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Commission Gomery - BCP prend les médias à partie

15 juin 2005  Canada
Montréal — Les médias avaient le dos large, hier, devant la commission Gomery, où la firme de relations publiques et de publicité BCP et l'Association des agences de publicité du Québec ont, tour à tour, accusé les journalistes d'avoir tordu la réalité en empruntant des raccourcis inacceptables dans leurs reportages.

«La mission d'information qui fait partie du fait que les auditions de la commission sont publiques a été absolument ratée, à plusieurs reprises», a dénoncé l'avocat de BCP, Gérald Tremblay, hier, au tout début de sa plaidoirie finale.

«Votre cliente a peut-être besoin d'une bonne relationniste», a commenté le commissaire, sur un ton mi-figue mi-raisin.

M. Gomery ne peut ignorer le grand nombre de relationnistes qui ont précédé et accompagné les deux dirigeants de BCP, Yves Gougoux et John Parisella, qui sont venus témoigner.

Il a probablement aussi été informé de la poursuite d'un million de dollars intentée par BCP contre le journaliste Laurent Soumis, du Journal de Montréal, et des multiples interventions faites par BCP auprès de patrons de presse relativement à divers reportages portant sur l'attribution de contrats fédéraux obtenus par la firme, celui de Tourisme Canada et celui sur la clarté référendaire, plus particulièrement.

Me Tremblay et ses clients ont acquis la conviction que «la perception médiatique est toute autre que ce qui s'est déroulé devant la commission».

BCP a particulièrement été choquée par les reportages ayant fait état des contributions politiques faites au Parti libéral du Canada en regard des contrats fédéraux obtenus. «Comme si contribuer à la vie démocratique de son pays était maintenant considéré comme un péché. Il s'agit d'une distorsion», a soutenu Me Tremblay.

Pour l'Association des agences de publicité du Québec, Me Daniel Rochefort a déploré que, trop souvent, les médias, en rapportant les témoignages des dirigeants des agences Lafleur, Gosselin, Groupaction, Everest et Coffin, aient pu laisser croire au public que leur méthode de gestion des mandats de commandites était représentative de celle qu'utilise l'industrie en général.
 
 
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