Élections fédérales - Paul Martin et Jack Layton ont commencé à faire campagne à Vancouver hier
28 novembre 2005
Canada
Photo : Agence Reuters
Le premier ministre Paul Martin a passé la fin de semaine dans les environs de Vancouver. Il a assisté au match de la coupe Grey en compagnie de la gouverneure générale Michaëlle Jean.
Vancouver — Le renversement imminent du gouvernement libéral, aujourd'hui, infligera aux Canadiens une campagne électorale en pleine période des Fêtes — pour une deuxième fois seulement dans l'histoire du pays.
Une motion de censure conjointe du Parti conservateur, du Bloc québécois et du Nouveau Parti démocratique doit faire tomber le gouvernement libéral minoritaire du premier ministre Paul Martin ce soir, après 17 mois d'un mandat tumultueux.
M. Martin devrait alors demander à la gouverneure générale Michaëlle Jean de dissoudre le Parlement demain matin, après avoir fixé la date du scrutin dans la deuxième moitié du mois de janvier.
Les thèmes de la campagne ont déjà été choisis et répétés au cours de ce qui avait tout l'air d'un début de campagne pour au moins deux leaders fédéraux, en Colombie-Britannique, hier: le premier ministre libéral sortant Paul Martin et le chef du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton.
La corruption constituera le coeur de la campagne des leaders de l'opposition. «La culture libérale du "tout m'est dû" s'est développée pendant 12 ans, a affirmé le chef du NPD à Vancouver, en citant les conclusions du rapport de la commission Gomery sur le scandale des commandites. Les gens méritent mieux que de voir l'argent de leurs impôts finir dans les poches de libéraux bien placés.»
M. Martin a lui aussi passé la fin de semaine dans les environs de Vancouver. Il a assisté au match de la coupe Grey, où il a d'ailleurs eu droit à des huées de la part de certains des 60 000 spectateurs lorsqu'il a été présenté à la foule. Lui aussi a commencé à roder son discours de campagne, affirmant qu'il était fier de la détermination de son parti à affronter ses problèmes et à les résoudre. «Quand il y a un problème, le Parti libéral l'affronte de manière ouverte, transparente et concluante», a-t-il affirmé devant un auditoire partisan, samedi.
Il s'est ensuite attardé au leader conservateur Stephen Harper, lui reprochant «son incapacité à parler en faveur du Canada au Québec», envoyant ainsi le signal que l'unité nationale sera un des piliers de la campagne électorale libérale. M. Harper, qui est resté à proximité d'Ottawa, ce week-end, devrait attaquer les libéraux sur la question de la corruption, tout en proposant plusieurs nouvelles politiques destinées à apaiser les doutes des électeurs au sujet des qualifications d'un gouvernement conservateur.
Une motion de censure conjointe du Parti conservateur, du Bloc québécois et du Nouveau Parti démocratique doit faire tomber le gouvernement libéral minoritaire du premier ministre Paul Martin ce soir, après 17 mois d'un mandat tumultueux.
M. Martin devrait alors demander à la gouverneure générale Michaëlle Jean de dissoudre le Parlement demain matin, après avoir fixé la date du scrutin dans la deuxième moitié du mois de janvier.
Les thèmes de la campagne ont déjà été choisis et répétés au cours de ce qui avait tout l'air d'un début de campagne pour au moins deux leaders fédéraux, en Colombie-Britannique, hier: le premier ministre libéral sortant Paul Martin et le chef du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton.
La corruption constituera le coeur de la campagne des leaders de l'opposition. «La culture libérale du "tout m'est dû" s'est développée pendant 12 ans, a affirmé le chef du NPD à Vancouver, en citant les conclusions du rapport de la commission Gomery sur le scandale des commandites. Les gens méritent mieux que de voir l'argent de leurs impôts finir dans les poches de libéraux bien placés.»
M. Martin a lui aussi passé la fin de semaine dans les environs de Vancouver. Il a assisté au match de la coupe Grey, où il a d'ailleurs eu droit à des huées de la part de certains des 60 000 spectateurs lorsqu'il a été présenté à la foule. Lui aussi a commencé à roder son discours de campagne, affirmant qu'il était fier de la détermination de son parti à affronter ses problèmes et à les résoudre. «Quand il y a un problème, le Parti libéral l'affronte de manière ouverte, transparente et concluante», a-t-il affirmé devant un auditoire partisan, samedi.
Il s'est ensuite attardé au leader conservateur Stephen Harper, lui reprochant «son incapacité à parler en faveur du Canada au Québec», envoyant ainsi le signal que l'unité nationale sera un des piliers de la campagne électorale libérale. M. Harper, qui est resté à proximité d'Ottawa, ce week-end, devrait attaquer les libéraux sur la question de la corruption, tout en proposant plusieurs nouvelles politiques destinées à apaiser les doutes des électeurs au sujet des qualifications d'un gouvernement conservateur.
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