Les Canadiens ne sont pas prêts à faire face au terrorisme
18 juillet 2005
Canada
Ottawa — Les Canadiens sont si peu préparés à l'éventualité d'un attentat perpétré par des terroristes d'ici qu'ils risquent d'en devenir les prochaines victimes, soutient le président du Comité du Sénat sur la sécurité nationale et la défense.
Ni les fonds alloués par les gouvernements ni l'appui public ne sont suffisants pour soutenir les efforts du Canada en vue de retracer et de mettre la main sur des extrémistes de l'intérieur capables de «convertir» rapidement leurs fidèles prêts à mourir pour la cause, a déclaré Colin Kenny au cours d'une interview à Londres.
Ce n'est qu'une question de temps — de peu de temps — avant que le Canada devienne une victime, croit le sénateur libéral. «Nos services de renseignement nous ont prévenus depuis déjà un certain temps que c'est une certitude — pas si, mais quand, comment et où», ajoutait M. Kenny, qui a été envoyé à Londres par le Sénat pour tirer des leçons des attentats du 7 juillet qui ont fait au moins 54 morts et plus de 700 blessés.
«Faut-il que quelque chose comme cela se produise au Canada pour convaincre les Canadiens d'inciter leurs gouvernements à prendre des mesures supplémentaires pour tenter d'éviter cela, ou d'en atténuer la gravité?», a-t-il demandé. Or, plusieurs Canadiens semblent convaincus que leur pays est à l'abri des attaques, a poursuivi M. Kenny.
La ministre de la Sécurité publique, Ann McLellan, a insisté à nouveau, hier, sur la nécessité qu'ont les Canadiens de se préparer psychologiquement à un attentat terroriste. «Il n'y a pas de raison de croire que nous ne devions pas être prêts à toute éventualité ici au pays, a-t-elle affirmé sur les ondes de CTV. Nous devons constamment vérifier nos systèmes, faire des exercices et des répétitions.»
Pour autant, cela ne signifie pas que la ministre accroîtra le fardeau des contribuables pour hausser les dépenses de sécurité. Ottawa a consacré neuf milliards de dollars à des mesures protectrices depuis 2001, a-t-elle dit.
Mais pour le sénateur Kenny, ce n'est pas assez. Il se préoccupe aussi vivement de la face changeante du terrorisme. Le fait que ce soit quatre jeunes Britanniques qui aient fait sauter leurs engins explosifs à Londres révèle un nouveau type de terroriste — pas un agent extérieur mais un résidant local qui, malgré ses racines dans la société, s'est radicalisé.
Le grand nombre de caméras de surveillance installées dans les lieux publics a aidé les enquêteurs britanniques à identifier rapidement les terroristes de Londres. Mme McLellan affirme que son collègue, le ministre des Transports Jean Lapierre, discutera bientôt avec des responsables des transports en commun de la possibilité de prendre des mesures similaires.
Ni les fonds alloués par les gouvernements ni l'appui public ne sont suffisants pour soutenir les efforts du Canada en vue de retracer et de mettre la main sur des extrémistes de l'intérieur capables de «convertir» rapidement leurs fidèles prêts à mourir pour la cause, a déclaré Colin Kenny au cours d'une interview à Londres.
Ce n'est qu'une question de temps — de peu de temps — avant que le Canada devienne une victime, croit le sénateur libéral. «Nos services de renseignement nous ont prévenus depuis déjà un certain temps que c'est une certitude — pas si, mais quand, comment et où», ajoutait M. Kenny, qui a été envoyé à Londres par le Sénat pour tirer des leçons des attentats du 7 juillet qui ont fait au moins 54 morts et plus de 700 blessés.
«Faut-il que quelque chose comme cela se produise au Canada pour convaincre les Canadiens d'inciter leurs gouvernements à prendre des mesures supplémentaires pour tenter d'éviter cela, ou d'en atténuer la gravité?», a-t-il demandé. Or, plusieurs Canadiens semblent convaincus que leur pays est à l'abri des attaques, a poursuivi M. Kenny.
La ministre de la Sécurité publique, Ann McLellan, a insisté à nouveau, hier, sur la nécessité qu'ont les Canadiens de se préparer psychologiquement à un attentat terroriste. «Il n'y a pas de raison de croire que nous ne devions pas être prêts à toute éventualité ici au pays, a-t-elle affirmé sur les ondes de CTV. Nous devons constamment vérifier nos systèmes, faire des exercices et des répétitions.»
Pour autant, cela ne signifie pas que la ministre accroîtra le fardeau des contribuables pour hausser les dépenses de sécurité. Ottawa a consacré neuf milliards de dollars à des mesures protectrices depuis 2001, a-t-elle dit.
Mais pour le sénateur Kenny, ce n'est pas assez. Il se préoccupe aussi vivement de la face changeante du terrorisme. Le fait que ce soit quatre jeunes Britanniques qui aient fait sauter leurs engins explosifs à Londres révèle un nouveau type de terroriste — pas un agent extérieur mais un résidant local qui, malgré ses racines dans la société, s'est radicalisé.
Le grand nombre de caméras de surveillance installées dans les lieux publics a aidé les enquêteurs britanniques à identifier rapidement les terroristes de Londres. Mme McLellan affirme que son collègue, le ministre des Transports Jean Lapierre, discutera bientôt avec des responsables des transports en commun de la possibilité de prendre des mesures similaires.
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