Les «losers» du Parti québécois - Pettigrew s'excuse
19 novembre 2005
Canada
Photo : Agence Reuters
Le ministre Pierre Pettigrew a finalement présenté ses excuses, les propos qu’il a tenus à l’endroit des anciens chefs du Parti québécois et d’André Boisclair ayant indisposé même des députés de sa propre formation politique, Jean Lapierr
Ottawa — Voulant calmer la tempête suscitée par ses propos enflammés sur les chefs «losers» du Parti québécois, le ministre Pierre Pettigrew a officiellement présenté des excuses hier.
«J'ai le plus haut respect pour chacun des anciens premiers ministres du Québec, même ceux qui ont été rejetés par les péquistes et celui qu'ils ont hué l'autre soir», a-t-il déclaré à la Chambre des communes, après la période de questions.
«La vie politique est si exigeante que tout individu qui s'y consacre mérite notre admiration et, si j'ai blessé l'un ou l'autre d'entre eux, j'en suis navré», a poursuivi M. Pettigrew.
Mercredi, lors de commentaires en réaction à l'élection d'André Boisclair à la tête du PQ, le ministre fédéral des Affaires étrangères avait fait une sortie virulente. «Je regardais ça [mardi soir]: c'était une soirée-hommage à des "losers", un "loser" après l'autre [les anciens chefs du PQ], avait-il entre autres soutenu. Et c'était le soir d'une élection du prochain "loser", parce que regardez ce que les purs et durs vont faire avec lui [M. Boisclair].»
Les propos avaient soulevé l'indignation des souverainistes, qui les ont qualifiés de «méprisants» ou «d'irrespectueux» à l'endroit du Québec. L'ancien premier ministre du Québec, Bernard Landry, est allé jusqu'à demander la démission du ministre Pettigrew.
Avant de s'excuser, l'auteur des commentaires controversés avait tenté de calmer le jeu, jeudi, en affirmant avoir été mal compris, disant qu'il voulait illustrer le sort que réservent traditionnellement les militants péquistes à leurs chefs. C'est ce qu'il a précisé une fois de plus hier.
«Je parlais des discours perdants des péquistes, de leurs discours, lorsque je commentais l'hommage [...] l'autre soir. Je ne pense certainement pas que les individus qui ont occupé la fonction sont des "losers"», a fait valoir le ministre Pettigrew.
Pour Monique Guay, leader parlementaire adjointe du Bloc québécois, c'était la moindre des choses que le ministre Pettigrew présente des excuses.
«Il a fait la chose qu'il devait faire», a souligné Mme Guay, qui ne s'est pas empêchée de noter que la sortie de M. Pettigrew, qui aura fort à faire pour ne pas se faire ravir son siège par le Bloc, est un signe de nervosité à l'approche de la campagne électorale.
«J'ai le plus haut respect pour chacun des anciens premiers ministres du Québec, même ceux qui ont été rejetés par les péquistes et celui qu'ils ont hué l'autre soir», a-t-il déclaré à la Chambre des communes, après la période de questions.
«La vie politique est si exigeante que tout individu qui s'y consacre mérite notre admiration et, si j'ai blessé l'un ou l'autre d'entre eux, j'en suis navré», a poursuivi M. Pettigrew.
Mercredi, lors de commentaires en réaction à l'élection d'André Boisclair à la tête du PQ, le ministre fédéral des Affaires étrangères avait fait une sortie virulente. «Je regardais ça [mardi soir]: c'était une soirée-hommage à des "losers", un "loser" après l'autre [les anciens chefs du PQ], avait-il entre autres soutenu. Et c'était le soir d'une élection du prochain "loser", parce que regardez ce que les purs et durs vont faire avec lui [M. Boisclair].»
Les propos avaient soulevé l'indignation des souverainistes, qui les ont qualifiés de «méprisants» ou «d'irrespectueux» à l'endroit du Québec. L'ancien premier ministre du Québec, Bernard Landry, est allé jusqu'à demander la démission du ministre Pettigrew.
Avant de s'excuser, l'auteur des commentaires controversés avait tenté de calmer le jeu, jeudi, en affirmant avoir été mal compris, disant qu'il voulait illustrer le sort que réservent traditionnellement les militants péquistes à leurs chefs. C'est ce qu'il a précisé une fois de plus hier.
«Je parlais des discours perdants des péquistes, de leurs discours, lorsque je commentais l'hommage [...] l'autre soir. Je ne pense certainement pas que les individus qui ont occupé la fonction sont des "losers"», a fait valoir le ministre Pettigrew.
Pour Monique Guay, leader parlementaire adjointe du Bloc québécois, c'était la moindre des choses que le ministre Pettigrew présente des excuses.
«Il a fait la chose qu'il devait faire», a souligné Mme Guay, qui ne s'est pas empêchée de noter que la sortie de M. Pettigrew, qui aura fort à faire pour ne pas se faire ravir son siège par le Bloc, est un signe de nervosité à l'approche de la campagne électorale.
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