La victoire du Labrador donne un député de plus à Paul Martin
25 mai 2005
Canada
Happy Valley-Goose Bay, T.-N. — Les libéraux fédéraux ont accueilli un nouveau député dans leurs rangs grâce à leur victoire à l'élection complémentaire dans la circonscription de Labrador, mardi — une victoire qui renforce les chances du gouvernement minoritaire de se maintenir au pouvoir au cours des prochains mois.
Ce siège additionnel s'avérera déterminant dans un Parlement divisé, où les libéraux viennent à peine de survivre à une motion de confiance sur le budget, la semaine dernière — par une seule voix.
Depuis, ce qui n'était jusque-là qu'une obscure élection destinée à trouver un remplaçant au député libéral Lawrence O'Brien, décédé, est devenu le centre de l'attention politique au Canada.
Au cours de la fin de semaine, pas moins de quatre ministres libéraux sont allés faire campagne aux côtés du candidat libéral Todd Russell. De son côté, le leader conservateur Stephen Harper était dans la région le lendemain du vote sur le budget, et son leader adjoint, Peter MacKay, s'y est également rendu. Cinq autres députés conservateurs se sont déployés à travers les vastes étendues du Labrador pour soutenir la campagne du candidat conservateur Graham Letto.
Dès le début du dépouillement des bulletins de vote, en soirée, mardi, M. Russell, l'ex-leader de la Nation métisse du Labrador, a pris une avance qui ne s'est jamais démentie. À partir des résultats de 77 des 85 bureaux de scrutin répartis à travers un territoire de 294 000 kilomètres carrés, M. Russell recueillait 50 % des voix, tandis que M. Letto en obtenait 33 %.
La victoire libérale signifie que le premier ministre Paul Martin aura l'avantage lors des votes à venir — et un mot à dire dans le choix de la date des prochaines élections générales.
À la suite de cette victoire, les libéraux détiennent 134 sièges aux Communes, tandis que les conservateurs en occupent 98, le Bloc québécois, 54, les néo-démocrates, 19, et trois sièges sont détenus par des indépendants.
Les observateurs estimaient que la lutte serait serrée entre conservateurs et libéraux, mais ces derniers étaient donnés favoris parce que la circonscription, que M. O'Brien a représentée pendant 10 ans, jusqu'à sa mort, en décembre dernier — a voté libéral à chaque scrutin à l'exception d'un seul. La circonscription compte seulement 19 000 électeurs.
La participation électorale a été qualifiée de forte, même si seulement 43 % des électeurs s'étaient prévalus de leur droit de vote aux élections générales de l'an dernier.
M. Russell a assuré n'avoir rien tenu pour acquis, et a sillonné le territoire à plusieurs reprises au cours d'une campagne mettant l'accent sur les enjeux locaux.
Les conservateurs espéraient que le scandale des commandites et le déclin de la base des Forces armées canadiennes à Goose Bay sous le règne libéral convaincraient les électeurs de voter pour eux. La base militaire constitue le moteur économique du centre du Labrador.
Trois autres candidats briguaient les suffrages: un indépendant, une néo-démocrate et un membre du Parti vert.
Ce siège additionnel s'avérera déterminant dans un Parlement divisé, où les libéraux viennent à peine de survivre à une motion de confiance sur le budget, la semaine dernière — par une seule voix.
Depuis, ce qui n'était jusque-là qu'une obscure élection destinée à trouver un remplaçant au député libéral Lawrence O'Brien, décédé, est devenu le centre de l'attention politique au Canada.
Au cours de la fin de semaine, pas moins de quatre ministres libéraux sont allés faire campagne aux côtés du candidat libéral Todd Russell. De son côté, le leader conservateur Stephen Harper était dans la région le lendemain du vote sur le budget, et son leader adjoint, Peter MacKay, s'y est également rendu. Cinq autres députés conservateurs se sont déployés à travers les vastes étendues du Labrador pour soutenir la campagne du candidat conservateur Graham Letto.
Dès le début du dépouillement des bulletins de vote, en soirée, mardi, M. Russell, l'ex-leader de la Nation métisse du Labrador, a pris une avance qui ne s'est jamais démentie. À partir des résultats de 77 des 85 bureaux de scrutin répartis à travers un territoire de 294 000 kilomètres carrés, M. Russell recueillait 50 % des voix, tandis que M. Letto en obtenait 33 %.
La victoire libérale signifie que le premier ministre Paul Martin aura l'avantage lors des votes à venir — et un mot à dire dans le choix de la date des prochaines élections générales.
À la suite de cette victoire, les libéraux détiennent 134 sièges aux Communes, tandis que les conservateurs en occupent 98, le Bloc québécois, 54, les néo-démocrates, 19, et trois sièges sont détenus par des indépendants.
Les observateurs estimaient que la lutte serait serrée entre conservateurs et libéraux, mais ces derniers étaient donnés favoris parce que la circonscription, que M. O'Brien a représentée pendant 10 ans, jusqu'à sa mort, en décembre dernier — a voté libéral à chaque scrutin à l'exception d'un seul. La circonscription compte seulement 19 000 électeurs.
La participation électorale a été qualifiée de forte, même si seulement 43 % des électeurs s'étaient prévalus de leur droit de vote aux élections générales de l'an dernier.
M. Russell a assuré n'avoir rien tenu pour acquis, et a sillonné le territoire à plusieurs reprises au cours d'une campagne mettant l'accent sur les enjeux locaux.
Les conservateurs espéraient que le scandale des commandites et le déclin de la base des Forces armées canadiennes à Goose Bay sous le règne libéral convaincraient les électeurs de voter pour eux. La base militaire constitue le moteur économique du centre du Labrador.
Trois autres candidats briguaient les suffrages: un indépendant, une néo-démocrate et un membre du Parti vert.
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