Québec recevra 1,125 milliard en cinq ans - Charest et Martin signent l'entente sur les garderies
29 octobre 2005
Canada
Photo : Jacques Nadeau
Jean Charest et Paul Martin étaient accompagnés de six ministres pour annoncer la conclusion d’une entente sur les garderies.
Pas moins de six ministres et premiers ministres se sont déplacés à Montréal hier pour annoncer la tant attendue entente Québec-Ottawa sur les garderies.
Les premiers ministres Paul Martin et Jean Charest ont confirmé que le gouvernement du Québec recevra 1,125 milliard de dollars sur cinq ans dans le cadre de cette entente.
Cette entente Québec-Ottawa fait suite à l'engagement pris dans le budget fédéral de février 2005 voulant qu'un programme national de garderies de cinq milliards de dollars soit institué. Ottawa doit, dans ce contexte, négocier une entente avec chaque province.
Québec a déjà fait savoir, dans le passé, qu'il jugeait qu'il injectait suffisamment d'argent dans son programme de services de garde à 7 $.
Ni M. Charest ni M. Martin n'ont dit clairement que Québec pourrait dépenser sa part à sa guise ou pourrait la dépenser pour d'autres mesures de soutien aux familles. Même si la question a été répétée à maintes reprises, M. Charest a plutôt expliqué que le gouvernement du Québec rendait déjà des comptes à sa population par un budget et en publiant les crédits des ministères, et que l'on y constaterait l'ampleur des transferts fédéraux.
Les deux premiers ministres ont toutefois insisté sur le fait que le transfert d'argent fédéral dans le cadre de l'entente se ferait dans le respect des compétences provinciales. «Vous aviez pris cet engagement en réitérant votre intention de respecter nos compétences et vous l'avez fait», a souligné le premier ministre Charest en s'adressant au premier ministre Martin.
M. Charest a d'ailleurs qualifié les garderies québécoises de «probablement les meilleurs services de garde au monde, pas juste au Canada».
Fait à noter, c'est un gouvernement péquiste qui avait mis sur pied le réseau des centres de la petite enfance.
«Il est reconnu que le système québécois mise sur des principes de qualité, d'inclusion universelle, d'accessibilité, de développement, qui sont les objectifs que nous poursuivons», a relevé le premier ministre Martin, notant que le Québec était le chef de file en la matière au pays.
«Vous avez là un exemple de ce que permet le fédéralisme canadien», a commenté le premier ministre Charest, aux côtés des ministres Lucienne Robillard, Ken Dryden, Benoît Pelletier et Carole Théberge.
La bonne nouvelle arrive à point pour le gouvernement fédéral, à quelques jours de la publication du rapport de la commission Gomery et de l'anniversaire du référendum sur la souveraineté de 1995 et du grand rassemblement fédéraliste controversé qui l'avait précédé.
Il y a présentement 196 000 places dans les services de garde au Québec. L'objectif de 200 000 places sera atteint en mars prochain, a fait savoir la ministre responsable du dossier, Carole Théberge.
D'autres accords de principe ont été signés par le fédéral avec le Manitoba, l'Alberta, la Colombie-Britannique, la Saskatchewan, l'Ontario, Terre-Neuve-et-Labrador et la Nouvelle-Écosse.
Réactions
À la CSN, qui représente des milliers de travailleuses dans les garderies, on demande que l'argent fédéral serve «à financer les services de garde et les services à la famille», ce qui ne semble pas vraiment assuré.
La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, trouve ironique que les fonds fédéraux soient versés au moment où Québec s'apprête à réformer les structures des services de garde en milieu familial, justement pour économiser.
«Ça devrait être aujourd'hui une journée pour fêter», a pour sa part commenté Jean Robitaille, directeur général de l'Association québécoise des centres de la petite enfance. Mais il doute que l'argent fédéral soit même attribué à des mesures destinées aux familles en général.
Comme Mme Carbonneau, M. Robitaille accuse le gouvernement Charest de «démembrer» le réseau des centres de la petite enfance avec sa nouvelle réforme des structures et le manque à gagner de 41 millions qui entraînera des suppressions de postes.
Les premiers ministres Paul Martin et Jean Charest ont confirmé que le gouvernement du Québec recevra 1,125 milliard de dollars sur cinq ans dans le cadre de cette entente.
Cette entente Québec-Ottawa fait suite à l'engagement pris dans le budget fédéral de février 2005 voulant qu'un programme national de garderies de cinq milliards de dollars soit institué. Ottawa doit, dans ce contexte, négocier une entente avec chaque province.
Québec a déjà fait savoir, dans le passé, qu'il jugeait qu'il injectait suffisamment d'argent dans son programme de services de garde à 7 $.
Ni M. Charest ni M. Martin n'ont dit clairement que Québec pourrait dépenser sa part à sa guise ou pourrait la dépenser pour d'autres mesures de soutien aux familles. Même si la question a été répétée à maintes reprises, M. Charest a plutôt expliqué que le gouvernement du Québec rendait déjà des comptes à sa population par un budget et en publiant les crédits des ministères, et que l'on y constaterait l'ampleur des transferts fédéraux.
Les deux premiers ministres ont toutefois insisté sur le fait que le transfert d'argent fédéral dans le cadre de l'entente se ferait dans le respect des compétences provinciales. «Vous aviez pris cet engagement en réitérant votre intention de respecter nos compétences et vous l'avez fait», a souligné le premier ministre Charest en s'adressant au premier ministre Martin.
M. Charest a d'ailleurs qualifié les garderies québécoises de «probablement les meilleurs services de garde au monde, pas juste au Canada».
Fait à noter, c'est un gouvernement péquiste qui avait mis sur pied le réseau des centres de la petite enfance.
«Il est reconnu que le système québécois mise sur des principes de qualité, d'inclusion universelle, d'accessibilité, de développement, qui sont les objectifs que nous poursuivons», a relevé le premier ministre Martin, notant que le Québec était le chef de file en la matière au pays.
«Vous avez là un exemple de ce que permet le fédéralisme canadien», a commenté le premier ministre Charest, aux côtés des ministres Lucienne Robillard, Ken Dryden, Benoît Pelletier et Carole Théberge.
La bonne nouvelle arrive à point pour le gouvernement fédéral, à quelques jours de la publication du rapport de la commission Gomery et de l'anniversaire du référendum sur la souveraineté de 1995 et du grand rassemblement fédéraliste controversé qui l'avait précédé.
Il y a présentement 196 000 places dans les services de garde au Québec. L'objectif de 200 000 places sera atteint en mars prochain, a fait savoir la ministre responsable du dossier, Carole Théberge.
D'autres accords de principe ont été signés par le fédéral avec le Manitoba, l'Alberta, la Colombie-Britannique, la Saskatchewan, l'Ontario, Terre-Neuve-et-Labrador et la Nouvelle-Écosse.
Réactions
À la CSN, qui représente des milliers de travailleuses dans les garderies, on demande que l'argent fédéral serve «à financer les services de garde et les services à la famille», ce qui ne semble pas vraiment assuré.
La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, trouve ironique que les fonds fédéraux soient versés au moment où Québec s'apprête à réformer les structures des services de garde en milieu familial, justement pour économiser.
«Ça devrait être aujourd'hui une journée pour fêter», a pour sa part commenté Jean Robitaille, directeur général de l'Association québécoise des centres de la petite enfance. Mais il doute que l'argent fédéral soit même attribué à des mesures destinées aux familles en général.
Comme Mme Carbonneau, M. Robitaille accuse le gouvernement Charest de «démembrer» le réseau des centres de la petite enfance avec sa nouvelle réforme des structures et le manque à gagner de 41 millions qui entraînera des suppressions de postes.
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