vendredi 10 février 2012 Dernière mise à jour 07h55
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

En bref - Le Canada savait

27 mai 2005  Canada
Ottawa — Le ministère des Affaires étrangères du Canada a très tôt disposé de renseignements, tirés de rapports diplomatiques, selon lesquels Maher Arar était torturé en Syrie.

C'est ce qui a été révélé hier à l'enquête publique qui vise à faire la lumière sur le rôle du Canada dans l'expulsion de ce citoyen canadien en Syrie par les États-Unis. Malgré tout, tant les fonctionnaires que les politiciens, y compris le ministre des Affaires étrangères d'alors, Bill Graham, ont préféré minimiser les informations voulant que Arar soit maltraité par les autorités syriennes. Dans son témoignage livré hier à l'enquête, l'ex-directeur des opérations consulaires au ministère des Affaires étrangères, Gar Pardy, a déclaré qu'il y avait de bonnes raisons d'être inquiet lorsque le ministère a reçu des rapports de Léo Martel, le consul du Canada en poste à Damas, en novembre et décembre 2002. Les rapports ne font pas explicitement état des mauvais traitements mais signalent que des gardes syriens étaient toujours présents lorsque des diplomates canadiens allaient rencontrer M. Arar. En outre, M. Arar était toujours tenu à distance des visiteurs, de sorte que ceux-ci ne pouvaient pas déterminer s'il était en bonne santé. Dans un rapport expédié à l'époque, M. Martel indiquait que Maher Arar paraissait soumis en présence de ses geôliers et résigné sur son sort. Tous ces faits auraient dû alerter les autorités canadiennes que M. Arar était victime de mauvais traitements, a déclaré son avocat, Marlys Edwardh. M. Pardy a pour sa part ajouté que lors de ces entrevues, M. Arar n'avait pas besoin de lui confirmer qu'il était victime de mauvais traitements. «Ce genre de situation faisait partie de mon quotidien, a-t-il dit. Mon expérience me disait que c'était le cas. Et n'importe qui à Ottawa qui est en contact avec ce genre de cas en serait arrivé aux mêmes conclusions.»
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012