Ottawa consacrera 150 millions à la réhabilitation de sites contaminés
3 août 2005
Canada
Le Grand Nord recevra la plus large part de l’investissement, avec 100 millions qui seront consacrés à 30 sites.
Yellowknife — Le ministre fédéral de l'Environnement, Stéphane Dion, a annoncé hier qu'Ottawa consacrera plus de 150 millions de dollars en 2005-06 à la réhabilitation de près d'une centaine de sites contaminés au Canada.
La plupart des fonds seront consacrés aux régions de l'Arctique, qui comptent plusieurs mines abandonnées et anciennes bases militaires.
«Nous savons quoi faire. Le temps est venu de passer à l'action», a déclaré M. Dion hier, tout juste avant d'annoncer la nouvelle à Yellowknife.
Le ministre a publié une liste de 97 sites toxiques de haute priorité. On en retrouve partout au pays, sauf dans la province de l'Île-du-Prince-Édouard.
La liste comprend notamment la base des Forces canadiennes à Valcartier, au Québec, des réserves en Ontario et trois endroits dans le parc national Pacific Rim, en Colombie-Britannique.
Le Grand Nord recevra toutefois la plus large part de l'investissement, avec 100 millions qui seront consacrés à 30 sites. «La décontamination des sites coûte plus cher dans le Nord», a indiqué M. Dion.
On prévoit décontaminer au moins 12 mines abandonnées dans les territoires, en plus de continuer à réhabiliter l'ancienne mine Giant, non loin de Yellowknife, où des substances toxiques ont été enterrées par la défunte Royal Oak Mines Inc. On y retrouve notamment 237 000 tonnes de trioxyde de diarsenic.
Un autre site de décontamination sera celui de Port Radium, près de Deline, dans les Territoires du Nord-Ouest, où des mines de radium et d'uranium ont été exploitées pendant la guerre froide.
Dans une autre mine à Colomac, à 210 km au nord de Yellowknife, on retrouve deux bacs de décantation des résidus contaminés au cyanure, un agent chimique très toxique qu'on utilisait pour l'affinage de l'or.
La plupart des problèmes qu'on retrouve dans le Nord découlent de l'ancienne réglementation, a souligné M. Dion. Quand les compagnies minières déclaraient faillite, c'était le gouvernement fédéral qui devait composer avec les conséquences environnementales. «Nous avons maintenant une réglementation très stricte, a affirmé le ministre. Les règles du jeu ont complètement changé. Maintenant, le principe du pollueur-payeur en est un que le gouvernement du Canada met en pratique dans sa réglementation.» Les compagnies qui exploitent des mines dans le Nord doivent désormais déposer une garantie qui permet de couvrir les coûts des travaux de décontamination.
L'annonce d'hier fait partie d'un projet qui avait été dévoilé dans le budget de 2004. Un montant de 3,5 milliards sera investi sur une période de 10 ans.
En 2005-06, un montant de près de 139 millions sera consacré aux travaux qu'on effectuera sur les 97 sites. Une autre somme de 14 millions servira à l'évaluation technique de 500 autres sites toxiques. Le gouvernement fédéral a recensé environ 4000 sites contaminés au pays.
La plupart des fonds seront consacrés aux régions de l'Arctique, qui comptent plusieurs mines abandonnées et anciennes bases militaires.
«Nous savons quoi faire. Le temps est venu de passer à l'action», a déclaré M. Dion hier, tout juste avant d'annoncer la nouvelle à Yellowknife.
Le ministre a publié une liste de 97 sites toxiques de haute priorité. On en retrouve partout au pays, sauf dans la province de l'Île-du-Prince-Édouard.
La liste comprend notamment la base des Forces canadiennes à Valcartier, au Québec, des réserves en Ontario et trois endroits dans le parc national Pacific Rim, en Colombie-Britannique.
Le Grand Nord recevra toutefois la plus large part de l'investissement, avec 100 millions qui seront consacrés à 30 sites. «La décontamination des sites coûte plus cher dans le Nord», a indiqué M. Dion.
On prévoit décontaminer au moins 12 mines abandonnées dans les territoires, en plus de continuer à réhabiliter l'ancienne mine Giant, non loin de Yellowknife, où des substances toxiques ont été enterrées par la défunte Royal Oak Mines Inc. On y retrouve notamment 237 000 tonnes de trioxyde de diarsenic.
Un autre site de décontamination sera celui de Port Radium, près de Deline, dans les Territoires du Nord-Ouest, où des mines de radium et d'uranium ont été exploitées pendant la guerre froide.
Dans une autre mine à Colomac, à 210 km au nord de Yellowknife, on retrouve deux bacs de décantation des résidus contaminés au cyanure, un agent chimique très toxique qu'on utilisait pour l'affinage de l'or.
La plupart des problèmes qu'on retrouve dans le Nord découlent de l'ancienne réglementation, a souligné M. Dion. Quand les compagnies minières déclaraient faillite, c'était le gouvernement fédéral qui devait composer avec les conséquences environnementales. «Nous avons maintenant une réglementation très stricte, a affirmé le ministre. Les règles du jeu ont complètement changé. Maintenant, le principe du pollueur-payeur en est un que le gouvernement du Canada met en pratique dans sa réglementation.» Les compagnies qui exploitent des mines dans le Nord doivent désormais déposer une garantie qui permet de couvrir les coûts des travaux de décontamination.
L'annonce d'hier fait partie d'un projet qui avait été dévoilé dans le budget de 2004. Un montant de 3,5 milliards sera investi sur une période de 10 ans.
En 2005-06, un montant de près de 139 millions sera consacré aux travaux qu'on effectuera sur les 97 sites. Une autre somme de 14 millions servira à l'évaluation technique de 500 autres sites toxiques. Le gouvernement fédéral a recensé environ 4000 sites contaminés au pays.
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