Le PLC a monté une opération secrète pour contrer la commission
25 mai 2005
Canada
Le Parti libéral du Canada a mis sur pied une opération secrète pour contrôler les effets des révélations de la commission Gomery sur le scandale des commandites, une opération ayant coûté jusqu'ici environ 1 million $ et qui serait financée par les contribuables canadiens, selon ce qu'a appris le Ottawa Citizen grâce à la Loi d'accès à l'information.
Le groupe chargé de l'opération serait en contact presque quotidien avec le bureau du premier ministre Paul Martin et avec le plus haut fonctionnaire de l'État, Alex Himelfarb. Il aurait été constitué tout juste après la formation de la commission Gomery, en février 2004, soit après la publication du rapport accablant de la vérificatrice générale, Sheila Fraser, sur le programme des commandites.
Les stratégies du groupe seraient orchestrées par le bureau du Conseil privé, notamment pour la préparation des réponses du gouvernement à la période des questions de la Chambre des Communes.
Hali Gernon, du Conseil privé, reconnaît qu'une équipe de quatre ou cinq employés, sous la direction d'Ursula Menke, agit depuis juin 2004 comme entité de liaison avec le bureau du premier ministre et qu'il est prévu qu'il en soit de même jusqu'à la fin de l'année, date prévue de la publication du rapport de la commission Gomery.
En vertu de certaines dispositions de confidentialité, le Conseil privé n'a divulgué aucun mémorandum issu du bureau de Mme Menke, ou qui lui fut adressé.
L'existence de l'opération secrète et ses coûts est révélée après que le juge John Gomery lui-même se soit plaint, la semaine dernière, que des fonctionnaires fédéraux aient fait couler l'information à l'effet que les travaux de sa commission coûteraient 40 millions aux Canadiens, une somme exagérée, à son avis. Des porte-parole de la commission s'attendent plutôt à un déboursé de 32 millions.
Le juge Gomery a déjà mentionné être irrité par les initiatives du gouvernement Martin d'ajouter des frais cachés aux coûts d'ensemble de la commission.
Le groupe chargé de l'opération serait en contact presque quotidien avec le bureau du premier ministre Paul Martin et avec le plus haut fonctionnaire de l'État, Alex Himelfarb. Il aurait été constitué tout juste après la formation de la commission Gomery, en février 2004, soit après la publication du rapport accablant de la vérificatrice générale, Sheila Fraser, sur le programme des commandites.
Les stratégies du groupe seraient orchestrées par le bureau du Conseil privé, notamment pour la préparation des réponses du gouvernement à la période des questions de la Chambre des Communes.
Hali Gernon, du Conseil privé, reconnaît qu'une équipe de quatre ou cinq employés, sous la direction d'Ursula Menke, agit depuis juin 2004 comme entité de liaison avec le bureau du premier ministre et qu'il est prévu qu'il en soit de même jusqu'à la fin de l'année, date prévue de la publication du rapport de la commission Gomery.
En vertu de certaines dispositions de confidentialité, le Conseil privé n'a divulgué aucun mémorandum issu du bureau de Mme Menke, ou qui lui fut adressé.
L'existence de l'opération secrète et ses coûts est révélée après que le juge John Gomery lui-même se soit plaint, la semaine dernière, que des fonctionnaires fédéraux aient fait couler l'information à l'effet que les travaux de sa commission coûteraient 40 millions aux Canadiens, une somme exagérée, à son avis. Des porte-parole de la commission s'attendent plutôt à un déboursé de 32 millions.
Le juge Gomery a déjà mentionné être irrité par les initiatives du gouvernement Martin d'ajouter des frais cachés aux coûts d'ensemble de la commission.
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