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Énergie nucléaire - Le gouvernement Lord pourrait assumer seul la rénovation de Point Lepreau

15 juillet 2005  Canada
Fredericton — Le gouvernement du Nouveau-Brunswick n'a pas encore renoncé à l'idée de rénover la centrale nucléaire de Point Lepreau malgré la décision d'Ottawa de ne pas investir de fonds importants dans le projet.

Depuis janvier, la province réclamait quelque 400 millions du fédéral pour lancer le programme de rénovations, d'une valeur globale de 1,4 milliard. La rénovation permettrait de maintenir la centrale en activité pendant 25 années supplémentaires.

La décision d'Ottawa de ne pas participer financièrement au projet a d'abord été rapportée dans les média mercredi soir. Quelques heures plus tard, le ministre responsable de la région, Andy Scott, et le premier ministre Paul Martin informaient le premier ministre Bernard Lord de la décision du gouvernement fédéral.

En conférence de presse hier, M. Scott a déclaré qu'une participation financière fédérale aurait représenté un précédent coûteux. «Nous n'aurions pas pu empêcher d'autres provinces de demander la même chose», a-t-il dit, ajoutant que la production d'électricité est de compétence provinciale.

M. Lord a rejeté cet argument en rappelant notamment que le fédéral avait aidé financièrement l'Ontario lorsque cette province a décidé de fermer ses centrales thermiques au charbon.

Pour le premier ministre Lord, même après la décision d'Ottawa, la rénovation de Point Lepreau demeure la meilleure solution pour assurer la production d'énergie dans la province. Il a donc demandé au président de NB Power, David Hay, de consulter son comité de direction et de lui faire rapport d'ici deux semaines sur l'avenir de la centrale.

M. Hay entend rencontrer des partenaires potentiels au projet, notamment la société ontarienne Bruce Power et Énergie atomsique du Canada.

La production d'électricité à la centrale de Point Lepreau a commencé en 1983 et sa fermeture est prévue pour 2008. Elle emploie quelque 700 personnes et génère le tiers de l'électricité consommée dans la province.

Sa rénovation prendrait 18 mois et commencerait au printemps 2008.

Selon l'environnementaliste David Coon, du Conseil pour la conservation du Nouveau-Brunswick, le gouvernement Lord devrait profiter du retrait d'Ottawa pour fermer la centrale. «Le gouvernement provincial doit regarder les choses en face et reconnaître que le projet serait trop coûteux.»

Selon lui, Ottawa a déjà mis sur la table environ dix milliards de dollars dans le cadre du protocole de Kyoto pour aider les provinces à développer des formes d'énergie moins polluantes.
 
 
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