Thierry St-Cyr, celui qui l'affronte encore cette année.
Le jeune ingénieur de 28 ans se dit d'attaque et affirme que Mme Frulla a négligé la circonscription du sud-ouest montréalais. Ces électeurs «ont une ministre mais pas de député», a-t-il dit.
Fort de 54 des 75 circonscriptions du Québec, lors des dernières élections fédérales, le Bloc québécois s'attaque à des comtés libéraux qu'il juge «prenables», comme celui de Jeanne-Le Ber.
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