L'affaire Maher Arar - Protéger ou savoir, voilà la question
Le gouvernement se disait déchiré entre son devoir de protéger un citoyen victime de torture et celui de se prémunir contre un éventuel attentat terroriste
14 septembre 2005
Canada
Photo : Agence Reuters
Hier, Maher Arar a écouté l’avocate du gouvernement canadien admettre que le personnel canadien traitait son dossier en prenant pour acquis qu’il était relié au terrorisme international. Cela lui a valu de croupir dans une prison syrienne durant
Un coin du voile se lève sur l'attitude du Canada et de son corps diplomatique pendant l'incarcération en Syrie de Maher Arar. Devant la commission d'enquête, l'avocate du gouvernement canadien a candidement admis hier que les employés consulaires en poste à Damas avaient une double tâche: celle de libérer M. Arar, mais aussi celle, au nom de la sécurité nationale du pays, de lui soutirer le plus de renseignements possibles à propos d'hypothétiques attentats terroristes dont il aurait eu vent. Quitte à fermer les yeux sur la torture utilisée par les Syriens pour obtenir ces «confessions».
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