Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous

    Du personnel politique du gouvernement Charest mêlé au scandale des commandites - Chèque ou argent liquide, du pareil au même, dit Benoît Pelletier

    12 mai 2005 |Robert Dutrisac | Canada
    Québec — Le gouvernement et l'opposition officielle se sont éclaboussés à qui mieux mieux hier en se relançant sur les diverses révélations ou allégations qui ont émané de la commission Gomery.

    C'est le ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Benoît Pelletier, et le leader parlementaire du gouvernement, Jacques Dupuis, qui ont répliqué aux salves de l'opposition officielle déclenchées par le député de Joliette, Jonathan Valois, et son collègue de Drummond, Normand Jutras, lors de la période de questions à l'Assemblée nationale.

    Plus tôt en matinée dans un point de presse, Benoît Pelletier a réitéré ce qu'il avait affirmé la veille à l'Assemblée nationale, que c'était du pareil au même si des versements faits à du personnel politique libéral l'avaient été en liquide ou par chèques. «Je suis également le ministre responsable de la loi électorale et je peux vous dire que, dans la loi, on ne fait pas la distinction entre un chèque et de l'argent comptant. Dans les deux cas, quand il y a une illégalité, elle doit être sanctionnée, elle doit être punie», avait soutenu mardi le ministre.

    À l'Assemblée nationale hier, M. Jutras a tenté de savoir si deux candidates libérales aux élections fédérales de 1997, et qui ont été nommées par la suite par le gouvernement Charest à des postes politiques, avaient reçu une partie des 120 000 $ en liquide obtenus par l'organisateur Marc-Yvan Côté pour contribuer à la campagne des candidat libéraux de l'est du Québec, et ce en contravention des lois électorales. M. Jutras visait Manon Lecours, qui fut candidate dans le comté Frontenac-Mégantic en 1997 et qui se retrouve conseillère politique de la ministre des Affaires municipales et des Régions, Nathalie Normandeau, ainsi que la déléguée générale du Québec à Boston, France Dionne, qui fut aussi candidate dans Kamouraska-Rivière-du-Loup-Témiscouata-Les Basques aux mêmes élections.

    Jacques Dupuis a répliqué en accusant l'opposition officielle d'«aller à la pêche» et de «faire de la culpabilité par association». Le leader parlementaire est revenu sur les contributions de 3000 $ versées par des employés de Groupaction au Parti québécois et qui auraient totalisé, selon le témoignage du président de Groupaction, Jean Brault, 50 000 $. Il s'en est pris à Ginette Boivin et à Michel Hébert, tous deux responsables du financement du PQ.

    De son côté, M. Pelletier a déterré un investissement de 200 000 $ consenti en avril 2000 par la Société générale de financement (SGF) à la firme PerformArts, dans laquelle avait aussi investi Groupaction. Jean Brault était l'un des administrateurs de cette entreprise de même que l'ancien directeur de cabinet de Bernard Landry et ex-délégué général du Québec à Londres, Daniel Audet. Renseignement pris auprès de la SGF: ce placement s'est avéré désastreux puisque la part de la société d'État dans l'entreprise a été rachetée 4000 $ par PerformArts en décembre 2004.

    Enfin, Jonathan Valois a tenté de savoir pourquoi Bernard Thiboutot, qui a fait transiter des sommes liquides de Groupaction à des organisateurs libéraux, avait été payé 25 000 $ pour la campagne de Jean Charest en 2003 mais n'aurait rien reçu pour ses services en 1998 alors qu'il était responsable des communications du Parti libéral du Québec pour la région de Québec. «Rien n'indique que M. Thiboutot n'a pas travaillé à titre de bénévole», a répondu M. Pelletier.












    Envoyer
    Fermer

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.