samedi 11 février 2012 Dernière mise à jour 12h43
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Scandale des commandites - La Cour d'appel réévaluera la sentence de Paul Coffin

22 octobre 2005  Canada
Le publicitaire Paul Coffin n'en a pas fini avec la justice. La Cour d'appel a accepté hier d'examiner, le printemps prochain, si la sentence qui lui a été imposée le 15 septembre, relativement à des fraudes totalisant 1,5 million de dollars dans le cadre du programme fédéral des commandites, est suffisamment sévère.

En outre, comme le lui demandait la Couronne, la Cour a suspendu l'exécution de la sentence en question, de sorte que M. Coffin n'est plus tenu pour le moment de respecter le couvre-feu qui lui avait été imposé par le juge Jean-Guy Boilard, de la Cour supérieure, ni de donner des conférences à des groupes d'universitaires dans le but de les dissuader de recourir à la fraude, même si les circonstances sont propices.

Le procureur de la Couronne, François Drolet, n'a pas eu besoin de beaucoup de temps pour convaincre la Cour d'appel. Il prévoyait plaider pendant 90 minutes, mais le juge Marc Beauregard lui a dit: «Voyons donc, ce n'est pas le dossier criminel de l'année». La question a finalement été réglée en 20 minutes.

Est donc suspendue la peine de 24 mois moins un jour à être purgée dans la collectivité, peine qui enjoignait à M. Coffin de demeurer dans sa résidence de 21h à 7h, du lundi au vendredi.

Me Drolet estime que cette sentence est non seulement insuffisante, mais manifestement inappropriée et déraisonnable en ce qu'elle n'accorde pas l'importance requise aux actes commis par M. Coffin, soit avoir mis en place un système de facturation frauduleux sur une période de cinq ans, de 1997 à 2002, abusant ainsi de la confiance que lui accordait le ministère des Travaux publics.

Même si le publicitaire a reconnu sa culpabilité, Me Drolet considère qu'il doit être puni plus sévèrement pour avoir porté atteinte au code des valeurs fondamentales de notre société. Il avait suggéré 34 mois de prison.

La Couronne estime aussi que le règlement à l'amiable d'une poursuite civile contre Coffin, quelques jours avant les représentations sur sentence, n'indemnise même pas le gouvernement du Canada pour l'intégralité de ses pertes.

M. Coffin a été le premier publicitaire accusé de fraudes relativement au dossier des commandites. Ont suivi Charles Guité, Jean Brault et Jacques Paradis.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012